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Nicolas Stival pour 20 minutes

 

Interview

Aucun supporter du TFC n’a oublié la victoire à Angers, le 14 mai 2016 (2-3), point final de l'incroyable « remontada » amorcée deux mois plus tôt par Pascal Dupraz. Ni le masque de Spiderman arboré par un Adrien Regattin en caleçon lors de la fête d’après-match, son dernier avec le TFC avant de rejoindre le club d’Osmanlispor, situé à Ankara, la capitale turque.

Deux saisons plus tard, le milieu offensif de 26 ans reste sur un exercice réussi à titre personnel, mais conclu sur une relégation. L’international marocain espère de tout cœur que « son » TFC ne suivra pas la même trajectoire, samedi soir après la réception de Guingamp, lors de l’ultime journée de Ligue 1.


Comme le TFC, Osmanlispor (16e sur 18 formations de Süper Lig) a vécu une saison très compliquée…

Oui, il reste une journée à jouer, mais nous sommes officiellement relégués depuis lundi soir et la victoire d’Akhisar contre Kayserispor (1-2). Il y a trois équipes qui descendent, et c’était la seule que l’on pouvait encore espérer rattraper. C’est compliqué à vivre.

L’an dernier, nous avions joué la Ligue Europa jusqu’en 16es de finale (élimination contre Olympiakos), et nous avions terminé premier de notre groupe devant Villareal que nous étions allés battre en Espagne (1-2). Aujourd'hui, on descend. J’ai connu quatre ou cinq coachs en deux ans, il y a eu 15 nouveaux joueurs cette saison… Nous avions beaucoup d’individualités mais pas forcément un collectif. Et nous nous sommes réveillés un peu trop tard.

Sur le plan personnel, vous sortez de deux bonnes saisons en Turquie.

Oui, je me sens très bien ici, le club m’a mis dans les meilleures conditions possible, le championnat est bon et Ankara est une super ville. En deux ans, j’ai beaucoup, beaucoup joué, à droite, à gauche, mais aussi comme numéro 10 ou numéro 8. J’ai fait une belle saison, avec six buts marqués toutes compétitions confondues. Ceci dit, collectivement, c’est un échec qui fait mal. Mais j’ai le mental pour rebondir et je vais le faire.

Et pendant ce temps, Toulouse n’est pas très loin de la relégation, non plus…

Je reste un grand supporter du TFC et ça fait mal de le voir dans cette situation. J’ai vu 60 ou 70 % des matchs avec le décalage horaire, qui est de deux heures l’hiver. Après avoir joué avec Osmanlispor, je regardais la rencontre de Toulouse. Franchement, je trouve qu’ils ont de super joueurs devant, avec Delort, Gradel et Durmaz, mais aussi Imbula au milieu. Derrière, c’était costaud l’an dernier, avec Amian, Diop, Jullien, Moubandje ou Sylla.

Après, Pascal Dupraz a pris l’été dernier des joueurs qui avaient peu joué les saisons précédentes, et il y a eu parfois des creux sur le plan physique. En plus, quand tu es dans une spirale négative, c’est dur d’en sortir. On a connu ça, il y a deux ans, malgré le talent des Braithwaite, Ben Yedder, Trejo ou Didot. Il y a peut-être aussi un souci collectif. L’équipe a de super individualités, comme nous avec Osmanlispor, mais ça ne fait pas tout.

Restez-vous en contact avec des Toulousains ?

Oui, le « Pantch » [Pantxi Sirieix, retraité depuis l'été dernier mais présent dans l’encadrement] est un grand ami, ainsi que d’autres joueurs de ma génération, comme François Moubandje. On s’envoie beaucoup de messages.

Qu’allez-vous leur dire avant TFC - Guingamp ?

Rien d’extraordinaire, sinon que toute une ville est derrière eux, qu’ils connaissent déjà cette situation pour l’avoir vécue il y a deux ans. Je sais très bien qu’ils vont tout donner contre Guingamp, qui n’a plus rien à jouer mais reste une très belle équipe. Bien sûr, leur sort dépend aussi du match de Caen [si le PSG gagne en Normandie pendant que Toulouse bat Guingamp, le TFC est maintenu], mais il faut d’abord se concentrer sur soi-même.

J’espère de tout cœur qu’ils vont s’en sortir, pour le club et pour toute la ville. Samedi soir, je penserai fort à eux, en souhaitant que tout se passe bien.

Le rapport entre le club et beaucoup de ses fans est très compliqué…

J’espère que les supporters feront la part des choses, qu’ils soutiendront l’équipe jusqu’au bout, pour un ou trois matchs, en cas de barrages, comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Et qu’ils feront ce qu’ils ont à faire une fois le maintien acquis.
Revenons à vous. On vous imagine mal jouer en L2 turque, même s’il vous reste un an de contrat.

Je ne ferme aucune porte, je sais d’où je viens. Je me plais en Turquie et je préférerais rester en Süper Lig, avant de revenir plus tard en France.

A Toulouse ?

Pourquoi pas un jour ? Tout le monde connaît mon amour pour le TFC. C’est mon club, c’est lui qui m’a offert mon rêve.

 

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