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Patrick Desprez et Anthony Bernat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Ronde joyeuse. Il est 21h51, joueurs et staff se réunissent en cercle au niveau du rond central, profitant du succès retrouvé, ne boudant pas leur plaisir. Ils échangent dans l'intimité avant d'entamer un petit tour d'honneur. Gradel donne son maillot au premier rang, «Cahu» affiche un large sourire, Jullien est le dernier à rentrer dans le tunnel. Alors que Mika Debève a pris le temps de serrer les mains de tout le banc après avoir applaudi le virage Est, particulièrement au soutien.



Le coach sait que rien n'est acté à 5 matches du couperet ; il sait aussi que ses protégés ne se sont pas ratés non plus, remplissant le cahier des charges sur cette première échéance.


4 points devant le 18e ce soir ?

En battant Angers, Toulouse s'est donné de l'air. A pris ses distances avec Lille, corrigé à l'OM plus tôt (1-5). Pourra se permettre de suivre cet après-midi, à la télé et dans son canapé, l'esprit du devoir accompli, Troyes à Saint-étienne. En espérant, naturellement, que la conjoncture des résultats continue de lui faire signe de la main ce week-end… Car si les Verts battent les Aubois, le bénéfice de la journée sera total – en plus Strasbourg ayant perdu à Amiens (1-3). Faisons les comptes : les Téfécistes, qui resteront quoi qu'il arrive 17es ce soir, pourraient devancer le barragiste (18e) de 4 points. Ne plus se trouver à portée de fusil, avec dans la gibecière un match-bonus mercredi à Caen.

En attendant, le Toulouse Football-Club devrait penser à acheter une résidence secondaire en Mai-ne-et-Loire : Angers est son porte-bonheur. Plutôt deux fois qu'une. La saison dernière, la venue du SCO au Stadium en début d'année s'était soldée par un cinglant 4-0 des Violets qui restaient sur une série en Ligue 1 de 5 matches sans succès dont 4 revers. Hier soir, la 8e victoire haut-garonnaise au titre de l'exercice 2017-2018 a mis terme à une sale spirale de 8 rencontres sans vaincre (4 défaites, 4 nuls).

Les derniers 3 points glanés remontaient en effet au 3 février, c'était à Nice et Max- Alain Gradel avait déjà sco-ré, d'un bijou. Deux mois de disette, ça commençait à faire long…

Alors oui, les Klaxons qui résonnaient un gros quart d'heure après le coup de sifflet final, étaient exagérés, cependant traduisent bien le soulagement du peuple violet.

Au terme d'une partie, d'une première période crispée, crispante, énervante même par moments (mauvais choix, transmissions manquées, tentatives pas cadrées). D'une seconde mieux gérée – c'est toujours plus facile quand l'adversaire s'ouvre. Mais où l'on aura vu les locaux davantage se livrer – c'est vrai également. On pense au provocateur Max Gradel, monté crescendo en régime. On pense aussi, surtout, au buteur Yaya Sanogo(al), débloqueur de la situation avant le repos, «briseur» de suspense après.


Wenger, Ben Yedder…

S'il n'avait pas marqué juste avant la mi-temps, très certainement que son un-contre-un mal négocié face au gardien adverse en début de match (7e) lui trotterait encore en tête ce matin…

Le revenant – car beaucoup le pensaient perdu pour le football – Yaya Sanogo a inscrit hier son 5e but de la saison en Championnat. Le lendemain de l'annonce du départ d'Arsène Wenger d'Arsenal, où l'avant-centre formé à Auxerre appartenait jusqu'à l'été dernier. Un signe au printemps, sûrement.

Comme le fait qu'en ce 21 avril, il y a 6 ans jour pour jour, un certain Wissam Ben Yedder signait sa tout première réalisation en L1, à Annecy, contre l'ETG. Histoires de goleadors.


Les buts

42e : corner de Gradel tiré de la gauche vers la droite, au premier poteau, et tête plein-fer de Jullien que repousse Ludovic Butelle d'un arrêt de hand ; dans la continuité de l'action, Max-Alain Gradel récupère, toujours sur son aile gauche, et centre du gauche au cordeau. Du plat du pied droit, de près, Yaya Sanogo trompe le portier angevin entre les jambes (1-0).

59e : lancé par Gradel côté gauche, Sanogo se fait crocheter par Thomas dans la surface de réparation (lequel sortira bles-sé sur le coup) = penalty. Gradel prend Butelle à contrepied d'un tir tendu, mi-hauteur, axe gauche (2-0).


Michaël Debève : "Une victoire méritée"


Michaël DEBÈVE : «C'est une victoire méritée. On a eu 25 premières minutes difficiles, mais nous avons su être patients puis efficaces sur nos occasions. Ce succès nous fait du bien. On attendait ça depuis un moment. On renoue avec la victoire et c'est essentiel. On n'a pas non plus concédé d'occasion, et c'est une autre bonne nouvelle. J'ai félicité les joueurs, cependant on se doit de rester vigilants car rien n'est encore fait (concernant le maintien, ndlr). On a commencé cette semaine à 3 matches par une victoire, il reste 6 points en jeu (déplacements à Caen mercredi en match en retard et à Rennes dimanche) et si ça se passe bien on se rapprochera de notre objectif. On a notre destin entre nos mains.»

Christopher JULLIEN : «Ce soir, il y avait la manière car l'état d'esprit était irréprochable. Quand on a cet état d'esprit, on est presque intouchables… Tout le monde s'est rebellé et c'est une victoire qui nous fait beaucoup de bien. à la fin de la semaine, on peut être maintenus ! »

Stéphane MOULIN : «Quand on a 60% de possession comme aujourd'hui (56 en réalité) on s'incline souvent, parce que ce n'est pas notre jeu. On s'est contentés de conserver le ballon mais sans chercher à être dangereux. On a eu un déchet technique invraisemblable et Toulouse en a profité. On n'a pas réussi à se hisser à la hauteur de ce match. Il nous a manqué trop de choses. À force de dire que le maintien est assuré… On avait l'occasion de le faire ce soir et on ne l'a pas fait. Peut-être que nos 37 points suffiront, or il serait préférable de se mettre définitivement à l'abri et ne pas jouer avec le feu.»


Gradel le dynamiteur

Lafont (11/20).

- Réduit au chômage technique (0 tir cadré), il s'est improvisé libéro en s'aventurant loin de sa cage pour stopper Traoré qui venait de griller toute la défense (22). Une soirée les doigts de pieds en éventail pour le portier toulousain.

Amian (11).

- Propre et autoritaire dans ses interventions, il s'est surtout cantonné aux tâches défensives. Une prestation néanmoins convaincante pour le Pitchoun.

Diop( 11).

- Suppléé par Lafont après s'être fait enrhumer par le TGV Traoré sur le côté droit (23), il a toutefois rendu une copie sans rature en se montrant notamment solide dans le domaine aérien.

Jullien (10).

- Peu sollicité tout comme son compère de charnière, il est resté vigilant même s'il se fait prendre de la tête par Oniangué à l'heure de jeu, puis devancer au premier poteau par Toko Ekambi dans la foulée (66).

Moubandjé (11).

- Rarement mis en danger par les attaquants angevins, il a tenté d'apporter le surnombre offensivement bien que son unique frappe peu avant la pause finit dans la Garonne (40).

Sangaré (12).

- En bon entremetteur, il est à l'origine du rencard entre Sanogo et Butelle grâce à une passe inspirée dans le dos de la défense (7). Intéressant dans son poste de relayeur, il aurait également pu faire le break sans une belle horizontale de Butelle (52). Remplacé par SYLLA (85) auteur d'un excellent centre pour Somalia dans les arrêts de jeu (90+3).

Cahuzac (12).

- Absent face à Dijon, il ne s'est pourtant pas économisé en dégustant d'emblée le mètre quatre-vingt-dix d'Oniangué dans le buffet (4). Si sa tignasse a souvent lancé le pressing, le Corse a également multiplié les interventions toutes plus propres les unes que les autres après la pause.

Imbula (10).

- Comme (trop) souvent, l'ancien Marseillais était branché sur courant alternatif. S'il a tenté de casser les lignes grâce à des raids solitaires dont il a le secret, il a aussi connu un certain déchet dans ses transmissions.

Delort (9).

- Il obtient une occasion grâce à son gnac mais se heurte à Butelle dans un angle compliqué (36). Déporté sur les côtés au gré des permutations avec Gradel, l'ancien joueur des Tigres a pourtant rarement sorti les griffes malgré sa combativité. Remplacé par SOMALIA (75).

Sanogo (12).

- Dès la septième minute de jeu, il manque son face-à-face avec Butelle alors qu'il avait tout le temps d'ajuster le portier. Visiblement vexé, l'attaquant s'est rattrapé en ouvrant la marque sur un bon service de Gradel (42), puis en obtenant le penalty du break (59). Remplacé par TOIVONEN (83).

Gradel (13).

- Dans un ensemble manquant cruellement de rythme, surtout en première période, il n'a jamais cessé de provoquer. Véritable feu-follet, il offre l'ouverture du score à Sanogo (42), avant de transformer avec autorité le penalty obtenu par son compère en guise de remerciement (59). Une prestation ponctuée d'un petit-pont plein de malice pour faire lever le Stadium (83).

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