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Patrick Desprez, Camille Montagu, Maxime Noix pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Lille aux trésors ou Lille aux cauchemars : avec un jeu de mots, sans minimiser l'enjeu crucial de la rencontre, cela passe toujours mieux. Soit le Toulouse Football-Club l'emporte et, à J-2, se met dans les meilleures dispositions pour entrevoir un 16e exercice d'affilée en élite ; soit il connaît l'échec et peut s'attendre à 2 derniers matches où son palpitant ne sera pas épargné. Pas sorcier, pas simple à gérer pour autant. Forcément… «La pression sera sur les deux équipes» précise d'emblée Michaël Debève.


Opération «+5»

«Il suffit de regarder le classement, explicite l'entraîneur téféciste. En cas de victoire, on aura 5 points d'avance sur notre adversaire avec un bon goal-average (-14 vs -23). On serait non pas sauvés mais très proches du maintien. En revanche, il est clair qu'un mauvais résultat nous mettrait en difficulté… Enfin, un nul nous laisserait à distance du Losc (2pts, ndlr) et ce serait aussi vraiment dangereux surtout que les Dogues reçoivent Dijon derrière. Les joueurs, le staff, le club en a conscience, martèle ''MD'' : l'objectif est de gagner afin de s'éloigner de la zone rouge.» Rappelons une dernière fois que le 18e est barragiste et que les 19e et 20e descendent en Ligue 2. «Je n'oublie pas non plus de remarquer que Strasbourg est revenu ''dans la course'' (1pt devant)», en termine avec sa calculette le coach.

Oui, le jour J est donc arrivé, on y est. Au pied du mur et de cette antépénultième joute cochée sur le calendrier depuis belle lurette – au vrai, depuis que les Violets flirtent avec la ligne de flottaison. C'est-à-dire sont agrippés à la 17e place, dernier strapontin donnant droit de rester en L1 l'année d'après. Une position que les hommes de Debève squattent sans discontinuer – mis à part pour être tout à fait exact à l'issue de la 34e journée grâce à un succès retrouvé face à Angers (2-0) et du 16e rang obtenu – depuis le 3 mars, soirée où ils avaient ramené un point de Metz, cancre de la classe (1-1). Ironie du ballon rond.

De l'eau a coulé sous les ponts et les Garonnais ont alterné des hauts et des bas : du méritant (pas récompensé face à l'OM : 1-2), du surprenant (scénario de ouf devant le Racing : 2-2), du désespérant (battu à plate couture à Lyon : 0-2), du désopilant (piégé à la maison par le DFCO : 0-1). Avant une semaine passée… par tous les états : victoire déjà citée face au SCO, nul vierge à Caen, revers 1-2 à Rennes. «Nous avions su nous montrer solides contre Angevins et Caennais (aucun tir cadré concédé), on n'a pas su rééditer la performance en Bretagne. C'est là, insiste Debève, que le bât blesse parce que le contenu avait été plutôt intéressant.»

La «faille» n'a pas échappé à Christophe Galtier, ancien de la Maison violette (1990-93) : «Il va falloir s'engouffrer dedans !» lâche le technicien nordiste. Mika Debève qui a bien constaté que «les Lillois, depuis la reprise («Galette» est arrivé à la trêve), sont capables de marquer partout», répond façon berger à la bergère : «S'ils ins- crivent des buts, ils en prennent éga- lement beaucoup.» Précisément 59, 4e pire arrière-garde du Championnat. «à nous d'en profiter et de les faire plier», assène le tacticien picard.

Bref, le coup d'envoi a déjà été donné par – au passage – le seul arbitre tricolore sélectionné au Mondial-2018 en Russie, M. Turpin.

«Nous aussi, conclut Debève, on a des arguments offensifs. Les joueurs ont vraiment à cœur d'être à 17 heures, face à l'événement, devant des travées dont on aura besoin pour nous pousser vers la victoire. On a envie de se rassurer le plus vite possible. Le groupe est prêt, dans les têtes, à combattre. Il renferme des forces, il répond parfaitement à tout ce qu'on peut lui proposer.»

Y'a plus qu'à…

TFC-Lille : les différents scenarii

Bien sûr rien ne sera acté – comprendre scellé définitivement, nonobstant la possible relégation de Metz en cas de revers – dans le Championnat d'«en-bas», ce soir, sur les coups de 18h50. Ce qui n'empêche pas de se livrer à quelques projections…


L'idéal : le Tef 16e

Victoire du TFC face à Lille

Défaite de Troyes à Lyon

Défaite de Strasbourg à Rennes

Résultat : Toulouse grappillerait une place, dépassant les Alsaciens de Thierry Laurey pour se hisser au 16e rang. Se ménageant, surtout, un petit matelas sur la zone de turbulences : 5 points d'avance sur Troyes, barragiste, et Lille, 1er relégable !

Notre simulation donnerait ainsi :

16. TFC 37pts, -13 a minima*

17. Strasbourg 35pts, -23 a minima

18. Troyes 32pts, -22 a minima

19. Lille 32pts, -24 a minima


Le pire : le Tef relégable

Défaite du TFC face à Lille

Victoire de Troyes à Lyon

Victoire de Strasbourg à Rennes

Résultat : Toulouse dégringolerait de 2 places, dépassé directement par les Lillois comme les Troyens – ces deux équipes se situant 2 points derrière les Garonnais avant le dé-but de leurs matches respectifs. La troupe à Michaël Debève, surtout, ne serait plus maître de son destin…

Notre simulation donnerait ainsi :

16. Strasbourg 38pts, -21 a minima*

17. Troyes 35pts, -20 a minima

18. Lille 35pts, -22 a minima

19. TFC 34pts, -15 a minima


L'entre-deux : statu quo

Nul du TFC face à Lille

Défaite de Troyes à Lyon

Résultat : si on se refuse à spéculer sur la rencontre Rennes-Strasbourg, Toulouse conserve 2 unités d'avance sur Lille et en aurait 3 sur... Troyes. Un coup – presque – pour rien.

Notre simulation donnerait ainsi :

TFC 35pts, -14

Lille 33pts, -23
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Troyes 32pts, -22 a minima*

(*) Car en cas de victoire il faut au minimum ajouter un but et en cas de défaite en retirant pareillement un. Nous nous sommes donc basés sur la différence de buts actuelle des clubs concernés avec la don-née variable +1 ou -1.

 

Cahuzac touché au dernier entraînement

Aïe ! le poumon corse de l'entrejeu Yannick Cahuzac n'a pas terminé la séance hier soir, victime d'une tension aux adducteurs. Il est incertain. Verdict définitif cet après-midi.

Sinon, le buteur-maison (ses 5 réalisations l'ont été à domicile) Sanogo dans les tribunes, c'est Delort qui sera aligné sur le front de l'attaque par Mika Debève. Par ricochet, un doute concerne le locataire de l'aile droite : d'après les oppositions du milieu de semaine, Jean part avec une petite longueur d'avance sur Mubele. Ensuite, l'entraîneur qui a essayé mercredi la paire de relayeurs Somalia-Sangaré, pourrait ainsi se priver au coup d'envoi du gaucher Imbula.

 

Ces anciens qui apportent leur soutien

Moussa Sissoko et Étienne Capoue ont adressé quelques mots à leur club formateur, en pleine lutte pour le maintien. Une initiative qui a incité d'autres joueurs à faire de même.

Étienne Capoue et Moussa Sissoko étaient deux belles raisons de voir jouer le Téfécé entre 2008 et 2013, période pendant laquelle les supporters étaient habitués aux saisons moroses (hormis en 2008-2009). Avec Wissam Ben Yedder et André-Pierre Gignac, ils sont les derniers à avoir explosé sous le maillot violet. Les deux joueurs de Premier League n'ont pas oublié le club où leur carrière a décollé. Après une rencontre opposant leurs équipes respectives (Watford et Tottenham), ils ont apporté leur soutien aux Violets, lundi soir au micro de SFR Sport : «Le TFC doit se maintenir» a scandé Capoue. Son ancien partenaire a affirmé être «de tout cœur avec les Violets, ils vont assurer le maintien. On a confiance en eux.» Une action qui n'a pas laissé insensible deux anciens joueurs du club.


Match après match

Johan Elmander, 36 ans, a embelli de nombreuses soirées au Stadium entre 2006 et 2008. À l'occasion de Toulouse-OM (1-2 le 11 mars), le Suédois est revenu dans une ville qui lui a réussi. Ce passage lui a permis de se rappeler de très bons souvenirs : «C'était très sympathique de revoir toutes les personnes du club ainsi que Jimmy Durmaz et Ola Toivonen.» L'international suédois explique être tombé sous le charme de la Ville rose : «J'ai passé de bons moments avec ma famille. La nourriture était excellente.»

Après avoir raccroché les crampons en janvier, Elmander décrit son passage à Toulouse comme étant l'une des plus belles expériences de sa carrière. Il a retracé une fin de saison 2006-2007 exceptionnelle : «Se qualifier en Ligue des champions lors du dernier match, à domicile face à Bordeaux, il n'y avait pas de meilleure fin possible.» Ce soir-là, l'attaquant scandinave avait inscrit un triplé. L'ancien joueur de Galatasaray n'a plus le temps de regarder tous les matches du Toulouse FC.

Mais il regarde les résultats et reste bien au courant de la situation que traverse le club. Johan Elmander a voulu adresser quelques mots à son ancien club de cœur : «La confrontation de ce week-end est capitale. Si Toulouse gagne, le club serait évidemment dans une situation bien plus confortable à deux journées de la fin. Les joueurs doivent prendre les matches qu'il reste les uns après les autres.»


«Tout se joue sur le terrain»

Formé au Tef, Nicolas Dieuze a passé une grande partie de sa carrière dans la Ville rose, d'abord entre 1999 et 2001 puis de 2003 à 2008. Abonné au Stadium, l'Albigeois ne veut pas tirer la sonnette d'alarme : «Le TFC est dans une meilleure position que Lille avant le match d'aujourd'hui.» L'ancien Toulousain étaye sa pensée : «Il faut que cette équipe ait un supplément d'âme. Mais les paroles ne suffisent pas, tout se joue sur le terrain.»

Des luttes pour le maintien, Nicolas Dieuze en a connu, notamment lors de la saison 2007-2008 : «La chose la plus importante : savoir gérer ses émotions. Il faut aussi créer une cohésion de groupe, dans un climat qui n'y est pas forcément propice.» L'ancien milieu défensif conclut par un message de soutien : «Ce n'est pas une situation facile pour l'équipe. Mais j'espère qu'elle va faire le nécessaire pour se maintenir.»

Thierry Moreau, ancien n°10 du TFC : «Toulouse va se sauver»

Numéro 10 et meneur de jeu du TFC de 1994 à 2001, Thierry Moreau a disputé 240 matchs avec les violets. Toujours passionné de foot, il entraîne aujourd'hui Bayeux en Normandie en National 3.

Ceux qui ont suivi le TFC dans les années 90 et le début des années 2000 se souviennent forcément de Thierry Moreau. À une époque où le mythique flocage Ola était encore estampillé sur le maillot violet, il dirigeait l'attaque toulousaine. Peu enclin à défendre, il distillait ses passes minutieusement entre les lignes, sans hésiter à tenter sa chance de loin. «J'ai toujours été joueur dans l'âme», avoue-t-il. Un but en particulier a marqué les esprits, une frappe de 40 mètres contre Nantes en 1998 : «Les supporters m'en parlent encore, c'est vrai que ce but a marqué les esprits». Originaire de Caen, Thierry Moreau a rejoint sa Normandie natale aujourd'hui. À la sortie de sa carrière, il a entraîné le club de Fonsorbes «pour faire plaisir aux copains». Durant son passage à Toulouse, il vivait là-bas. Une vocation d'entraîneur qu'il poursuit en Nationale 3 : «J'entraîne Bayeux, un club de Normandie à 30 kilomètres de Caen. On a quelques résultats, j'apprécie le retour à l'amateurisme».


«Certains joueurs ne transpirent pas le plaisir aujourd'hui»

Après avoir eu quelques touches dans le milieu professionnel, Thierry Moreau est revenu à ses premières amours, un peu écœuré par les à-côtés du monde professionnel. «Les réseaux sociaux, la surmédiatisation… je fuis tout cela. Beaucoup de joueurs ont du mal à le gérer. Certains deviennent plus individualistes. Ils sont là pour gagner leur vie, mais on ne peut pas dire qu'ils transpirent le plaisir de jouer sur un terrain». Un contexte en contraste avec l'époque dont se rappelle le milieu de terrain : «Quand j'ai commencé à devenir professionnel je n'en revenais pas. Être payé pour faire ce que j'aime m'a rendu heureux toute ma carrière. Il faut dire qu'on était plus libres. Je me souviens que parfois on allait se prendre une bière au marché de Tournefeuille avec d'autres joueurs. Je ne sais pas si ça serait encore possible aujourd'hui».

Au TFC il a connu des hauts et des bas, entre la ligue 1 et la ligue 2. «Humainement je n'ai que des bons souvenirs dans la ville rose. Sur le terrain il y a eu quelques passages difficiles. Le public toulousain a besoin de joueurs qui lui ressemblent. Ils veulent des joueurs qui ont une âme, comme dans le rugby». Depuis qu'il a quitté la région, certaines commodités lui manquent : «Dans le nord on manque de soleil, ça rend les gens plus fermés au premier abord. Je suis parfois nostalgique de la légèreté et de la joie de vivre des Toulousains».


Toujours amoureux du ballon

Si les premières années ont été dures, sans l'adrénaline des terrains, Thierry Moreau est resté un grand fan de jeu : «J'aurais rêvé jouer au FC Barcelone, époque Guardiola. Cette équipe était vraiment belle à voir jouer. De manière générale je suis beaucoup de matchs». Il sera d'ailleurs devant son poste pour suivre le match des violets contre Lille ce dimanche : «Je pense que Toulouse va se sauver. Il y a des équipes qui méritent moins qu'eux de rester dans l'élite». En espérant que son pronostic se réalise pour le TFC.

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