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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Brûler des cierges. Cette semaine, mercredi jour des enfants précisément, la délégation téféciste est allée faire une escapade à Lourdes – tournée régionale oblige. Pas de pèlerinage, mais une délocalisation : entraînement avec les jeunes licenciés, proximité avec les supporters occitans. La recette marche, on espère que transposée au terrain le but aussi sera atteint ! En quête d'une victoire depuis 8 matches – «ça commence à faire long…» souffle Michaël Debève –, les Violets ne savent plus trop à quel saint se vouer. Tous les leviers doivent maintenant être activés «pour sortir de l'ornière».


Verbaliser le mal

Le coach le ressasse. Dans l'attente d'une évolution, pas d'une révolution, tactique (cf. encadré), la méthode espérée providentielle est d'abord passée par la discussion. «Il y a eu des entretiens, précise ''MD'', beaucoup d'échanges entre joueurs et staff comme dans pareille situation.» à dose homéopathique, cependant : «Il faut faire attention de ne pas en rajouter. L'essentiel étant de rassembler toutes les armes mentales pour lutter contre cette équipe de Caen.»

Des mots contre les maux, en somme. «Face à Dijon, on a été inefficaces derrière et défaillants devant, je répète. Cela compte parmi les axes de travail, initiés lundi. Nous avons subi 2 grosses occasions, on a pris 1 but. Donc on s'est attelés à se concentrer sur la solidité défensive. Nous n‘avons pas trouvé de solutions offensivement malgré un jeu porté davantage vers l'avant et de nombreux décalages sur les côtés. On a également œuvré à placer nos attaquants dans les meilleurs dispositions qui soient. En résumé, assène l'entraîneur toulousain, on ne peut pas se permettre de prendre des buts avec un ratio aussi peu élevé nombre d'occasions / réalisations.»

Eh alors ?… «Tout dépendra comme souvent de l'animation que voudront bien insuffler les garçons. On doit retrouver cet enthousiasme.»


Une saison historique !

Histoire de tordre le cou à la satanée stat qui colle aux crampons des Garonnais depuis ce week-end : avec 30 points après 32 journées, le Toulouse FC est le plus faible 17e du Championnat depuis 12 ans (Troyes, 29pts, en 2005-2006).

«Les chiffres, répond du berger à la bergère Debève, ce sont des maths. Or on ne fait pas de maths, du foot si ! Puis, poursuit-il, je me rappelle aussi qu'en 2016, année de la remontada, on nous avait enterrés parce que personne ne l'avait encore réalisé.» Pas faux, mais le temps… stresse.


Vieux lion et jeune loup en cage

à ma gauche, Rémy Vercoutre ; à ma droite, Alban Lafont. Ce soir, une centaine de mètres les séparera. Et… 18 années. Oui, inutile de se frotter les yeux, le doyen des gardiens titulaires en Ligue 1 et le cadet du Championnat affichent respectivement 37 et 19 ans. Pour un peu, Vercoutre pourrait être le père d'Alban !

Au passage, Vercoutre devance Kawashima (Metz, 35 ans) et Butelle (Angers, idem) ; pour Lafont, c'est Kamara (Strasbourg, 21 ans) et Maignan (Lille, 22).

Roulez vieillesse et jeunesse !


Le grincheux et le taiseux

Mais en dehors de cette possible filiation – par les chiffres, tout les distingue : quand Rémy incarne l'école à l'ancienne, Alban symbolise la nouvelle génération. Rémy n'a pas la langue cachée dans ses gants, Alban serait plutôt du genre réservé (sauf lorsqu'un penalty imaginaire est sifflé contre lui…). Autrement formulé : le Normand aime bien les médias, le Burkinabè a tendance à les éviter. Voilà pour le côté comportemental, dirons-nous, place à la gestuelle. Et aux statistiques, pour commencer.


43 fois plus sollicité, le jeunot…

Vercoutre : 31 titularisations, 41 buts encaissés, 158 parades ;
Lafont : 32 titularisations, 44 buts encaissés, 201 parades.

Là, reconnaissons que les deux feuilles L1 se valent – à l'exception du nombre d'arrêts ou de tirs détournés supérieurs de près d'un tiers chez le benjamin de la bande… Au fait, Lafont est longiligne (1m93-82kg), Vercoutre plus massif (1m85-78kg) ; Lafont sous contrat jusqu'en 2020, Vercoutre un mois encore.

Et leurs modèles ? On sait le Toulousain fan de Steve Mandanda, le Lyonnais à vie fondu d'Hugo Lloris qu'il a contribué à éclore. «Remarquez, dans ma chambre, ado, c'étaient des posters de Michael Jordan !» nous avait-il confié il y a quelques années en avant-match d'un OL-TFC. «Après avec 48 de pointure, pas top pour taper dans le ballon…»


Une défense à trois centraux ?

«On verra en fonction de l'adversaire qui lui aussi peut évoluer à 5 derrière, répond sans ambages Mika Debève. Nous avons bossé plusieurs schémas dans la semaine dont une arrière-garde avec 3 axiaux, c'est vrai. Mais je n'oublie pas non plus qu'on a su être costauds avec une ligne défensive classique face à Troyes (1-0) puis à Nice (1-0) ou encore devant le Paris-SG (0-1). Pour l'instant, on n'a utilisé le 3-5-2 qu'en cours de match.» L'interrogation ne devrait être levée que vers 19 heures, soit à la divulgation des compos. En tout état de cause, à en croire la couleur des chasubles hier matin, Christopher Jullien s'assiéra encore sur le banc.

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