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VINCENT VILLA pour L’Équipe

 

Ligue1

La légende argentine du TFC avoue longtemps après ses escapades en boîte de nuit, lorsque son équipe était regroupée pour les mises au vert ou les stages.

 

« Quel est le joueur le plus fort avec lequel vous avez joué ?

Sur le plan international, Diego Maradona, que j’ai côtoyé à Boca Juniors (lors du tournoi d’ouverture, en 1995) eten sélection argentine. À Toulouse, Yannick Stopyra et Gérald Passi, deux internationaux français. Moi, j’évoluais un peu comme attaquant, mais je jouais très, très bien en retrait. Je faisais jouer mes copains. Yannick, en pointe, possédait un super jeu aérien et une remise en une touche de balle très, très bonne. Gérald avait sa technique de numéro 10.

Le joueur le plus fort que vous ayez affronté ?

Chris Waddle. C’était la folie, à l’époque, à Marseille. Il faisait des trucs terribles avec Jean-Pierre Papin et Karl-Heinz Förster. Ses dribbles, ses crochets… J’aimais aussi le fait qu’il se positionnait à droite alors qu’il était gaucher. Il marquait beaucoup de buts, et des buts importants, de cette façon.

Le joueur le plus drôle ?

Alberto Tarantini (champion du monde argentin qui a joué au TFC de 1984 à 1988) était toujours en train de blaguer. On rigolait beaucoup avec lui. Il chambrait tout le temps, tous les joueurs ! Dès que quelqu’un arrivait au vestiaire ou même sur le terrain, pendant l’entraînement.

Le joueur le plus fêtard ?

Si tu poses la question aux autres (anciens Toulousains), tout le monde va répondre que, dans l’équipe, c’était Beto. Il n’y a aucun doute ! Moi, je dirais Pierre Espanol et Vaguiz Khidiatouline. Lui, il venait de la Russie communiste. En arrivant à Toulouse, il a découvert la liberté. Il sortait, il allait au restau, en boîte… On avait un super groupe, on faisait beaucoup la fête à Toulouse. À l’époque, t’avais le droit ! Aujourd’hui, tu te fais filmer avec les portables.

La plus grosse fête après un match ?

Après la qualification contre Naples (celui de Diego Maradona, 0-1, 1-0, 4-3 aux t.a.b., en Coupe de l’UEFA, le 1 er octobre 1986)! Les gens restaient dans la rue. On est partis en boîte et on n’a pas dormi cette nuit-là. Je ne me souvenais pas trop de ce que j’avais bu. Deux jours après la fête, on m’a dit : ‘‘Eh Beto, six bouteilles, c’était bien !’’ Et j’ai répondu : ‘‘Mais on n’a pas battu mon record, il aurait fallu arriver à huit !’’ C’était du champagne. En la matière, vous, les Français, vous êtes les meilleurs, de loin !

L’anecdote que vous n’avez jamais osé raconter ?

Je me suis échappé plusieurs fois lors de la mise au vert, à la veille de matches. Je partais en boîte sans problème ! Personne ne le savait, sauf celui qui partageait ma chambre, Éric Assadourian. Je lui disais : “Je vais bouger un peu. Ne te fais pas de soucis, je reviens !’’ C’était mon petit secret. J’essayais de bouger un peu car, quand on partait au vert, j’étais malheureux. Heureusement, ça n’arrivait pas trop souvent. C’était pendant les stages de préparation, aussi. Il y a eu quelques nuits, mais pas tout le temps ! Si j’étais fatigué, je ne sortais pas. Il faut être intelligent ! Si je sortais, j’étais réveillé à 7 heures le lendemain. Personne ne l’a jamais su ! L’entraîneur (Jacques Santini) va s’en rendre compte en lisant l’article. (Rires.)Il va dire : ‘‘ Quel salaud, ce Beto ! Je le savais !’’ C’était il y a trente ans, c’est un peu tard ! Mais Jacques, il faut que tu le saches avant de mourir ! (Rires.)

Le moment où vous vous êtes senti le plus fort ?

Mon top, je l’ai eu durant la saison 1986-1987. Pourtant, en 1985-1986, j’ai figuré dans l’équipe des étoiles de France Football à la fin du Championnat. Mais, en 1986-1987, c’était mieux, car je bénéficiais de mon année d’adaptation. Et le club disputait la Coupe de l’UEFA. C’est la saison où on a éliminé Naples.

Votre plus gros coup de gueule ?

La saison où on dispute les barrages contre Lens (0-1, 4-0 en fin de Championnat 1990-1991), on joue à Metz (1-2, le 20 janvier 1991). On faisait match nul, mais Asanovic est entré en seconde mi-temps. Il frappait des coups francs terribles du gauche :

à trente mètres, c’était but. Ce jour-là, il souffrait des hémorroïdes. J’avais dit : ‘‘ Tant mieux pour nous !’’ Quand il est entré, j’ai donné pour consigne de ne surtout pas faire de faute à vingt-cinq ou trente mètres. Il valait mieux le laisser partir. Et il y en a un qui a commis une faute ! Il nous a claqué un coup franc vers la fin (80 e ) ! Ensuite, j’ai poussé un coup de gueule terrible dans le vestiaire.

Votre plus beau but ?

Contre Rennes (4-2, le 17 avril 1987, avec un triplé de Marcico), mon troisième but. Il y avait en face (Pierrick) Hiard, un bon gardien, beau gosse. Je l’ai dribblé deux fois sur l’action ! Je n’ai pas voulu le chambrer, c’était le jeu, c’était ce qu’il fallait faire sur le coup ! »

 

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