Menu

Fil de navigation

Recherche

Pa. D, Géraldine Jammet pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

C'était du bonus, on le savait ; ça a failli se transformer en malus (pour le goal-average téféciste) si l'Olympique Lyonnais avait un peu plus poussé ses actions en seconde période. Ou été adroit. Le Toulouse Football-Club, lui, était à l'envers.

 

Analyse thématique.


Furia lyonnaise

Toulouse avait promis de sortir les griffes, c'est à l'inverse Lyon qui a montré les crocs. Notamment, surtout, avant tout en entame de partie où – un seul chiffre pour avoir une idée de la domination des locaux : 75% de possession au bout du premier quart d'heure – les coéquipiers d'un Anthony Lopes au chômage technique, ne laissèrent pas respirer les visiteurs. En chiffres encore, cela donne 3 occasions super-nettes pour l'OL. Magnéto : reprise de l'exter du droit signée Ndombélé qui frôle le cadre (7), tête plongeante d'Aouar servi par ce même ex-Amiénois au ras à nouveau (14), tentative d'Aouar toujours déviée en corner par Cahuzac (15). Dans un pareil contexte, hélas pour nos petits Violets dévorés tout cru, la seule interrogation au fur et à mesure que les minutes s'égrenaient, était de parier à quel moment ils craqueraient… Memphis (voir Le Chiffre) s'en est chargé, bien aidé par un Christopher Jullien de retour de blessure mais aux abonnés absents. Remplace très tôt. On synthétise : une demi-heure de jeu, un but encaissé et une munition en moins. Ça sentait la correction !


La loi du milieu

Raconter le fil(m) du match c'est bien, tenter de trouver des explications au statut de spectateur dévolu au Téfécé c'est plus constructif. Eu égard à cette première période garonnaise de bien sale facture, on a déjà, malheureusement, surligné en la personne de l'ex-Dijonnais les erreurs et/ou absences, simplement (manque d'autorité du capitaine Diop, positionnement hasardeux de Sylla) de l'arrière-garde violette. À l'autre extrémité, ce fut du même tonneau puisque le premier tir cadré toulousain, œuvre de Gradel, intervint dans le temps additionnel de l'acte initial (45+2)… Quid de l'entrejeu, donc ? Là aussi, le cœur de la bataille tourna vite et quasiemen t irrémédiablement, à l'avantage des Gones. Entre un Tousart tout jeune cependant avec le métier qu'il faut (dans l'art du placement pour couper les axes de passes), un Ndombélé de plus en plus impressionnant (quel impact) et un Aouar Bleu en puissance (c'est un orfèvre, cet amour de joueur, il est si soyeux…), le trio du TFC n'a pas existé. Cahu a été obligé de jouer trop bas, Sangaré est apparu par séquences jusqu'au péno qu'il provoque tandis que, pour terminer de brosser le tableau, ce n'est pas le genre de combats qu'affectionne Imbula.


Réaction de paille

Une heure et demie avant le coup d'envoi, le virage Nord des Bad Gones avait annoncé la couleur : «Vous vous êtes trop souvent foutus de nous, Marseille ne fera pas oublier Moscou !» Message reçu par les intéressés. Et appliqué à la lettre sur le pré. Tout l'inverse, on insiste, de Toulousains qui, à notre goût, ne jouaient pas pour se sauver hier. Jusqu'au retour des citrons où, il est vrai, l'Olympique Lyonnais levant le pied, les hommes de Debève offrèrent – enfin – un autre visage. Matérialisé par 3 grosses situations : 2 têtes de Sanogo sur un centre et un corner de Gradel (50 et 76) et un tir du gauche d'Amian (78). Lopes en décida autrement…

Le TFC doit zapper et se focaliser sur Dijon, au Stadium samedi. Il est là, son Championnat.


Le chiffre : 2

doublés > pour Depay. Face au TFC, en 2 matches au Parc-OL ! Il y a des joueurs qui sont de véritables bêtes noires pour, ou plutôt contre, certaines équipes… Le Hollandais volant Memphis Depay en fait assurément partie. Son lob de 51m, ici-même il y a un an jour pour jour (son 2e but), est encore dans les têtes. Hier, il s'est contenté de marquer à la façon d'un avant-centre. Mais il s'agit d'un nouveau doublé, SVP. Faites les comptes : 2 + 2 = 4. Pas mal.


Fortes première

Moubandjé s'étant blessé au dernier entraînement samedi (douleur mollet gauche), l'ancien Havrais Steven Fortes ne devait même pas être du déplacement rhônalpin. Or comme un bonheur n'arrive jamais seul : en balance avec Michelin pour être sur la feuille, c'est lui le stoppeur qui a finalement été choisi et, mieux, est entré en jeu à la moitié de la mi-temps au relais de Jullien.


Ils ont dit…

Michaël DEBèVE : «Nous sommes tombés sur une équipe qui était bien supérieure à la nôtre dans tous les compartiments. Pour nous, il y a une grosse frustration et déception d'avoir livré une première période si faible dans le contenu. Face à un tel adversaire, nous nous devions d'être à notre meilleur niveau. Cela n'était pas le cas sur les 45 minutes initiales où nous avons été absents des débats. Nous avons été plus performants après la pause. Il y a une situation de Yaya Sanogo sur laquelle il y a un bel arrêt de Lopes (cf. le compte-rendu). Si nous étions revenus à 1-2 , la fin de match aurait été plus intéressante mais quand on est menés 0-2 face à de tels joueurs…»

Yannick CAHUZAC : «On a mis une mi-temps pour entrer dans le match, c'est le moins qu'on puisse dire… Nous n'avons pas montré grand-chose, il faut vraiment se remobiliser. Car si on continue d'évoluer de la sorte, ce n'est pas comme cela qu'on va pouvoir se maintenir. On a eu affaire à une belle équipe, mais ce n'est pas une excuse ! Il faut afficher d'autres valeurs lorsqu'on joue sa peau – il reste 7 échéances capitales. Sinon, je le répète, la lutte va devenir très compliquée.»
Toutes vos infos en illimité et sans publicité à partir d'1€/mois

Bruno GENESIO : «Le regret est de ne pas avoir mis plus de buts, surtout après le repos : nous avons été moins efficaces à l'approche de la surface de réparation. Nous avons parfaitement débuté en pressant très haut et en développant de bonnes phases de jeu à une touche de balle : beaucoup de mouvement et de la qualité. Nous avons été récompensés de 2 buts et nous aurions dû enfoncer le clou. à part ça, les joueurs n'ont pas été inhibés par la pression de l'OM ; c'est de bon augure.»

Houssem AOUAR : «Malgré notre seconde mi-temps, l'on va quand même se satisfaire de la soirée. Le sprint final est bien lancé, je pense. Le groupe est décidé à aller au bout de ses idées. Après la désillusion face au CSKA Moscou en Ligue Europe (2-3), on avait bien discuté entre nous. Personnellement ? Oui, le but n'a pas voulu me sourire aujourd'hui…»


Gradel en défense !

Lafont(1 0/20).

- Il en a pris deux mais l'addition aurait pu monter à quatre dès la première période, alors on coupe la poire en deux. Battu face à la puissance de Depay (43), il est toutefois à gratifier d'une belle parade suite au corner concédé par Amian (30). Mais une question : pourquoi cette sortie hyper hasardeuse de 20 mètres (67) ?

Amian (8).

- Outre son tacle autoritaire sur Traoré (29), il a eu trop de difficultés à s'imposer.

Diop (9).

- Un éclair de lucidité et le capitaine a fait rêver ses supporters après ce superbe tacle avec récupération de balle à la clé (6) qui n'a malheureusement pas été exploitée. En place sur l'attaque d'Aouar (17) mais un manque d'autorité est sûrement à lui reprocher.

Jullien (non noté).

- Merci et au revoir ! Coupable, comme d'autres et entre autres, d'une mauvaise relance qui entraîne le premier but de Depay, le n°6 a été très vite puni et remplacé par le jeune FORTES (25). Venu du Havre, c'était sa première en Ligue 1, hier. Alors on va être indulgent.

Sylla (9).

- Un peu plus actif que ses coéquipiers du côté adverse, Sylla a su être accrocheur, parfois trop à en croire la faute sifflée dès la 5e. Tantôt en place (12), mais souvent débordé.

Sangaré (8).

- Des cannes, un peu de motivation et il trouve des espaces direct (6). Impérial lorsqu'il dribble seul deux Lyonnais pour remonter le terrain en trouvant Imbula au relais (19), il chute tout aussi vite dans la jauge des points après avoir concédé un indiscutable penalty avec triple contact sur Traoré. Synonyme de doublé pour Depay et d'un TFC assommé (40+1).

Cahuzac (11).

- Ce n'est pas son casque de protection pour le nez qui l'a inhibé. Vite replacé (3), il a assuré à maintes reprises en jouant bas pour soutenir sa défense (5). Le milieu de terrain sorti très prématurément face à Strasbourg, a su récupérer beaucoup de balles (12) et déployer les barbelés lorsque Rafael lui fonçait dessus, plus déterminé que jamais (38). Mais il n'a pas bronché.

Imbula (9).

- Oui, il a joué plus haut que d'habitude. Mais du coup, il était presque inaccessible. On ne lui rapproche pas de ne pas avoir touché de ballons, c'est faux. Mais bien souvent, pour rien. On s'est rappelé à son bon souvenir sur cette frappe cadrée mais prévisible pour l'expérimenté portier lyonnais (58). Remplacé par l'immense TOIVONEN (76).

Jean (8).

- Comme «Cahu», il a joué bas (22) mais n'a en revanche pas vraiment eu de ballons pour exister. Son énergie n'a donc pas été mise à profit. Remplacé par le dynamique MUBELE (69).

Sanogo (9).

- Faute de faire fructifier sa rapidité, il a tenté de mettre l'accent sur sa technique avec une frappe cadrée de la tête presque dos aux buts de Lopes. Toujours aussi vigilant, le gardien des «Gones» a su dévier (50) l'assaut.

Gradel (11).

- Il a trouvé Sanogo pour la première fois à la fin du premier acte (45+1). Ce qui permet peut-être de mieux cerner les maux offensifs du Tèf. Mais lui, au moins, a essayé comme lors de cette action où il dépose Rafael avant d'exécuter un centre trop long qui ira échouer au deuxième poteau. Et comme beaucoup, l'attaquant et international des Éléphants a passé énormément de temps à défendre. Quel est le problème ?


2018 / 2019

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2018/2019

EFFECTIF

2018/2019

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES