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Patrick Louis pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

La Coupe de France désigne des héros pour l’éternité. Ils ne restent pas toujours dans la lumière mais ne disparaissent jamais tout à fait. Vous avez, peut-être, un jour, sur une route du côté de Saint-Geniez, Sainte-Radegonde, ou dans les locaux du Conseil Général croisé sans le savoir Miguel Pacios. Revenu vivre en Aveyron après sa carrière sportive, l’attaquant né à Lormont mais arrivé de Cannes dans le sac de voyage de Régis Brouard, avait fait exploser Paul-Lignon un soir de mars 2009 en marquant, au bout de la nuit, le troisième but des Ruthénois.

C’était face au Paris-Saint-Germain de Paul LeGuen, Jérôme Rothen et Mickaël Landreau, battu trois fois (Jérémy Choplin avait frappé un doublé avant le "Mig") lors de cette rencontre restée mémorable.

"Le 14 juillet, la Libération, c’était ce que vous voulez ! Pour moi qui suis né à Rodez, c’est un moment qui reste gravé, qui participe à une identité. Encore aujourd’hui, quand je croise des partenaires ou des élus, ils me reparlent de cette épopée. Ça a marqué la ville".


17 mars 2009, le rendez-vous manqué

Greg Ursule a trouvé les bons mots, des années plus tard, pour peindre le souvenir de ce énième "impossible triomphe" de David contre Goliath. Un seul Parisien a gardé le sourire sur le piton lors de l’inoubliable 118e minute, Bertrand Delanoë, le maire de la capitale, revenu au pays de son adolescence. Cette année-là, aurait bien pu être celle de la première rencontre officielle entre Toulouse, qualifiée à Boulogne-sur-Mer et Rodez. La main innocente du tirage des quarts a expédié les "Sang et Or" vers une élimination 2-0 à Rennes (entraîné alors par l’Aveyronnais Guy Lacombe) et invité le Tef à recevoir Lille… Le fameux choc, inédit, envisagé le 17 mars 2009, aura finalement lieu ce week-end avec un match retour prévu en février, à Paul-Lignon cette fois. Lors de l’autre mémorable campagne des Aveyronnais en Coupe, en 1991 (ils avaient sorti Sochaux et Metz avant de perdre au Vélodrome face à l’OM en demi-finales), les Haut-Garonnais s’étaient pris les pieds dans le tapis bien avant, en seizièmes, 1-0 à Tours (D2)


Déjà dans l’histoire

En championnat, Rodez a longtemps bataillé sur les terrains de Ligue du Midi ou en CFA alors que Toulouse restait en élite ou dans l’antichambre. Lors de la descente du Téfécé en division 2 à a fin des années 90, Rodez jouait deux étages au-dessous. Et lorsque les pensionnaires du Stadium (l’enceinte de l’île du Ramier qui a accueilli Rodez lors de son retour en Ligue 2 à l’été 2019 lors des travaux de Paul-Lignon) ont connu leur rétrogradation en National, les Rouergats disputaient le CFA 2.

Voilà pourquoi, samedi soir, ces si proches voisins vont enfin se retrouver dans une compétition officielle, avec l’incrédulité des montagnes réputées, on le sait pour ne jamais se rencontrer. Il aura fallu attendre quatre-vingt-dix ans (le club de Rodez a vu le jour en 1929, le Tef en 1937). Le premier vainqueur, s’il y en a un, entrera dans l’histoire. Loin d’être finie vous vous en doutez.

Pierre-Olivier Murat qui nous disait sa satisfaction d’avoir sagement installé "l’extra-sportif" du club avant le sportif restera, avec Damien Comolli, nouveau numéro 1 du Tef, le président de cet épisode tant attendu.

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