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Patrick Desprez, Ra. B. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Après le sulfureux ACA-HAC, le Stade François-Coty de l'A-thletic-Club Ajaccien s'apprête à remettre le couvert face au TFC. Hier, l'entraîneur des Violets a dédramatisé.

Dans la gueule du loup. Les Toulousains «visitent» la Corse du Sud demain soir, mais disent ne pas s'en faire une montagne pour autant… Même après les incidents à répétition qui ont émaillé le play-off AC Ajaccio - Le Havre, en amont vendredi (soir où aurait initialement dû se tenir ce prébarrage) et pendant la rencontre dimanche (jour où elle avait été reportée par la LFP).

«Oui, reconnaît sans détour Michaël Debève, il y a bien un climat particulier chez les supporters corses. C'est un peu plus chaud qu'ailleurs, il y a souvent pas mal de remous autour des matches. En attendant, je n'ai pas souvenir depuis le temps qu'on y va, avoir connu des débordements : sur le terrain, ça a toujours été réglo ; en dehors, cela s'est toujours bien passé avec les dirigeants. Il n'y a pas de raison que ça change. Bref, on n'a pas à avoir peur d'aller là-bas.»

à la condition de savoir garder la tête froide : «Beaucoup de mes joueurs ont l'habitude de gérer des environnements de la sorte. Regardez Max(-Alain Gradel), il en a disputé combien de derbies rhônalpins ASSE-OL…»


Gare aux intimidations

Et le caillassage du bus des Normands (d'où la première annulation du match) ? «ça peut survenir n'importe où, poursuit l'entraîneur garonnais. Je me rappelle qu'il y a deux ans cela nous était arrivé, chez nous, en recevant Bordeaux !»

Quid des événements, maintenant, sur le pré en prolongation – début de bagarre générale avec 4 cartons rouges à l'arrivée suite à la célébration du péno de Mateta qui s'est bouché les oreilles ?

«Là encore, les prises de bec entre deux équipes, ce n'est pas rare. Cela s'était produit le tour précédent au Havre contre Brest (exclusion d'un Havrais, d'un Brestois et du coach breton dans le temps additionnel). Ce sont des faits de jeu. Si vous regardez la rencontre, à Coty, il n'y a pas eu d'agression, pas de tacle par-derrière. Chambrages et accrochages font partie du football. Mercredi, la tension sera au rendez-vous. Comme dans n'importe quel stade qui accueille un match à enjeux. Mais je crois savoir que nous sommes assez grands pour, si jamais, ne pas répondre aux intimidations.»


Le Havre veut avoir match gagné

Hier soir, au lendemain de son élimination aux tirs au but (2-2 ap, 3-5 tab), le club normand a annoncé avoir saisi la Commission des compétitions pour que la Ligue déclare la rencontre perdue à l'ACA «par pénalités». Le HAC a énuméré plusieurs points de règlement violés par ses adversaires ajacciens : envahissements de terrain, jet de projectile et agression de Mateta au moment de son penalty, non-respect de son expulsion par l'entraîneur corse. Le Havre Athletic-Club va aussi porter plaintepour «insultes racistes» de ses joueurs et «atteinte physique» en tribune de son président Vincent Volpe (coup de pied dans le dos selon la députée de Saine-Maritime Agnès Firmin Le Bodo, exfiltrée en la cirsconstance).

 

Réunions d'urgence à la LFP, ce matin

Dans la soirée, après 22 heures, la Ligue a communiqué sur la tenue, dès ce mardi, de deux commissions : la première à 11h pour trancher sur la requête havraise ; la seconde à 13h pour instruire le dossier au niveau disciplinaire. L'affaire du bus «relevant de l'état».


Delort OK, Cahu quasi forfait

RAS, ou presque, rayon infirmerie. Ou plutôt rien de neuf. Si comme annoncé dans nos colonnes lundi matin, l'attaquant formé à l'AC Ajaccio (juniors puis 2010-2013) Andy Delort est de nouveau opérationnel après avoir observé 24h de repos (contusion cheville droite), la situation n'a pas évolué pour la sentinelle toulousaine Yannick Cahuzac – qui lui a fait les belles heures du Sporting-Club de Bastia. «Cahu continue sa réathlétisation (déchirure adducteurs droits). C'est en fonction de son ressenti. Il reste un jour mais, aujourd'hui, il est inconcevable de le voir faire partie du groupe et compter sur lui dès mercredi.»

 

Le dernier barrage, un bon souvenir…

Le Toulouse FC a déjà dû jouer sa tête lors de barrages, et plus d'une fois. La dernière, c'était en 1990-1991. La aussi, les Violets devaient batailler dur pour rester dans l'élite. Là aussi, l'équipe en face, Lens, voulait absolument en découdre. Et il fallut toute la hargne d'une équipe toulousaine qui a joué le couteau entre les dents, comme si sa vie en dépendait pour prendre le large dès le match aller et se donner un peu d'air avant la rencontre finale… 4-0 au terme des 90 premières minutes de cette confrontation, les supporters du Stadium pouvaient dire un grand merci à Delpech, Despeyroux, Michaël Debève. Oui, l'actuel entraîneur toulousain était de cette victoire, et sûr qu'il en a touché deux mots à ses joueurs. Un match très engagé, très physique et très viril, écrivait-on à l'époque. On imagine qu'il en sera de même demain soir. Quatre buts donc, dont deux signés JET, Jean-François Hernandez, de la tête, et de Bancarel et Debève. Et avec une défense exemplaire, notamment Patrice Lestage qui a livré un duel titanesque et pas toujours très catholique avec Roger Boli. Sans oublier le portier Robin Huc exemplaire sur sa ligne. Les Haut-Garonnais pouvaient appréhender le match retour avec un peu plus de sérénité. Pas trop non plus, le stade Bollaert et ses 40.000 spectateurs les attendaient de pied ferme. D'ailleurs, Pierre Mosca prévoit «l'enfer» pour ses joueurs. D'où l'idée de privilégier l'expérience, avec Ruty au milieu de terrain, en compagnie de Delpech et Despeyroux, pour assurer un marquage élastique de zone, à tiroir. Stratégie payante, à la mi-temps le score est toujours vierge et le Téfécé est à 45 minutes du maintien. Les Lensois peuvent-ils inscrire 4 buts en une mi-temps ? Pas face à ces Toulousains-là. L'ouverture du score par le Lensois Monteilh à la 68e ne changera rien. Toulouse a joué avec maîtrise, termine la saison sur une bonne note. Et… se sauve.

 

Tactique, entraîneur, joueurs : l'ACA au crible

Il y a joué (1972-1973), il l'a entraîné (2001-2003 et 2004-janvier 2006). Forcément, l'ACA reste son dada. Tout comme… le Téfécé qu'il a dirigé entre juin 1994 et novembre 1995. Moralité, on ne pouvait pas ne pas appeler Rolland Courbis, 64 ans, consultant RMC-BFM/SFR, à l'heure d'évoquer ces deux rendez-vous couperet.

Vous avez vu le match de l'ACA, on suppose : fou, non ?

Ouais… mais bon ça m'ennuie pour les barrages d'après car tout est faussé. Même si je dirai tant mieux pour le TFC.

Les incidents sur le terrain vont-ils être sanctionnés ?

ça dépend de ce qui est versé au dossier (rapport complémentaire de l'arbitre plus vidéos) : il y a ce qu'on voit et ce qui est écrit. Avec plus de sévérité ou de compréhension. Toujours difficile de se prononcer, quoi, et ce n'est pas à nous de le faire, hein ? Ce qui est sûr, en tout cas, c'est qu'il s'est produit des trucs bizarres.

Quoi qu'il en soit, il est toujours compliqué de faire un résultat sur l'île…

Le Corse est obligé de s'accrocher. Il a tout de différent avec le continent, je peux vous l'affirmer ! Les structures, le terrain d'entraînement, rien n'est simple. Puis tu as cette fierté corse… Remarquez comme il peut y avoir ailleurs la fierté bretonne, la fierté basque, la fierté alsacienne – j'en passe et des meilleures. Maintenant, s'il y a une dizaine d'énergumènes qui balancent des pétards ou une pierre sur le pare-brise du car, évidemment que c'est regrettable.

Trois défaites seulement à Coty, Ajaccio fait un sacré parcours à domicile !

C'est certain que quand tu es Ajaccio tu peux avoir les boules, pas d'autre mot, que la Ligue ait réinstauré des barrages – fait en plus pour sauver le club de L1. Parce qu'avec 68 points à la

38e journée, en général tu montes direct. L'année passée, je rappelle que Strasbourg fut champion avec 67 unités au compteur…

Comment jugez-vous cette formation ajaccienne ?

Il s'agit d'une équipe constituée de joueurs-clé aux postes-clé. Et je ne vois pas un mauvais élément dans tout l'effectif.

Un prono pour terminer ?

Ben, pratiquement mission impossible pour les Corses du Sud. Prolongation, émotions, joie de dimanche : ça fait beaucoup à digérer en trois petits jours.

Fondé en 1910, l'Athletic-Club Ajaccio a déjà connu la première division lors de trois périodes : entre 1967 et 1973, de 2002 à 2006 puis 2011-2014. Ses couleurs sont blanc et rouge, ses armoiries la fameuse tête de Maure dont l'origine est toujours sujette à discussion aujourd'hui. L'ACA est présidée depuis mars 2015 par Léon Luciani. à son palmarès, deux titres de champion de Ligue 2, où le club évolue depuis 2014, en 1967 et 2002.

 


SAISON.

- Avec 68 points (20 victoires, 8 nuls et 10 défaites ; 62 buts pour, 43 contre), Ajaccio a terminé le championnat à la 3e place, qui donne droit de disputer les play-offs – nouveauté cette année –puis, éventuellement, les barrages d'accession-relégation contre le 18e de Ligue 1 – redevenus eux à la mode depuis l'an dernier après avoir disparu en 1993. La troupe du fidèle Olivier Pantaloni, dans la place depuis 1994 plus ou moins sans discontinuer, squatte le Top 5 a minima depuis avant la trêve hivernale (18eJ). Elle a fini à 5 unités du dauphin nîmois et aura toisé le… HAC (4e) de 2 longueurs.

Rappelons, est-il utile, sa performance en extra-time lui permettant de disputer au Toulouse FC le dernier ticket L1 : 2-2 ap (5-3 tab) devant le Havre, autre Athletic-Club, avant-hier.


STADE.

- Son enceinte, dont il est propriétaire, route de Sartène, au milieu des reliefs corses, est sortie de terre en même temps que le club. Il affiche une capacité commerciale de 10.492 places.


SYSTÈME.-

Ancien milieu de terrain des années 80 à 2000, Pantaloni, âgé de 51 ans, est un fervent adepte du 4-2-3-1. Un canevas faisant la part belle à son maître à jouer Johan Cavalli, expérimenté (36 ans), doué (gaucher) – «un numéro 10 à l'ancienne par qui tout passe» dixit le technicien téféciste Mika Debève. Et, ainsi, véritable rampe de lancement pour le trio d'attaquants Maazou et Nouri sur les ailes plus Gimbert en pointe.


BUTEUR ET PASSEURS.

- Les «best» sont Gimbert, Ghislain de prénom, dont on parlait justement à l'instant, qui a inscrit 13 réalisations en L2. Son ouverture du score dimanche en play-off est superbe de spontanéité et de puissance : demi-volée lunette décroisée qui aura laissé pantois le portier normand Yohann Thuram. Quant aux livreurs de caviars, c'est carrément un septuplé à 4 passes si on ose : Hergault, Cabit, Coutadeur, Cavalli, Nouri, Gimbert, Maazou.

Quand on dit que l'union fait la force…

 

L'entraîneur d'Ajaccio se prépare à affronter le TFC «sans tenir compte de l'extra-sportif»

Dans l'attente d'éventuelles décisions de la LFP après les incidents du match de barrage face au Havre, l'entraîneur de l'AC Ajaccio, Olivier Pantaloni, a assuré ce mardi préparer le barrage d'accession en L1, face à Toulouse, "sans tenir compte de l'extra-sportif".

"On a préparé ce match sans tenir compte de l'extra-sportif", avec notamment un décrassage lundi et un entraînement mardi après midi, a déclaré Pantaloni en conférence de presse. Il a lui-même été exclu lors de la rencontre houleuse remportée dimanche par l'ACA, aux tirs au but, face au Havre.


"Une saison extraordinaire"

Ajaccio doit l'emporter en match aller-retour, ce mercredi et dimanche, face au TFC, 18e de Ligue 1, pour accéder à l'élite la saison prochaine.

"On est à 180 minutes d'une accession en L1, on va essayer d'y arriver face à une équipe très athlétique", a-t-il poursuivi. "On l'a dite en perte de vitesse en fin de championnat, mais elle dispose de belles individualités et sera compétitive.

"C'est une autre compétition. Pour nous, il sera important de ne pas hypothéquer nos chances dès le match aller. Quoi qu'il en soit, je félicite ce groupe qui a fait une saison extraordinaire", a-t-il conclu.
Le président d'Ajaccio veut porter plainte contre son homologue havrais

Mardi, le président de l'AC Ajaccio, Léon Luciani, a annoncé son intention de porter plainte contre son homologue havrais, Vincent Volpe, qui a assuré avoir été frappé d'un coup de pied en tribune présidentielle, dimanche en Corse. C'est une nouvelle étape dans la polémique suscitée par les incidents ayant émaillé dimanche la rencontre entre les deux clubs.

Le match, reporté de vendredi à dimanche après le caillassage du bus des Havrais, a été marqué par des échauffourées entre joueurs et un envahissement du terrain en fin de partie.

Le club du Havre a depuis saisi la LFP pour réclamer le gain du match sur tapis vert. Une première réunion de la commission des compétitions de la ligue de football était prévue mardi à 11H00, avant que la commission de discipline de la LFP ne se réunisse "en urgence" à 13H00 "pour étudier le dossier des incidents lors d'AC Ajaccio - Le Havre".

 

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