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Pa. D. pour La Dépêche du Midi

 

Interview

À l'issue de la première séance de la semaine programmée en fin de matinée, hier midi l'ancien adjoint a bien voulu revenir, pour La Dépêche, sur le camouflet en terre rhodanienne. Sans langue de bois, avec de la suite dans les idées, le coach abbevillois Mika Debève n'a esquivé aucune question qui fâche.

 



Michaël, on plaisante mais finalement il faudrait changer de règlement pour que le Tef commence ses matches par la deuxième mi-temps…

Ce serait beaucoup plus cohérent par rapport à ce que l'on souhaite proposer. Oui, c'est là où le bât blesse : nos entames de rencontre.

Comme expliquer le phénomène ?

Encore une fois, on travaille dessus depuis un petit moment. Et, jusqu'à présent, ça ne paye pas du tout. C'est un constat : il faut qu'on soit menés ou qu'on revienne des vestiaires pour vraiment débuter la partie et afficher nos intentions de jeu.

Ce matin, vous avez un peu la «gueule de bois», on suppose, après le rendez-vous manqué à Lyon : beaucoup de préparation, beaucoup de déception.

Pourtant, je peux vous assurer que les joueurs sont réceptifs à ce qu'on décide de mettre en place pour tel match. Après, le plus dur reste toujours la mise en application. C'est d'autant plus dommageable qu'on est capables de faire des séquences intéressantes et, d'un autre côté, se mettre en difficulté.

Surtout que cela est survenu, on insiste, sur les deux dernières journées !

En plus dans une période où l'on se doit d'être rigoureux et performants. Face à Strasbourg on s'en sort en fin de compte bien avec un point ; puis là, contre une telle opposition, il nous est pratiquement impossible de parvenir à renverser la vapeur.

à J-7 ça urge, non ?

Il ne nous reste en effet plus beaucoup de temps pour enclencher la bonne formule.

Devant le Racing, c'était de la crispation ; chez les Gones, on a l'impression que l'équipe n'est pas concernée…

Nous sommes tout bonnement tombés sur l'une des meilleures mi-temps qu'a faites l'Olympique Lyonnais depuis le début de saison… On n'a pas trouvé de solution. Il n'y avait pas de temps mort au cours de cet acte initial ; on a été asphyxiés par le pressing des Lyonnais, pris à contretemps. Voilà. Leur entrée en matière fut parfaite ; et nous, nous n'avons pas su résister. On a commis des erreurs défensives.

Cette faillite, derrière, est symbolisée par la prestation de Jullien que vous sortez après 25 minutes. «Un choix tactique» avez-vous justifié. ça s'apparente plutôt à une sanction ?

Non. Christopher n'était simplement pas dans les meilleures dispositions (il revenait de blessure, luxation épaule gauche face à Marseille en date du 11 mars). Et à partir du moment où un central ne dispose pas de tous ses moyens physiques – l'intéressé n'avait pas pu beaucoup s'entraîner –, il est en retard au niveau de la mobilité. J'ai ainsi décidé de lancer dans le bain une force vive qui permette de combler cette incohérence au niveau du placement. Rectifier le tir. Fallait tenter un truc parce que le score aurait pu devenir lourd. Cela fait un mois que Steven (Fortes) se tient prêt.

Et il a été bon, après un an sans jouer, pour sa Première en élite.

Si on l'a signé, c'est qu'on compte sur lui. Il a d'énormes qualités à ce poste. Il a profité de l'ouverture. C'est un atout de plus en charnière. Une arme supplémentaire. Mais il n'est pas dit que ce ne soit pas Chris' qui joue samedi. On verra son évolution dans la semaine.

Défense à l'Ouest, milieu surclassé, attaque timorée : ça fait beaucoup ?

Trop face à une formation du calibre de l'OL en tout cas. Il n'y a pas un secteur dans lequel on a été à même de rivaliser.

Vous avez tiré la sonnette d'alarme ?

Depuis longtemps, depuis le mois de janvier où on voyait qu'on allait se mêler à la lutte pour le maintien. Trois mois plus tard, il ne reste plus beaucoup de points en jeu. Il faut se réveiller maintenant !

Vous haussez le ton à la mi-temps…

On n'est jamais satisfaits devant de telles productions. Donc il y a des recadrages opérés. Ce fut le cas dimanche pendant le quart d'heure de repos.

Michaël Debève est-il un entraîneur inquiet ?

Non, car je répète que j'ai un groupe qui bosse et a décidé de s'en sortir. Après, il s'agit de le montrer ou démontrer sur le terrain. Chaque match, désormais, va être couperet. à commencer par celui qui nous attend, samedi face à Dijon.

Vous n'êtes pas inquiet, or le manque de mental dans le money-time qui s'ouvre, l'est !

Un non-match est naturellement toujours inquiétant. Cependant, ce qui me rassure est notre réaction en seconde période. On n'a pas sombré, on aurait pu prendre le 3e, au contraire on aurait même dû revenir à 1-2 sans un Lopez inspiré. Bref, il y a aussi des motifs de satisfaction au niveau de l'état d'esprit. Un réel espoir de s'extirper de l'ornière.


Steven Fortes, recrue de printemps

Mitigé, forcément. Une défaite collective, une victoire individuelle. Gravement blessé au genou droit (rupture ligament croisé antérieur) il y a un an presque jour pour jour (c'était le 10 mars), le défenseur central Steven Fortes a effectué ses grands débuts avec le TFC et en L1 avant-hier soir dans la cuvette surchauffée du Groupama Stadium. «Une entrée encourageante» résume Debève. Le stoppeur capverdien qui s'est engagé 4 ans cet été en provenance du Havre (L2), a joué un bon paquet de ballons de la tête. Son point fort ? «Disons qu'un défenseur doit se servir de toutes les parties de son corps pour repousser le danger. Souvent, nous sourit-il en zone mixte, c'est la tête qui arrive en premier…»

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