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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Interview

Le matin il était à l'entraînement, le soir devant sa télé. Mais son discours n'aura pas changé : «On est encore en vie et nous avons notre destin entre nos mains.» Explication de texte, en ce dimanche ensoleillé, d'un entraîneur déjà dans la bagarre des barrages.

 

Michaël, vous ne dites donc pas merci à Paris !

Non, bien sûr. Même si on est très contents d'avoir gagné, on est autant déçus que le PSG n'ait pas pu prendre les 3 points de la victoire. Cela nous aurait laissés en L1 et permis d'être tranquilles ce matin. L'équipe parisienne, très remaniée, s'est contentée de la possession. Joueurs absents, joueurs qui préparent la coupe du monde : mauvaise image de finir comme ça ; mais c'est d'abord à nous qu'il faut s'en prendre sur l'ensemble de la saison.

Terminer à 1 point du maintien, c'est du gâchis, non ?

Rageant, forcément. Tout au long du Championnat, il y a eu des possibilités – ça avait commencé avec le match à domicile face à Nice (revers 1-2, après avoir mené 1-0 et raté un penalty ; 29/11). Sur la phase retour, idem : on n'a pas pris les points qu'il fallait.

Après, ne vivons pas avec des remords.

En tout cas, le succès de samedi s'apparente à la préparation idéale pour les barrages ?

On se devait de gagner pour conserver l'espoir de se sauver, c'est-à-dire s'assurer a minima la 18e place. Il s'agissait aussi d'emmagasiner beaucoup de positif pour la suite. On a montré qu'on pouvait être efficaces défensivement et offensivement. Bref, cette victoire avec la manière arrive au bon moment.

Est-ce le match le plus accompli de votre mandat ?

Certainement. Avec l'entame devant Troyes qui m'avait beaucoup plu (NDLR : 1-0, 23eJ, 1er match en tant qu'entraîneur en chef le 27 janvier). J'ai aimé voir les joueurs plus libérés, aller de l'avant, proposer du jeu, se créer pas mal d'occasions et être récompensés en seconde période.

C'est pour cela qu'on vous a finalement peu vu vous agiter sur le banc ?

Notre début était conforme à ce que j'attendais, on était en bloc. Et les choses se sont mises en place relativement vite – malgré l'enjeu. Ce qui explique que j'ai vécu le truc assez de l'intérieur. La copie était propre, j'étais serein.

On sentait qu'on était à même de remporter cette rencontre en dépit de l'échéance du premier but, retardée par un très bon gardien en face.

Ou n'étiez-vous pas échaudé par les sifflets du public à votre encontre à l'annonce des équipes ?

Non, je ne vais pas être moins actif dans ma zone technique parce qu'il y a du mécontentement en tribunes ; ça fait partie de la fonction.

Les supporters, parlons-en, continuent leur fronde…

Ceux qui se sont déplacés au stade étaient à fond derrière leur équipe. On avait besoin d'eux pour nous pousser. Je tiens à les remercier.

Revenons au terrain : le Tef a été costaud derrière.

On n'a pas tellement été mis en difficulté par l'adversaire, c'est vrai. Il fallait se rassurer avec une défense remaniée.

Justement, Yago préféré à Amian. Pourquoi ?

C'était pour l'expérience. à l'instar de François (Moubandjé qui remplaçait Issiaga Sylla), Steeve connaît ces matches-là, comment gérer la pression, il en a l'habitude. Puis la saison est longue, également, pour Kelvin avec les matches en Espoirs. Je voulais le faire souffler ; et il a fait une bonne entrée.

Au milieu, Imbula a sorti «LE» match.

Je pense que Gian(nelli) a été important, oui. Comme il l'avait été face à Marseille (29eJ, 1-2) ou à l'aller au Roudourou (8eJ, 1-1). Il est performant quand il le faut. De bon augure pour les deux matches qui nous attendent.

Quant à Gradel, il a retrouvé son pic de forme !

Encore une fois, pareillement que Gian, Max n'a pas beaucoup joué l'année passée. Des fois, leurs productions sont moins abouties. Maintenant, on sait son talent. Et il a toujours répondu présent aux grands matches. Grâce à ses différences individuelles.

Votre 4-3-3 avec Gradel et aussi Durmaz était très ambitieux. Des regrets de ne pas l'avoir testé plus tôt ?

Ils étaient titulaires et associés en début de saison. Mais Jimmy a eu un passage à vide au cœur de l'automne et Max s'était aussi blessé.

Les derniers barrages du TFC en 1991, vous les aviez joués. Racontez-nous.

ça se rapproche de la Coupe de France sauf qu'il y a deux manches. Cela a une odeur spéciale. Le parfum est particulier, l'engagement intense et les temps morts absents. Il y a une belle communion avec le public.

Ce sont de vraies batailles.

Et vous aviez marqué au Stadium…

Oui, le 3e de la soirée : sur un décalage de Beto Marcico, d'un tir croisé à l'entrée de la surface.

 

Cahu sur le pont après-demain ?

C'est du 50-50, nous a dit Mika Debève hier midi après le décrassage dominical. «Yannick va de mieux en mieux, même s'il n'a toujours pas repris avec le groupe. Il sera certainement là dimanche mais pour mercredi il y a une chance sur deux. Ce matin, il a pu accélé- rer et retoucher le ballon. Faudra surveiller son réveil demain (aujourd'hui). Avec les lésions musculaires, on est obligé de procéder étape par étape. Nous restons prudents, tant qu'il n'a pas réintégré le collectif.» Pour rappel, la sentinelle Yannick Cahuzac s'est donné une petite déchirure aux adducteurs droits la veille – samedi 5 mai – de TFC-Lille. Avant-hier, il avait été convoqué dans une liste élargie (pour faire profiter de son vécu) cependant n'a pas été couché sur la feuille.

Incertain et in fine absent des «18» après un dernier point samedi en matinée, l'attaquant Andy Delort a dû observer 24h de repos sui-te à une contusion à la cheville droite – stigmate du déplacement à Bordeaux. «Il sera en reprise ce lundi, se satisfait le coach téféciste, donc opérationnel.»

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