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Timothé Crépin pour France Football

 

Interview

Dix-septième de Ligue 1, avec un point d'avance sur Troyes, barragiste, et deux sur Lille, premier relégable, Toulouse va encore devoir se battre pour sa survie en Ligue 1. Mais pour Alexis Blin, s'il faut bien sûr prendre des points, le Téfécé se doit de rester positif.

 


«Alexis, comment s'est passé cette semaine qui a suivi un nouveau revers (le quinzième de la saison) en Ligue 1 à Lyon (0-2) ?
On a essayé d'évacuer la frustration de ce dernier match où notre prestation n'a pas été bonne, pour tenter de se remettre dans le droit chemin avant de préparer Dijon, un match couperet. On est armés pour jouer le maintien. On a une équipe de qualité, ça, on le répète, mais il faut réussir à trouver les ingrédients pour gagner les matches.

Si on revient sur ce match de Lyon, comment expliquer une prestation aussi terne, notamment en première période ?
On s'est fait marcher dessus. Quand on joue notre peau, on se doit d'être plus conquérant. A Lyon, on a eu affaire à une grosse équipe. C'est un tout : un manque de confiance, un groupe qui, peut-être, doute un petit peu. Il faut que l'adversaire marque pour qu'on se mette à réagir. Il faudrait qu'on soit davantage dans l'action que dans la réaction. C'est ce qui nous fait défaut cette saison.

La transition Dupraz-Debève avait bien débuté (deux victoires sur Nice et Troyes), avant, depuis, de s'essouffler quelque peu. Qu'a pu apporter votre nouvel entraîneur dans cette saison ?
Il a été dans la continuité du coach Dupraz, à savoir être toujours dans l'exigence, la rigueur, le travail, le jeu vers l'avant. C'est ce qu'il nous demande. Cela avait porté ses fruits sur les premiers matches. Là, on est un peu moins performants, mais cela ne veut pas dire que c'est la faute du coach.

Y a-t-il une petite boule au ventre dans ce groupe à l'idée de jouer sa peau jusqu'à la 38e journée ?
Ce genre de situation n'est jamais évident, notamment mentalement où cela puise davantage dans les réserves que si on figurait au milieu de tableau. C'est usant. Il y a des matches où tu joues un peu avec le couteau sous la gorge, où tu disputes ta survie en Ligue 1. Du coup, ça peut inhiber ou freiner quelques joueurs. Il faut savoir faire face et essayer de ne pas calculer ça même si l'enjeu est toujours là. On y croit. A nous de nous lâcher. On est des professionnels, on se doit de faire le maximum pour maintenir le Tef' en Ligue 1. Notre groupe vit bien, évidemment, on s'appuie sur ça, notamment avec nos leaders.

Qui sont-ils ?
On peut compter sur Cahu (Yannick Cahuzac), Max (Gradel) un leader technique. Il y a aussi Sanogo et Imbula qui sont passés par de grands clubs, donc j'ai envie de dire qu'ils peuvent nous apporter un peu plus de sérénité. Je pense aussi aux joueurs issus du club, comme Issa Diop, qui ne lâchent rien pour mobiliser les troupes. C'est ce qui nous fait penser qu'on va le faire. Quand on regarde notre calendrier, on peut penser qu'il est abordable, mais tous nos adversaires, à part Lille, sont classés devant nous : ça veut dire que ces équipes sont meilleures en ce moment. Abordable ou pas abordable, il va falloir gagner. A nous de faire preuve d'humilité et de prendre des points grâce à notre force de caractère.

Quand on rentre chez soi après un entraînement ou un match, est-ce facile d'oublier le maintien et de respirer un peu ?
Non, on y pense tout le temps, évidemment. Mais la vie ne s'arrête pas pour autant. Il faut savoir profiter des autres moments, même si celui-ci, professionnellement, est le plus important. Si on est négatifs au quotidien, si on commence à faire la gueule 24h sur 24, ça ne tirera personne vers le haut. A nous de garder le sourire. Certains vont se dire : "Ils ont le sourire, la situation actuelle ne les touche pas", mais c'est parce qu'il faut positiver.

Une telle situation rappelle le scénario de la saison 2015-16 où Toulouse s'était sauvé à la dernier journée sur le terrain d'Angers. Ces souvenirs peuvent-ils vous servir ?
Oui, dans l'approche des matches couperets. On va recevoir Lille dans quelques semaines. Ça va être un match à six points. Le LOSC, ces dernières années, n'a pas l'habitude de jouer le maintien. Et, cet été, ils ont recruté des joueurs qui viennent de l'étranger, et qui ne sont peut-être pas non plus habitués à essayer de se sauver. Pour nous, ça peut être une force d'avoir connu ça auparavant.

Le coach Debève est-il capable de faire une causerie aussi marquante que celle de Pascal Dupraz à Angers ?
(Il sourit.) C'est propre à chacun. Que ce soit l'un ou l'autre, le message passe aussi bien.

Votre président, Olivier Sadran, est-il également présent derrière vous ?
Il intervient. Il est là lors les jours de match. Il est toujours là pour nous apporter son soutien. C'est un président assez discret dans les médias mais il est investi au sein du groupe. Il sait parler et mettre les points sur les i quand il le faut. Il est respecté au sein du groupe.

Une descente du Téfécé serait une catastrophe...
Oui, bien sûr. Pour n'importe quel club, c'est une catastrophe de descendre. Cela fait perdre des emplois à certains membres du club. Les moyens et la visibilité en Ligue 2 sont tout autre, cela a beaucoup de répercussions. Personne n'est gagnant.»

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