Menu

Fil de navigation

Recherche

Patrick Desprez, A.B., Rémi Buhagiar pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Trois fois en quatre ans ! On en est donc là… En dehors de la parenthèse 2016-2017 (13es), les Toulousains ont joué avec le feu il y a deux saisons avec la fameuse remontada (qui n'arrivera, c'est la définition du miracle, plus jamais) et, l'exercice juste avant, en se sauvant à l'avant-dernière journée grâce à la défaite des autres (évian/TG vs Saint-étienne). ça commence à faire beaucoup, cela soulève surtout pas mal de questions dans différents domaines. Revue de détail – sur et en dehors du terrain.


Le recrutement sur le gril

A la dernière grande crise de la maison violette, que nous daterons à l'automne 2015 (Arribagé pilote d'un navire relégable depuis mi-octobre), Olivier Sadran avait reconnu que le recrutement, qui restait sur plusieurs ratés, allait être orienté autrement : «Du qualitatif plutôt que du quantitatif. Bref, ajoutait le président, de bons joueurs qui ont envie de venir – sachant aussi que nous sommes moins attractifs.» Qu'en est-il deux années et demie plus tard ? La cellule est effectivement passée aux actes, mais la mayonnaise n'a pas toujours pris pour autant. Un exemple cristallise cet état de fait : il s'appelle Andy Delort. Acheté hiver 2017 à prix d'or par le Tef (6M€, plus gros transfert dans l'histoire du club avec Manu Rivière à Saint-étienne été 2011), ce gros coup est un échec. Après des débuts en fanfare, l'ancien Caennais s'est progressivement étiolé au point de s'être fait chiper sa place par Sanogo ou d'avoir été exilé sur l'aile droite. Réputé, le joueur francophone est recherché. Rare donc cher. Or les accidents peuvent exister.

Ce qui ne doit pas, à notre sens, inciter le TFC à revisiter des championnats de seconde zone.


Des infrastructures qui n'évoluent pas

C'était le grand truc de Pascal Dupraz : faire du Centre technique sur l'île du Ramier un lieu de vie. En clair on s'entraîne TFC, on mange TFC, on fait la sieste TFC, on se réentraîne TFC. Un peu à la façon feu Bielsa à Lille. Impossible à mettre en œuvre tant les installations entourant le Stadium sont obsolètes. Président Sadran, en mai dernier, nous l'accordait sans ambages : «C'est vrai, c'est un sujet d'actualité qui est en train d'être traité cependant il demeure à date confidentielle car cela dépend de notre convention avec la mairie.»

D'après nos infos, cette dernière court jusqu'en 2020. Ainsi, ce n'est pas à la reprise qu'un nouveau centre d'entraînement va naître en bord de Garonne !


Communication trop discrète

Les suiveurs du Toulouse FC le savent : le club ne communique sur l'arrivée d'une recrue que lorsque celle-ci a passé sa visite médicale et paraphé son contrat. ça se défend. Sauf que dans des affaires agitant les coulisses (cette année la bagarre de Machach, l'alcoolémie au volant de Delort, le vol à l'entraînement de la Rolex de Gradel), le TFC ne réagit pas officiellement. Ou après publication de l'information dans la presse. Aux yeux du public, le message peut paraître brouillé. Si la parole du patron est rare, Pascal Dupraz – qui kiffait l'exercice – occupait l'espace médiatique. Le Savoyard n'est plus là, il y a clairement un manque. L'image de marque, aujourd'hui, est un élément indispensable dans la bonne marche d'un club. Et du capital sympathie qu'il peut véhiculer autour de lui et bien au-delà de nos frontières d'Occitanie…


Supporters à rallier dans les tribunes

On ne va pas rejouer le match ultras-dirigeants avec comme dernier épisode en date, suite au désormais TFC-Lille de triste mémoire (2-3, 6 mai, 36eJ), les autocollants de la discorde placardés dans la nuit sur les vitres du Stadium – avec les visages de l'état-major toulousain légendés «Tocards». Non, l'heure doit être arrivée d'enterrer la hache de guerre. Une équipe a besoin de son public qui, inversement, aime s'identifier à ses «héros».

En deux mots, à chacun – direction et groupes de fans – de faire le premier pas. Histoire de remarcher main dans la main : le club de la 4e ville de France, on ne cesse de le répéter, mérite bien ça.

Sauvé mais mal aimé

Lâché par ses principaux groupes de supporters, le TFC s'est épargné un mélodrame en remportant largement la première manche face à l'AC Ajaccio (0-3), mercredi dernier. Un résultat qui a toutefois permis aux hommes de Mickaël Debève de s'éviter un véritable match de la peur… sur ses terres, hier soir. Car si les supporters Toulousains ont feint l'engouement par des «Olé» précoces à chaque passe enchaînée par leurs protégés, la rancune semble tenace dans les travées du Stadium.


Des supporters partagés

Membre des Indians, Cédric a préféré rester au sec devant sa télévision : «Cela fait plusieurs saisons que nous sommes sur le fil du rasoir, pourtant rien ne change. Si la situation perdure, je ne renouvellerai pas mon abonnement la saison prochaine.» Un point de vue que comprenait Christophe, supporter depuis sa tendre enfance, sans toutefois le partager : «Je suis évidemment lassé par la situation du club, mais j'estime qu'un supporter doit être présent dans les bons comme les mauvais moments. Ce soir, je me devais de braver la pluie pour soutenir mon équipe.»

Une cassure au sein même des supporters qui s'est d'ailleurs traduite en tribunes par des chants versatiles, alternant entre les «On est en Ligue 1» et les «On s'emm…», tout aussi enjoués mais beaucoup plus cassants. Miraculé par l'opération du «Saint-Dupraz» lors de la saison 2015-2016, le TFC a donc cette fois eu besoin des barrages pour sauver sa peau en Ligue 1 au terme d'un match retour maîtrisé sans encombre (1-0).

Si l'essentiel est assuré, le club devra désormais s'atteler à la réconciliation avec ses supporters avec qui le divorce semble bel et bien consommé. Pour preuves, les divers chants hostiles entonnés par les virages, réclamant notamment à plusieurs reprises la démission du président Sadran. Drôle d'ambiance… Et une cote d'amour qui s'amenuise.


Le chiffre : 45

matches > pour le TFC.La saison a été longue pour les Toulousains qui auront disputé au total 45 matches officiels, à savoir : 38 de Ligue 1, 2 pour le barrage de maintien, 3 de Coupe de la Ligue et enfin 2 de Coupe de France.
 

Debève, stop ou encore ?

C'est la question de la semai-ne : Michaël Debève sera-t-il toujours l'entraîneur du TFC la saison prochaine ? Mercredi, après le gain de la première manche, l'ancien adjoint devenu numéro un à la place de Pascal Dupraz fin janvier, n'avait pas éludé le débat. «Une fois ma mission accomplie, répondit l'Abbevillois de naissance, on aura une discussion avec le président.»

Clair, net et précis – même si l'on n'en saura pas davantage. En revanche, ce qui a filtré depuis février, c'est que le deal conclu entre les deux hommes au moment de l'intronisation de «MD» portait sur un contrat de 2 ans pour le technicien à la condition qu'il maintienne Toulouse en Ligue 1.


Lille, le hic

Eh alors ? ça, c'était avant… le camouflet de Lille au Stadium. Et un coaching, effectivement, malheureux. «Il y a eu beaucoup de critiques et de moqueries sur moi, confessait récemment Debève. J'ai pu faire des erreurs, je les assume, je suis un jeune entraîneur. Mais j'ai rempli le cahier des charges. Et pris goût à être en poste.»
Prochains jours cruciaux

Mika Debève, qui en a terminé avec la validation de son BEPF (diplôme d'entraîneur), devrait rencontrer le président cette semaine. Wait and see.

 

Gradel part en Angleterre, mais pourrait revenir à Toulouse définitivement...

Max-Alain Gradel va aussi vite sur le terrain qu’en dehors. À peine le maintien du TFC assuré, que l’international ivoirien (60 sél.), prêté par le club anglais de Bournemouth, est déjà reparti outre-manche. Dès 8 heures ce lundi, le petit ailier (30 ans - 1m75) a posté sur son compte Twitter une photo d’un billet d’avion qui partait en direction de Londres.

Son message était accompagné d’un texte dans lequel il remerciait ses entraîneurs toulousains, Pascal Dupraz puis Mickaël Debève, ainsi que les joueurs, supporters et le staff.

 

Toulouse, une sérieuse option

Auteur d’une saison convaincante avec les Violets (10 buts, 4 passes décisives toutes compétitions confondues), l’ancien attaquant de Saint-Etienne est, selon nos informations, revenu en Angleterre pour décider de son avenir. "Les réunions vont s’enchaîner, puis il va partir en vacances en famille", confie un de ses proches.

Aujourd’hui Max-Alain Gradel ne sait pas encore sous quel maillot il évoluera la saison prochaine. "Il est dans le viseur de plusieurs clubs français qui ont terminé l’année au-dessus de la 10e place", précise une source proche du dossier.

Cependant, Gradel pourrait tout aussi bien revenir dans la Ville rose pour y signer définitivement. "C’est une sérieuse option. Max est intéressé. On attend de connaître la position du TFC à ce sujet. Mais oui, le club lui plaît", conclut cette même source.

Les supporters toulousains n’ont plus qu’à patienter…

2018 / 2019

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2018/2019

EFFECTIF

2018/2019

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES