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Anthony Bernat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Amian regarde le tableau d'affichage, les yeux hagards. Un peu perdu, au coup de sifflet final, à l'image de l'ensemble de ses partenaires. Il est 22h45 hier soir, dans une fraîche soirée girondine, et le Téfécé n'est pas plus avancé dans sa lutte pour ne pas descendre. Ou plutôt si : des 5 équipes encore menacées avant cette avant-dernière joute par la relégation directe (19e place, le 20e déjà condamné) ou, peut-être, indirecte (18e, barrages face au vainqueur des play-offs de L2), elles ne sont plus que 3 ce matin. Dans l'ordre (voir notre infographie) : Caen, Toulouse et Troyes qui se tiennent en 5 points.


Sur un fil !

Le club du Président Sadran, présent au Matmut, n'a plus qu'une longueur d'avance sur l'Estac et en déplore désormais 3 de handicap sur le 17e, le Stade Malherbe, mais avec un goal-average à l'avantage téféciste (+8). En d'autres termes : le TFC peut encore rester en élite à condition de s'imposer devant Guingamp et que dans le même temps le SM Caen s'incline face au Paris-SG. Pas impossible, certes. Ironie du ballon rond, les deux autres cas de figure existent : nonobstant l'Estac, le Toulouse FC demeure barragiste si les Caennais ne tirent ne seraient-ce qu'un nul. Ou, la «cata», il prend l'ascenseur s'il est doublé par les Troyens, lesquels reçoivent un Monaco en baisse de régime quand même. Moralité, le peuple violet va trembler toute la sainte semaine…

Revenons au match et au cliché de Kelvin Amian, on ne peut plus de circonstance : il faudra donc compter, aussi, avec les résultats des autres. Gagner puis prier. Les journées se suivent et se ressemblent pour les Garonnais : ils se manquent. Dans les grandes largeurs. Dans un schéma novateur (4-2-3-1) et avec un revenant (Durmaz), le Tef a failli pourtant réussir son coup. Failli seulement. Puisque la troupe de Mika Debève aura mené 10 petites minutes. Exactement. Pas plus, pas moins. Enfin, son coup, on se veut large : on se contentera, à grand renfort de regrets, de sa première mi-temps qualifiée de cohérente. Devant la défense, la paire de récupérateurs Somalia/Sangaré sécurisait pas mal et, dans l'entrejeu, Jimmy Durmaz manœuvrait plutôt à bon escient.


Un grain de sable puis…

Oui, mais ça, comme dirait un célèbre opticien, c'était avant… Avant le retour des vestiaires et l'orage girondin. Bien aidé par la fébrilité retrouvée des visiteurs du jour, pour sûr. Coordination défensive défaillante, milieu qui part à l'abordage, attaque ou plutôt animation – surtout à la sortie de Durmaz – inoffensive : on en passe et des pires. Bref, tous les maux de la saison qui réapparaissent en un quart d'heure, celui de la pause ! Au vrai, mais c'est également le contexte du classement et ses angoisses somme toute logiques qui l'escortent, on a l'impression qu'au moindre grain de sable la machine violette a tôt fait de se dérégler !

Deux buts, une passe décisive et une avant-dernière : tel est, au passage, le bilan de la soirée de Martin Braithwaite. L'ex-Toulousain (2013-2018) aura fait très mal à ses anciens coéquipiers. Un classique qui, on l'espère, ne rimera pas samedi avec tragique…


Les buts

29e : sur l'aile gauche, Jimmy Durmaz pénètre dans la surface de réparation. Après avoir fixé Sabaly, le feu-follet suédois remise en retrait à l'entrée des 16m50 pour Issiaga Sylla – lâché par Lerager – qui enroule du gauche première intention pour lober et trouver la lunette opposée de Benoît Costil, trop court main droite (0-1). 39e : action axe droit initiée par Malcom qui donne à Soualiho Meïté, lequel d'une touche exter lance Martin Braithwaite ; l'ancien attaquant des Violets croise du droit au sol et bat Alban Lafont sur sa droite (1-1).

49e : centre tendu de la droite vers la gauche de Youssouf Sabaly qui transperce la défense et échoit à Braithwaite, libre de tout marquage, dont le plat du pied passe entre les jambes d'Amian qui dévie la frappe, Lafont est impuissant (2-1).

73e : Braithwaite, encore lui, décale Nicolas de Préville sur l'aile droite qui profite d'un mauvais alignement de l'arrière-garde toulousain pour centrer au cordeau à destination de Lukas Lerager qui, d'un tacle glissé du gauche, convertit l'offrande (3-1). 78e : nouvelle passe de Braith-waite pour Malcom flanc droit qui s'en va, Gradel aux basques, crucifier de son mauvais pied le portier du Tef, mi-hauteur, avec l'aide du montant droit (4-1).

90e : service de Jean sur la tête de Jullien que repousse d'un arrêt-réflexe Costil ; du gauche, de demi-volée, Issa Diop catapulte sous la barre (4-2).

 

A Bordeaux, une défense toulousaine aux abois

Lafont (9/20).

- Globalement serein (18, 41), il repousse toutefois dangereusement le centre tendu de Sabaly en plein dans l'axe (32). Une approximation heureusement sans conséquence. Il donne par la suite quelques sueurs froides au banc de touche en restant au sol suite à un mauvais appui, avant de finalement se relever (56). Impuissant sur les trois premiers buts, il aurait peut-être pu mieux faire sur le quatrième glissé côté fermé par Malcolm (78).

Amian (9).

- Auteur d'une grosse première période, il se distingue dès la dixième minute de jeu par un magnifique sauvetage devant Kamano qui a la bonne idée de s'emmêler les pinceaux face à la cage vide. Irréprochable dans toutes ses interventions, il connaît pourtant un second acte beaucoup plus délicat. Défaillant sur certains alignements, il est par exemplebien trop loin de Braithwaite pour empêcher le doublé de l'ancien Violet (49).

Diop (8).

- Coupable d'une relance dangereuse d'entrée de jeu (3), il n'a pas vraiment brillé dans cet exercice. Abandonné par ses milieux récupérateurs, il a connu une soirée difficile. En bon capitaine, c'est lui qui réduit le score d'une demi-volée tout en puissance (90).

Jullien (9).

- Il a soufflé le chaud et le froid à l'image de cette action où il couvre le hors-jeu de Braithwaite avant de se rattraper immédiatement par un tacle rageur (23). Il réalise également un bon retour pour chiper le ballon à Meité alors en position idoine (25). Impérial dans le domaine aérien, la tour de contrôle a toutefois vacillé en se faisant notamment éliminer sur la passe en une touche de Meité à l'origine de l'égalisation de Braithwaite (38).

Sylla (8).

- Bien décalé par Durmaz, il ouvre le score d'une frappe délicieusement enroulée qui trouve le petit filet opposé de Costil (29). Un instant de gloire de courte durée puisqu'il a ensuite souffert défensivement. Obnubilé par Malcolm, il tarde à lâcher la culotte du Brésilien pour venir empêcher Sabaly de dévaler dans le couloir droit et servir Braithwaite sur un plateau (49). En fin de match, il laisse cette fois Malcolm partir seul inscrire le but du calice (90).

Somalia (8).

- Son binôme avec Sangaré n'a guère été efficace. Parfois partout, souvent nulle part, il a pris le bouillon à la récupération et a laissé beaucoup trop d'espaces au grand dam de la charnière centrale toulousaine.

Sangaré (9).

- S'il a réussi à casser quelques lignes balle au pied, il n'a pas eu le même abattage qu'à l'accoutumée au milieu de terrain. Dans une position plus défensive, il a trop rarement pesé dans les débats. Il commet une faute inutile sur Meité juste devant la surface toulousaine (58).

Delort (7).

- À la traîne, il couvre de manière inexplicable le hors-jeu sur l'action de l'énorme raté de Kamano (10). Puissant et volontaire, mais en manque cruel de vivacité pour faire des différences sur un côté, il s'est une nouvelle fois montré peu à l'aise dans ce rôle de provocateur. Remplacé par TOIVONEN (64).

Durmaz (9).

- Il a réussi quelques grigris mais a manqué des choses beaucoup plus faciles malgré d'indéniables facilités techniques. Peu convaincant en dehors de sa passe décisive, au final, et remplacé par JEAN (71).

Gradel (11).

- Comme souvent, il a été l'élément le plus perturbateur, se montrant parfois virevoltant à l'image du grand pont infligé à Plasil (42). S'il n'a pas tout réussi, il a au moins eu le mérite de tenter. Après deux tentatives tardives pour régler la mire (71, 72), son coup franc sur la barre transversale laisse Costil bouche-bée (75).
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Sanogo (8).

- Une tête sans grande conviction à la suite d'un centre au second poteau de Gradel (13), puis pas grand chose à signaler hormis une vulgaire contrefaçon de la «main de Dieu» logiquement sanctionnée par un carton jaune (66).

 "On va le faire" promet Debève après la défaite à Bordeaux

Michaël Debève : «Match difficile. On est bien en place au début de la première période, on arrive à ouvrir le score, mais on est vite rejoints. à 1-1 à la mi-temps, on avait des raisons d'y croire – notamment quand on avait le ballon en position de contre. Après, Bordeaux a mis plus de vitesse et nous a mis en difficulté ; et à l'arrivée cette défaite nous fait très mal… C'est un revers qui est lourd même si on revient à 2-4. Strasbourg et Lille se sont maintenus, ça nous rend la tâche encore plus difficile, mais on va le faire ! Le groupe est touché, or il nous reste encore la possibilité de nous maintenir directement : on est encore en vie, c'est là-dessus que l'on va insister. Les joueurs en ont conscience, il faudra se libérer, jouer et ne pas se soucier de l'incidence qu'il peut y avoir sur le classement.»

Gustavo Poyet : «Pour l'Europe, il fallait gagner notre match et attendre que d'autres équipes fassent quelque chose pour nous. Nice a vaincu, c'est bien, ça va se jouer jusqu'au dernier instant. Nous, on va se concentrer sur notre partie, qui sera bizarre à Metz. J'ai dit qu'aujourd'hui c'était une demi-finale, et, en finale la semaine prochaine, il faudra l'emporter.»

 

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