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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Dix-huitièmes, les Violets se voient offrir deux matches pour se maintenir en élite. Pas facile, la mission n'est pas impossible. Listons les bons points haut-garonnais.

En 95 minutes, les Toulousains se sont remis à l'endroit. En tout cas, sur le chemin du maintien, dans le sens de la bonne marche et d'un match cohérent et constant sur la durée. Ce qui, avouons-le sans détour, ne leur était plus arrivé depuis le succès, déjà à la maison, sur Angers (2-0) en date du 21 avril. Soit un mois pile-poil. Une éternité ou pas loin dans le monde du ballon rond. Fini la débandade bordelaise, place aux espoirs de sauvetage. La preuve en quatre fondamentaux – et en rimes !


Responsabilités assumées

Un pour tous, tous pour un… Les Mousquetaires violets n'ont pas failli samedi. Issa Diop, en bon capitaine, l'avait annoncé la veille. «Assez de paroles, dixit le central droit, place aux actes.» L'international Espoirs montra d'ailleurs le (bon) exemple avec une première montée autoritaire au quart d'heure, ponctuée d'un coup franc aux 25m exécuté au-dessus de la lucarne par Imbula (19e). «Même si on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes de se retrouver dans cette position aujourd'hui, renchérit Max-Alain Gradel, on a répondu présent sur le match. C'était important et c'est rassurant. Si on appréhende les barrages de la sorte, en sacrifiant chacun aux efforts, ça va le faire et on passera.» Même son de cloche chez le dernier rempart, décisif lui à l'autre extrémité du XI de Michaël Debève. «On a fait le boulot, lâche Alban Lafont. Il faudra garder un état d'esprit identique mercredi et dimanche prochains.» Avant de conclure : «On mérite notre place en L1, à nous de le prouver sur le terrain.» Pas mieux.


Copie achevée

Coach Debève s'en réjouit dans l'interview qu'il nous accorde. Tous les secteurs ont été à la hauteur. Si les coéquipiers de Jimmy Briand ont cadré 6 tentatives, Lafont n'a vraiment été inquiété qu'à 2 reprises déjà évoquées dans notre compte-rendu dominical : main gauche (55) et gant droit (63). Nonobstant, naturellement, la réduction du score œuvre de Clément «Juninho» Grenier (ballon pris exter du cou de pied, d'où sa drôle d'évolution : 2-1, 66e). Un cran au-dessus, le trio Somalia-Sangaré-Imbula a dominé la paire de récupérateurs Deaux-Blas. Physiquement (quel impact, le jeune Ivoirien !), tactiquement (le jeu entre les lignes du Brésilien du Tef), techniquement (la patte gauche de l'ancien Marseillais). Aux avant-postes, enfin, le Toulouse FC en a fait voir de toutes les couleurs à l'EAG. Flanc droit, Jimmy Durmaz a usé l'ancien de la maison violette Tabanou ; tandis que son alter ego Rebocho doit sûrement encore cauchemarder des dribbles de Gradel. On ne zappera pas le coaching : Amian a été un bon relais de Yago ; Mubele (pour Durmaz) aurait dû être passeur décisif à destination de Sanogo sans la parade de hand signée du portier costarmoricain Johnsson (86e) ; Toivonen a remplacé Somalia dans la même idée de perturber les transmissions adverses. Allez, pour illustrer notre propos, il n'y a qu'à se repasser en boucle la deuxième réalisation du Téfécé : récupération haute, phase de conservation, accélération d'Imbula, une-deux d'école Sanogo-Durmaz, plat du pied sécurité pour parachever l'ensemble. ça paraît simple, on en redemande…


Certitudes retrouvées

On vous voit venir : la vérité d'un match… En attendant, un succès pas volé et de surcroît qui datait (2 victoires sur les 14 dernières journées) n'est jamais à minimiser. «Avec la manière, sans stress superflu» synthétise Debève. «On a montré un beau visage ce soir, c'est positif, ça nous remplit d'espoirs» dira en zone mixte «MAG». Et de préciser : «Aujourd'hui, je crois qu'on a tous pris du plaisir.» «Dans le don de soi, individuel et collectif» – comme l'appelait de ses vœux en avant-match l'entraîneur picard. Il n'y a pas de secret au foot : défendre ensemble, attaquer de concert. « Quelles seront nos attitudes au coup d'envoi : ça, c'est un truc qu'on ne peut pas savoir avant… » s'était interrogé «MD» ? Il doit être totalement rasséréné à l'aube de cette semaine cruciale.


Calendrier à bonifier

Le prébarrage ou play-off 2 entre l'ACA au HAC ayant été reporté vendredi de 48h suite aux blocage et caillassage du bus normand, l'adversaire du TFC – au lieu de bénéficier d'un jour de récupération supplémentaire – en a un de moins. Dans le money-time, ça peut compter…


Pratique

Dates et diffuseurs

Aller mercredi 23 mai / Stade François-Coty, à 20h45 : AC Ajaccio - Toulouse FC sur Canal+ Sport et beIN1 ;

Retour dimanche 27 mai / Stadium municipal, à 21h : Toulouse FC - AC Ajaccio sur Canal+ et beIN1.

Tarifs

La billetterie «téféciste» est ouverte. En dehors de 2 invitations offertes à chaque abonné (à retirer à partir de demain), toutes les places du Stadium – virages, Honneur Nord et Sud – sont au prix unique de 5€.


Ce sera… l'AC Ajaccio

Match de folie sur l'île de Beauté avec un penalty en prolongation sifflé pour intimidation envers l'arbitre, 4 cartons rouges dans l'affaire (2 dans chaque camp), une réserve technique déposée par les dirigeants corses puis, au final, une égalisation à la dernière seconde des 5 minutes de temps additionnel de la seconde mi-temps de l'extra-time ! Ouf… Hier soir, dans ce prébarrage reporté, les Corses du Sud sont venus à bout des Normands du Havre à l'issue de la séance de tirs au but (2-2 ap, 5-3 tab) dans une ambiance indescriptible à François-Coty. Ah, on oubliait : l'entraîneur de l'ACA, Olivier Pantaloni, a lui aussi été exclu !


En mai 1991, ils l'avaient fait

La dernière fois que le Toulouse FC a dû s'employer dans des barrages, remonte à la saison 1990-1991. C'était – également – pour ne pas descendre. Dix-neuvièmes, les hommes de Pierre Mosca sont opposés au RC Lens, vainqueur des play-offs de D2 à l'époque (deux groupes).

Sur le papier, le règlement est moins avantageux pour le club de l'élite puisque le match retour se déroule chez le pensionnaire de l'échelon inférieur. Ainsi, Beto Marcico and Co (le goal Huc, Hernandez le père de, Lestage, Ruty et Debu, Despeyroux ou encore Delpech) qui accueillent les Sang et Or le 28 mai, les renvoient à leurs chères études via un cinglant 4-0 (Bancarel, Hernandez, Debève, Hernandez). Pas de trop, disent-ils en chœur au coup de sifflet final, avant, trois jours après, le second round redouté dans l'enfer du Nord. En effet, Félix-Bollaert, ses 40.000 fans en fusion et son speaker-supporter vont faire passer quelques sueurs froides aux Sudistes qui s'en sortiront avec un court revers (0-1, Monteilh 68) – mais qui vaut billet au TFC pour la première division.

 Barrages, mode d'emploi

Après 1967, 1981 et 1991 (au-dessus), le Toulouse Football-Club s'apprête à vivre une quatrième fois les barrages. Il s'en est sorti à deux reprises, ne descendant pas et validant sa place en L1 ; tandis qu'en 1981 après avoir disposé de Noeux-les-Mines dans les play-offs d'alors en L2, il butera sur l'autre TFC, Tours, et restera par conséquent coincé dans l'ascenseur pour la L1.

Revue de détail ou petit livret de ce que le peuple violet doit savoir avant d'attaquer cette semaine vitale.


Historique.

Une tradition française qui avait disparu en 1993 puis réapparaît. Voilà pour le condensé. Au vrai, les premiers barrages – au passage, une bonne fois pour toutes on va souligner qu'on emploie le terme au pluriel puisqu'il y a deux matches – datent de la saison 1950-1951. Lens et Sète se maintiendront en élite cette année-là au terme d'un mini-championnat. Aussi, depuis leur réinstauration en mai dernier (Lorient vs Troyes), on en comptabilise 29 et, réellement entre D1/L1 et D2/L2 : 22.


Statistiques.

Et sur cette bagatelle, 16 ont souri aux équipes hiérarchiquement inférieures. Autrement chiffré, cela revient à du 73% au profit des clubs de L2. Traduire : avantage aux petits. Vous avez dit dynamique ? On relèvera encore qu'il y a des spécialistes de cet «atelier» d'équilibriste ou funambule (rayez la mention i-nutile) : Nîmes, Strasbourg et Rennes en ont disputé 5 chacun. Pour, à l'arrivée, des destins croisés : 4 réussites en ce qui concerne les Crocos, 3 eu égard au Racing, une seule au crédit des Bretons.


Règlement.

Pas sorcier : les barrages répondent aux mêmes lois que les matches de Coupe au sens large du terme. L'article 505 ter de la Ligue de football professionnel, intitulé «Barrages accession-relégation», fait foi.

à savoir qu'en cas d'égalité (même nombre de buts inscrits sur les deux rencontres, évidemment), le critère de départage est le plus grand nombre de buts marqués à l'extérieur. Si jamais l'égalité persiste, on joue la prolongation (deux mi-temps de 15minutes) et c'est l'équipe qui a inscrit le plus de buts qui se qualifie. Enfin, si aucun but n'est marqué pendant ladite prolongation, des tirs au but du point de réparation déterminent quelle équipe l'emporte. C'est les fameux pénos, quoi !


Précédent.

La saison passée, donc, si vous avez bien suivi : au match aller, Troyes s'était imposé – sur le fil et grâce à son vétéran à jouer Benjamin Nivet – 2-1 face au Lorient de Bernard Casoni (Darbion 37, Nivet 90+1 / Waris 82). Trois jours plus tard, le dimanche 28 mai 2017, les Merlus dans leurs filets du Moustoir étaient restés muets. Bredouilles, plutôt. La troupe de Jean-Louis Garcia regagnant la crème du football hexagonal une saison seulement après l'avoir quittée (2015-16).

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