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Nicolas Stival pour 20 minutes

 

Ligue1

Avant l’étonnant retour d’Alain Casanova sur le banc du TFC, qui reste à officialiser, le club avait déjà surpris mardi en publiant un communiqué inédit. Le président Olivier Sadran et le président délégué Jean-François Soucasse évoquaient notamment « des modifications majeures » dans tous les domaines, et notamment « dans la structure capitalistique du club ».

Actionnaire ultra-majoritaire depuis la reprise du club en redressement judiciaire, en juillet 2001, le patron des Violets est-il prêt à ouvrir le capital ? Ou carrément à vendre le club, qui vient une nouvelle fois d’échapper in extremis à la relégation ?

Sadran devrait répondre à ces questions lors d’une conférence de presse, sans doute courant juin. En attendant ce rendez-vous, 20 Minutes a demandé à l’économiste du sport Pierre Rondeau si un éventuel acheteur du TFC ferait une bonne affaire.

L’auteur du livre Le Foot va-t-il exploser ? aux éditions de l’Aube, répond plutôt par l’affirmative car :

- « l’hyperinflation des droits télé de la Ligue 1 en 2020 va attirer de nouveaux investisseurs. » Pour la période 2020-2024, les droits de la L1 passeront de 726,5 millions d’euros à 1,153 milliard, soit une augmentation vertigineuse de 60 %. De quoi espérer un beau retour sur investissement…

- « Toulouse a du potentiel. Même si le Stadium n’est pas rempli, des solutions existent pour augmenter nettement les recettes de billetterie. » Si l’on se fie au rapport financier du football français, émis par la DNCG, pour la saison 2016-17 (le dernier disponible), le TFC a encaissé 3,7 millions de recettes de billetterie. Quand on voit les chiffres de clubs tels que Nice (5,8 millions) ou Rennes (5), la marge de progression peut séduire un investisseur. Tout comme la bonne santé économique et la réputation mondiale, via Airbus, de la quatrième ville de France.

- « à partir de 2019, la plupart des matchs de L1 seront diffusés à 13 h ou 15 h pour le marché asiatique, ce qui pourrait augmenter la base de fans des clubs français. » Et faire fleurir des maillots floqués Corentin Jean ou Yaya Sanogo dans les rues de Pékin ou de Kuala Lumpur ?

- « les investisseurs chinois sont intéressés par le savoir-faire français en matière de formation. La Chine veut organiser la Coupe du monde en 2030 et la remporter en 2038. » Or, le TFC a déjà noué un partenariat de cinq ans, fin 2015, avec le SPHQ FC, basé à Shenzen, mégapole de plus de 15 millions d’habitants au sud du pays.

Bon, admettons qu’Olivier Sadran veuille vendre et qu’un acheteur se présente. A combien pourrait partir le club ? Difficile à dire exactement, mais Pierre Rondeau s’appuie une nouvelle fois sur le rapport de la DNCG pour la saison dernière afin de faire une estimation. L’actif du club était valorisé à près de 22,5 millions d’euros.

« Cela peut être une base de négociation. Mais quand il y a des dettes, on négocie à la baisse. C’est comme pour une maison. Il y a un prix de base, mais quand vous rentrez et que vous voyez un dégât des eaux ou une cuisine à refaire… »

En 2016-2017, le TFC affichait un déficit de 4,7 millions d’euros. Pas formidable, mais loin de Marseille (-42,4 millions) ou Lille (-40,5).

« Le président Sadran peut aussi rester actionnaire majoritaire, et laisser un actionnaire prendre 10 ou 20 % du capital, comme l’a fait l’Olympique lyonnais avec les capitaux chinois », observe Pierre Rondeau. Malgré le temps qui passe, Jean-Michel Aulas reste une inépuisable source d’inspiration pour les autres dirigeants du foot français.

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