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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Union sacrée. Stadium, hier midi, sur les coups de 11 heures et sous un soleil généreux. Rassemblés en cercle au milieu d'un des terrains du Centre technique, les Téfécistes sont dans leur bulle. Fouettés par le vent qui soulève les 10 chasubles blanches, ils vont échanger un gros quart d'heure. Autour du coach Michaël Debève. Et de l'aboyeur «Cahu» qui a tombé le masque (au sens propre) mais gesticule beaucoup – un genou à terre et les bras en l'air. La trentaine d'inconditionnels qui ne manque pas une séance d'entraînement sont trop loin pour entendre ; peu importe, la scène ne peut que s'apparenter à une veillée d'armes. Naturellement. Forcément. Obligatoirement.


7 journées, 5 équipes

Un chiffre, un seul, résume la situation du Tef, «pas dramatique néanmoins délicate» pour reprendre l'expression de son entraîneur. «Il nous reste 7 journées à disputer d'un mini-championnat composé de 5 équipes. Pour l'instant on se classe au milieu, poursuit Debève, il faut terminer en haut.»

En clair et en chiffres, cela donne : entre le 15e Amiens (34pts) et le 19e Lille (28pts), Toulouse (17e, 30pts) devance Troyes (18e, 29pts) cependant est toisé par Strasbourg (16e, 33pts). Pas besoin de dessin, les Violets marchent sur un fil. Chaque week-end, ils peuvent chuter. Ou s'oxygéner. «Il n'y a jamais rien d'écrit dans le foot, remarque l'ancien adjoint, donc restons vigilants. Maintenant on est capables de le faire, insiste le nouveau numéro un, le passé l'a prouvé.»

à la lutte pour sauver sa peau à deux reprises sur les trois dernières saisons (17e en mai 2015 et 2016), le Téfécé commence effectivement à avoir l'habitude des money-time crispants. «Le stress n'est jamais bon dans le sport, note le tacticien garonnais. On doit afficher de la sérénité. Il ne faut pas rajouter une pression supplémentaire sur les épaules des garçons ; ça les fait déjouer. Souvenez-vous de notre prestation face à Strasbourg (2-2, 30eJ ; 17 mars)... Inversement, il ne s'agit pas non plus d'avoir un excès d'optimisme.»


Déclic ou nouvelle claque

Bref, comme sur le terrain, on recherche le «juste» milieu. «Les maîtres-mots sont humilité, sensibilité. On discute encore plus que d'ordinaire entre nous, précise encore ''MD'' ; c'est tout. Parce que les joueurs savent l'importance du rendez-vous. Le staff aussi, le club également, le public tout autant.»

Pour un match qui ressemble comme deux gouttes d'eau au TFC-Troyes de fin janvier, baptême du feu pour Debève. Sa volonté avait été fête : 1-0, Sanogo 11e. On signerait de suite…


Max-Alain Gradel : «C'est déjà une finale»

Survolté sur le pré, rasséréné devant les micros. Ainsi va «MAG», plus fine gâchette du TFC (8 buts toute compétition confondue). Tac au tac avec l'ailier gauche de 30 ans.

à Lyon, il y avait comme un sentiment d'impuissance chez les Toulousains, non ?

On peut dire ça. On donne le premier but puis il y a un péno derrière… On n'a pas joué comme on aurait dû, en tout cas.

De l'extérieur, on avait l'impression que l'équipe n'était pas totalement concernée…

Le terme n'est pas le bon. Disons qu'on a très mal négocié la première mi-temps.

«Cahu» a eu des mots forts avançant que le TFC s'il continuait d'évoluer de la sorte y allait tout droit – en L2 !

Il s'agit en effet de se réveiller, de prendre conscience de notre classement. C'est vrai qu'on est passés à côté, mais on a encore la chance de pouvoir redresser la barre. Montrons un autre visage face à Dijon afin de nous remettre sur les bons rails. On ne peut plus se permettre de perdre des points à domicile, un nul équivaut maintenant à une défaite. Chaque réception est à vivre telle une finale.

Vous avez beaucoup conversé entre vous, joueurs, et avec le staff cette semaine…

On a débriefé dans la bonne humeur et un esprit positif. La vie de groupe veut ça.

Comment en est-on arrivés là, à cette 17e place ?

N'oublions pas non plus que l'effectif est très jeune. Le foot va vite, les nouveaux sont à peine dans le bain qu'il leur faut être peformants. La L1 requiert du vécu. Or, on n'a pas de temps.

Personnellement, vous avez un rôle de cadre…

Bien sûr, je suis obligé d'assumer mes responsabilités. Je ne me cache pas. Quand je dois prendre les choses en main, je le fais. Bon, actuellement, je le répète : ce n'est ni moi, ni Cahuzac, ni Delort qui comptons, mais l'équipe. C'est ensemble qu'on va réussir. On a très bien travaillé ces jours-ci, on s'est dit les choses. Après, je n'aime pas trop parler : je préfère m'exprimer sur le terrain.


Une attaque à deux têtes ?

« Il faut gagner ; pour gagner, il faut marquer ; et pour marquer, il faut mettre des joueurs qui sont capables d'être efficaces et, avant tout, de porter le danger devant les buts adverses. » Si Debève a révélé hier l'identité de sa charnière – « ce sera Diop/Fortes » –, le technicien téféciste a entretenu le flou quant à son animation offensive : «Je continue de réfléchir même si j'ai déjà mon idée… » D'après les différentes oppositions et/ou ateliers de la semaine, il pourrait troquer son traditionnel 4-3-3 en un alléchant 4-4-2 à plat, Delort tournant autour de Sanogo en pointe. Réponse définitive vers 19 heures.

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