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Patrick Desprez, C. Dm. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

On ne se refait pas… Fort du meilleur départ en championnat du club de la Ville rose depuis huit ans (saison 2010-2011, leader avec 4 victoires lors des 4 premières journées ; et c'était déjà lui !), l'entraîneur toulousain aurait de quoi sinon se friser les moustaches du moins se frotter les mains. Pas le genre de la maison. «Aujourd'hui, clame Alain Casanova, je n'aime pas ce qui flotte dans l'air ; cette espèce de ''On est contents de ce qu'on a fait et de ce qu'on a''. Cela me fatigue, même, parce que c'est comme si on était déjà en fin de saison – nous n'avons que 9 points, vous vous rendez compte combien il y en a encore besoin pour se maintenir… Voilà, je dis qu'on est loin de nos objectifs aussi bien en terme de jeu que de mentalité.»


Continuer, confirmer

Pas surprenante, finalement, cette mise aux… points. La haine de la défaite chez celui qui fut à la tête des Violets entre fin mai 2008 et mi-mars 2015, est connue. Dans l'autre sens de lecture, elle signifie soif de succès. Et de progrès. «En résumé, poursuit Casa, je suis satisfait de certaines choses mais pas de tout. Notre marge de progression est énorme.»

En détail ? «On doit se montrer plus exigeants avec ou sans ballon, être plus performants sur les coups de pied arrêtés défensifs comme offensifs. En ce qui concerne l'état d'esprit, c'est bien cependant il faudrait également être plus forts afin de se rapprocher de la cohésion affichée par les Bleus en Russie.»


Petit à petit…

Question solidarité, les signes sont effectivement encourageants. Et frais puisqu'ils datent de Guingamp (4eJ, victoire 2-1). Avant la fenêtre internationale, le Téfécé à 10 contre 11 dès la 26e avait réussi à verrouiller la porte au Roudourou. Ce match-là, le dernier disputé, peut aussi – avec la prestation tout en maîtrise face à Nîmes sur l'île du Ramier (3eJ, 1-0) pour ce qui demeure jus-qu'à maintenant le seul clean-sheet de la saison – servir d'exemple quant au jeu prôné par l'ancien technicien lensois.


Le but du capitaine

On pense à l'ouverture du score avec une récupération haute de Manu Garcia puis un une-deux avec Durmaz pour une finition de Gradel. Verticalité, efficacité : les mots-clefs sont jetés dans les rangs violets. Ils pourraient tout autant être floqués à la tunique monégasque. Casanova, toujours : «C'est une formation fatale qui fait très mal à la transition offensive. Son premier match à Nantes, l'ASM exploite un positionnement défaillant des Canaris et mène. Elle sait contre-attaquer à merveille et terminer vite ses actions.»

Pour un peu, on sentirait de l'admiration chez le coach du TFC. De l'excitation, plutôt. «Il est vrai que j'ai hâte d'être au coup d'envoi pour savoir ce que ma troupe sera capable d'opposer à un tel adversaire. Un habitué de la Ligue des champions, à même de souffrir dans les moments difficiles et de se sublimer dans ceux importants.»

à l'image du Tef à Guingamp.


Jardim ou l'art du puzzle

L'urgence n'attend pas. Même en Principauté. Surtout en Principauté.

Celui qu'on surnomme l'architecte dit avoir besoin de temps

«pour intégrer les nouveaux joueurs dans le projet» mais le hic c'est qu'il n'en a pas.

Déjà à 11 points du Paris-SG depuis hier soir et à 3 jours de son entrée en Ligue des champions (mardi, à Louis-II, face à l'Atlético de Griezmann), le Monaco de Leonardo Jardim n'est pas dans son assiette. Et c'est normal. «Notre faible total de points est mérité car nous avons raté pas mal de choses.» Les deux revers sur les deux dernières sorties en témoignent : à Bordeaux, l'ASM a craqué au bout des arrêts de jeu (1-2, 90+2) ; face à l'OM, l'ASM a été défaite… dans le temps additionnel (2-3, 90+1). Oui, le Rocher s'est effrité et n'est – pour l'instant – plus ce qu'il était. Jardim traduit par «les joueurs doivent être plus solides ; nous devons garder le ballon plus longtemps pour être meilleurs».

La possession. Le technicien des Rouge et Blanc ne pense pas si bien dire. Avec un maigrelet 45% de monopole de balle, l'ASM occupe la 16e place dans ce domaine. Aux antipodes, quoi, de ses standards habituels. Pour rappel, la saison passée, la bande au Lusitanien affichait 52% et pointait au 6e rang.

Alors, la crainte peut-elle s'inviter dans les têtes princières ?


Casanova : «L'ASM ne doute pas»

Alain Casanova n'y croit pas un seul instant. «Les grandes équipes ne doutent pas, assure l'entraîneur haut-garonnais. Elles n'en ont ni le temps ni le droit. Monaco a une entame compliquée or ça ne va pas durer.

L'ASM a perdu des individualités, mais d'aucunes sont restées et d'autres sont arrivées. Le vice-champion demeure un adversaire redoutable.»

 

Stade ou TFC : le dilemme des fans

Le Toulouse Football Club, 3e au classement de Ligue 1 avec 3 victoires en 4 matches, reçoit Monaco, vice-champion de France, ce soir à 20 heures... Une belle affiche de Ligue 1, qui devrait attirer au minimum 15 000 personnes au Stadium. Problème : 45 minutes plus tard, à 5 km à vol d'oiseau, sera donné le coup d'envoi de Stade Toulousain-Racing 92, au stade Ernest-Wallon. Une programmation qualifiée de «malheureuse» par le président du Stade Toulousain, qui déplore que les Toulousains soient obligés de choisir entre ces deux rencontres. «Est-ce que les affluences respectives des deux clubs vont s'en ressentir ? s'interroge Didier Lacroix. C'est possible. Il y a des personnes qui supportent les deux clubs à Toulouse, et programmer ces deux rencontres en même temps n'est sans doute pas la meilleure idée...»

Oui mais voilà, les deux clubs n'ont pas vraiment leur mot à dire... Les diffuseurs, BeIn pour la Ligue 1 et Canal + pour le Top 14, agissent uniquement en fonction de leurs intérêts. «Avec au total cinq matches décalés pour cette 5e journée de Ligue 1, une belle affiche comme TFC-Monaco aurait pu être mise en avant le dimanche après-midi par exemple, au lieu de se retrouver au milieu du Multiplex du samedi soir», note Marc, un supporter du Stade. Oui mais voilà, outre les matches du PSG, de l'OM et de Lyon, automatiquement décalés, BeIn a choisi de diffuser Nantes et Bordeaux ce dimanche. «Il faut croire que Nantes-Reims et Bordeaux-Nîmes vont attirer plus de monde devant la télé que TFC-Monaco...»

«On est bien sûr désolés, pour l'ensemble du public toulousain, de ne pas pouvoir décaler nos matches, conclut Didier Lacroix. Canal et BeIn décident. Nous, on n'a rien à dire. L'idéal serait qu'on soit en week-end décalé. J'espère juste que ce chevauchement n'arrivera pas cinq fois dans la saison...»

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