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Patrick Desprez, Ra. B., Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Interview

La preuve par six. «Au service du club» depuis 2012, l'international burkinabè (39 sél.) est redevenu titulaire depuis 2 matches. Interview tac au tac.

 

 

Steeve, reste le billet à composter...

Bien sûr. C'est un dernier rendez-vous à la maison. Devant nos fans. Il faut assurer.

Avec l'idée de se remettre les travées dans la poche.

L'année a été délicate, on le sait tous. On a la chance de boucler la boucle chez nous, je le répète.

On va donc tout mettre en œuvre pour que ça se passe bien. On est conscients de tous les efforts consentis par chacun, c'est une obligation de ponctuer l'affaire par une bonne note.

Franchement, à 3-0 à domicile face à une L2 diminuée, vous n'avez pas à trembler ?!

On demeure mobilisés. L'AC Ajaccio est une bonne équipe qui est quand même 3e de son championnat ; ce n'est pas rien. Après, on a prouvé qu'on était capables de bonnes choses.

Le piège serait d'être suffisants, non ?

On ne va pas se mentir : dans les têtes, avec un tel score après le premier round, on a un certain capital confiance. Mais l'on doit rester professionnels par rapport à notre saison qui a été ce que l'on sait.

Pas encore en vacances, alors ?

Non, pas du tout.

Qu'est-ce que ça change d'en passer par les barrages ?

ça ressoude les liens entre nous encore plus. Notre rencontre à Montpellier était vraiment de bonne facture, on ne nous avait pas vus sortir une telle performance depuis longtemps. Oui, vraiment, ça a créé quelque chose de plus. Sitôt la dernière journée et le succès devant Guingamp, on s'est remis au boulot. Le coach, la direction, tout le monde était bien. Et bien là. On a trouvé comme un second souffle pour terminer la saison dans une période un peu bizarre avec les supporters.

Avez-vous douté à La Mosson avant d'ouvrir le score ?

Normal. Malgré l'EAG, on était un peu en manque d'assurance quand même. Puis…

Oui…

C'est un match couperet, donc on ne sait jamais comment cela va se passer. Maintenant, on l'a abordé tel qu'il le fallait.

Selon vous, ce sera le même type de match, au Stadium ?

Ce serait bien pour nous (large sourire). On est certains, je le

répète, de ce qu'on peut faire.

On a envie de vous demander : pourquoi ne pas avoir joué comme ça toute la saison…

Ben, toutes les années ne se ressemblent pas. Allez, on va retenir la fin d'exercice. Et si on pouvait boucler avec 3 victoires…

 

Adrien Regattin, ancien joueur du TFC : «il faut tous être derrière le club !»

Évoluant aujourd'hui au sein du club turc d'Osmanlispor, l'ex-Toulousain Adrien Regattin a porté le maillot violet pendant sept saisons, de 2009 à 2016. À la veille du match retour face à Ajaccio, il n'imagine pas une seule seconde une Ligue 1 sans son ancien club. Devant sa télé mercredi soir, il a suivi le barrage aller avec attention. «C'est une superbe victoire à l'extérieur, et on peut dire que 90 % du chemin est fait. Le plus important dans ces matchs, ce n'est pas le jeu, c'est de gagner». Avec 3 buts à l'extérieur, les supporters toulousains ont été servis sur ce point-là. Ces mêmes supporters qui ces dernières semaines ont eu du mal à pardonner à leur équipe. Ce que l'ex-Toulousain comprend. «Il faut savoir faire la part des choses. Là nous sommes face à un match décisif. Il faut que les supporters soient derrière le club comme ils l'ont été jusque-là. Il faut attendre pour les reproches, il faut les encourager encore un peu, et ensuite il sera temps de régler ses comptes», juge Adrien Regattin.


«Le public c'est vraiment le 12e homme»

En 2016, lors de l'épopée héroïque de Dupraz et de ses joueurs, le Franco-Marocain était de l'aventure. Et sans l'appui du public, difficile d'imaginer ce qu'aurait été la fin de saison.

«Avoir les supporters de son côté c'est primordial. Le public, c'est vraiment le 12e homme. Quand Pascal Dupraz est arrivé et que l'on a commencé à gagner, le Stadium était presque plein à chaque match, dans la rue les gens s'arrêtaient pour nous dire ''on va le faire'', et ça, c'était très important pour tout le monde. Quand le kop est venu à Angers, c'était fabuleux. Je revois encore le comité d'accueil à l'aéroport et j'ai des souvenirs plein la tête», se remémore encore Adrien.

Des remontadas impossibles, on en a vu quelques-unes ces derrières années. «Il faut tuer l'état d'esprit des Ajacciens le plus rapidement possible, assène-t-il. Et faire un match plein à domicile pour la dernière pour justement renouer avec le public et faire plaisir aux supporters». Alors, bien que le désamour dure depuis plusieurs semaines, le milieu de terrain espère voir un stade rempli pour défendre les couleurs du TFC une dernière fois cette saison.

 

Pierre Ménès, consultant pour Canal + : «Je préfère voir le TFC en Ligue 1 qu'Ajaccio...»

3-0 à l'extérieur pour le Toulouse Football Club au match aller, c'est plutôt bien parti non ?

Pour moi c'est plié. Ces barrages sont faits pour surprotéger le 18e de Ligue 1. En plus, les Ajacciens ont mis du leur pour accélérer le processus, en jouant le match aller délocalisé. Ils ont trois suspendus, n'en jetez plus ! Avec les effectifs au complet, le TFC était déjà supérieur. Là, évidemment, c'est une promenade de santé.

Vous considérez vraiment le TFC comme nettement supérieur à l'ACA au complet, dans cette dynamique de fin de saison ?

Oui, je considère que Toulouse et Metz ne sont pas à leur place. Troyes, (relégué en Ligue 2 comme le FC Metz) peut-être un peu plus. Le TFC et Metz ont des effectifs pour avoir de bien meilleurs résultats. Quand on a Sanogo, Delort, Gradel, Durmaz, Jean, on doit faire mieux en attaque que ce que montre le TFC depuis des mois. J'ai été très déçu par la saison du TFC, pas tant en termes de qualité de jeu, mais en termes de volonté de jouer. Il y a une frilosité quasi-institutionnelle dans ce club depuis Casanova, avec Arribagé, Dupraz. Ils ont quand même les moyens de faire autre chose que bétonner derrière...

La frilosité vient-elle uniquement du sportif ?

J'ai entendu dire ces derniers jours que Sadran n'impulsait pas assez d'enthousiasme, qu'il gérait le club pour ne pas faire de trous dans les caisses. Mais c'est tout à son honneur ! L'effectif en revanche, a les qualités pour faire mieux. Après, ce n'est pas un club qui a une ambition folle, c'est sûr. L'environnement n'est pas très passionné. En même temps, c'est quand même mieux d'avoir Toulouse en Ligue 1 qu'Ajaccio. À bien des égards...

Pourquoi ?

Demandez à n'importe quel club de Ligue 1 et de Ligue 2 si c'est un moment de plaisir de se déplacer en Corse. J'ai été extraordinairement choqué de ce qui s'est passé contre Le Havre. C'est inadmissible.

Pour la saison prochaine, faut-il garder Debève au poste d'entraîneur ?

(Il réfléchit). Je ne peux pas dire qu'il y a eu beaucoup de progrès, après la petite embellie qui a suivi le départ de Dupraz...

Que préconisez-vous comme mouvements à l'intersaison ?

Il faut peut-être vendre Lafont, dont la valeur doit avoisiner les 20 millions d'euros. Avec quatre joueurs à 5 M€ qui arrivent, tu es pas mal pour jouer au moins la 10e place...


Perfettu, totalement fou d'ajaccio

Loïc Durand, alias Perfettu est le genre de type que l'on pourrait aisément taxer de fou, et il le reconnaît lui-même. Parce qu'il doit bien falloir l'être un peu, fou, pour sillonner la France, «le continent», comme il dit, pour suivre chaque déplacement de l'AC Ajaccio. Son club de cœur. Depuis trois ans, il n'en manque pas un. Mais il faut remonter plus loin pour comprendre l'engouement. Et comme bien souvent, à la source, il y a l'enfance. Le père, en l'occurrence ; «il m'emmenait au stade quand j'étais tout petit». Monter en tribunes, apercevoir la pelouse sous les projecteurs, ça marque un gosse. Tous ceux qui l'ont vécu le savent. En grandissant (Perfettu a aujourd'hui 26 ans), il faut faire des sacrifices. Décliner des boulots pour libérer son vendredi soir. Sa copine s'y est fait. «Elle comprend que c'est pour mon équilibre, le foot passe d'abord.» Il lâche quand même le mot : «obsession.» On la trouve dans des gestes : «je garde toutes les coupures de presse liées au club, j'ai plus de 70 maillots.» Tout ça a fini par le rendre célèbre. Il y a quelques mois, le journal L'Équipe l'a placé dans sa liste des trente personnalités qui font le foot français. Rien que ça. Et si certains voient en lui un gars attiré par le buzz, lui balaye d'un revers de main : «ça n'a rien à voir. C'est vrai que j'ai reçu plusieurs sollicitations médiatiques, mais pour moi c'est une forme de remerciement. Ça met en valeur un certain aspect du supporteurisme», analyse-t-il. Et il fallait bien lui poser la question, à lui qui est aussi président de I Sanguinari, le groupe de supporters de l'ACA qui vivent sur le continent : «alors, ultra ?» «C'est une question que je me pose souvent. Je sais que j'ai toutes les caractéristiques d'un ultra, j'anime les tribunes etc. Mais je ne réclame aucun antagonisme, vis-à-vis de personne. Je suis pour une ambiance fraternelle.» Dimanche dernier, il s'est pointé à la Mosson pour le match à huis clos entre Toulouse et Ajaccio. Il a regardé le match derrière le grillage avec un ultra du TFC. Ce soir, il sera au Stadium. «Ils vont venir le couteau entre les dents, ce n'est pas encore perdu», veut-il croire. En tout cas, Perfettu donnera de la voix pour son club de toujours. Ah, une dernière chose : Perfettu est Montluçonnais. La passion n'a pas de frontière.
 

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