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Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Quand il descend les marches qui mènent à la pelouse du Stadium afin de prendre la pose, Sam Sanna est comme chez lui. Le jeune Bigourdan de 21 ans vient de signer son premier contrat professionnel en juin dernier, après avoir rejoint le TFC à l’âge de 15 ans. "À son arrivée, l’entraîneur Patrice Garande a dit à tous les jeunes, que nous aurons notre chance et qu’il ne tiendra qu’à nous de la saisir", explique le néopro. Ce message, Sanna l’a parfaitement compris : sur les six premières rencontres de Ligue 2, il a été titulaire à cinq reprises. "Bon, c’est vrai que je ne m’attendais pas forcément à ce que ça aille aussi vite, mais je ne vais pas me plaindre, explique-t-il, conscient que sa situation peut changer d’un match à l’autre. Mais attention, c’est bien beau de signer dans un club pro, mais si c’est pour ne pas jouer, ça ne sert à rien."


Le rugby avant le football

Discret dans le vestiaire, le natif de Lourdes a la tête sur les épaules et sait ce qu’il veut. Pourtant, Sam a commencé par le rugby pendant deux ans avec troquer l’ovale pour le rond. "Dès mon plus jeune âge je voulais m’inscrire au foot, mais on pouvait jouer au rugby dès quatre ans, ce qui n’était pas le cas au foot", se souvient-il.

Ce n’était que partie remise. Fan de Xavi et d’Iniesta, il s’inscrit ensuite dans le petit club des Boutons d’Or de Ger. "Huit jours après son arrivée, il jouait déjà avec la catégorie d’au dessus, se remémore son entraîneur de l’époque, Christian Cacha. Je n’ai jamais vu un gamin aussi doué et pour moi, le voir évoluer en Ligue 2 aujourd’hui c’est une immense fierté."

Après un passage à Tarbes en parallèle de son entrée au pôle espoir de Castelmaurou, le Pyrénéen rejoint les Violets en 2014. Plein d’humilité au moment d’évoquer son parcours, Sam Sanna n’oublie pas le club de ses débuts. La preuve, lors de la signature de son contrat dans les bureaux du Stadium au printemps dernier, il n’a pas manqué d’inviter son entraîneur des Boutons d’Or. "Il n’avait que cinq invitations mais il m’a appelé pour me dire qu’il aimerait que je sois là, avec mon épouse", raconte Christian Cacha, ému.


Des sommets aux coteaux…

Fier de ses racines Sanna retourne dans les Hautes-Pyrénées dès qu’il dispose de longs week-ends. "J’ai encore ma famille et des amis là-bas. Et je vais beaucoup en montagne." Si le ski lui est désormais interdit, le jeune fait beaucoup de randonnée. "Dernièrement j’ai grimpé le Pic de Montaigu et mon prochain objectif c’est le Vignemale… Mais c’est plus dur, il faut camper", sourit-il.

Dans la plaine toulousaine, il a recherché un peu de hauteur et c’est sur les coteaux du sud de la ville qu’il a choisi de s’installer, à l’âge de 18 ans. À cette période, alors qu’il quitte le centre de formation avec un contrat de stagiaire au TFC, Sam Sanna se lance dans des études supérieures pour assurer le coup : "J’ai commencé un DUT en gestion des entreprises et des administrations (GEA) car je n’avais pas encore signé mon contrat professionnel. Je n’avais pas vraiment de certitude sur mon avenir." Et pour cause, signer son premier contrat professionnel à l’âge de 21 ans n’est pas commun dans le foot d’aujourd’hui. "C’est vrai que c’est tard, mais je n’ai jamais lâché. C’est vrai que si ce n’était pas arrivé cette saison… Non en fait je ne préfère pas y penser, on ne sait jamais", se ravise-t-il en souriant. Résultat des courses : un contrat pro et une place de titulaire sur le côté droit du TFC ainsi qu’un diplôme universitaire en fin d’année. Et si pour l’instant Sanna ne joue pas à son poste de prédilection (il a été formé au poste de milieu relayeur), il savoure sa situation du moment. Tout comme les supporters auprès de qui il fait l’unanimité.


Une-deux

Le plus chambreur de tes coéquipiers ?

Il y en a beaucoup (il réfléchit)… Franchement c’est Manu Koné

Le plus mauvais perdant ?

La c’est facile, c’est Amine (Adli), il n’aime pas perdre mais c’est ce qu’il faut.

Le plus accro à la mode ?

Ça, c’est Aaron (Leya Iseka). Il est toujours bien sapé, au top de la mode.

Le plus fort à Fifa ?

Houla, il y en a beaucoup qui se prétendent être fort… Franchement c’est dur, ils sont tous grandes gueules à ce sujet donc joker.

Le plus sérieux ?

Je dirai Agustin Rogel.

Le papa du vestiaire ?

Mauro (Goicoechea) sans aucun doute.

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