Menu

Fil de navigation

Recherche

Bruno Rodrigues pour France Football

 

Interview

Après une belle saison à Metz, Matthieu Dossevi a rejoint Toulouse cet été. Un choix payant puisque le TFC s'affiche actuellement sur le podium. Pour FF.fr, le joueur a accepté de faire un petit tour d'horizon.

 

 


«Après trois saisons compliquées, le TFC débute la présente tambour battant. Comment expliquez-vous ce changement ?
Je pense déjà que le recrutement a été bien fait. Je ne parle évidemment pas que de moi (rires), mais il y a eu une volonté de changer un peu les choses par rapport à la saison dernière. Beaucoup des recrues de l'été sont titulaires, donc je pense que ça apporte un peu de fraicheur, une nouvelle dynamique. Idem pour le coach. Même s'il connait bien la maison, c'est un nouveau départ pour lui. Tout le monde est un peu revanchard par rapport à la saison dernière et veut repartir assez fort, recréer une union sacrée, avec les supporters aussi. Pour l'instant, ça fonctionne bien, ça porte ses fruits, on est en pleine osmose. Maintenant, il faut que ça perdure le plus longtemps possible...

Le retour d'Alain Casanova cet été avait été pas mal critiqué, surtout pour son jeu prétendu défensif. Pourtant, l'équipe joue bien au football. Quelles sont les consignes au juste ?
Je n'avais pas spécialement prêté attention au style de jeu de ses équipes quand je les affrontais mais quand on me dit que c'est un coach défensif, c'est diamétralement opposé à ce qu'il véhicule à l'entraînement et à sa façon de voir le foot. Il veut vraiment proposer un jeu séduisant, et il a d'ailleurs recruté des joueurs pour ça, pour bien ressortir les ballons. Quand je vois nos vingt premières minutes à Guingamp, c'est exactement le jeu qu'il prône. On a pris du plaisir, même si le carton rouge a ensuite changé la donne (Todibo exclu à la 26e minute). C'est ce qu'il nous fait travailler toute la semaine : jouer vite vers l'avant, multiplier les appuis-remises, chercher la profondeur, avoir toujours du soutien. Il prône un jeu direct, propre, dynamique, avec beaucoup de mouvement et en évitant les longs ballons. C'est ce qu'on essaie de faire. Avec la confiance et les joueurs pour, c'est quand même plus facile...
«Dans le vestiaire, ça rigole beaucoup, ça chambre, mais sur le terrain le coach est là pour mettre du sérieux»

A titre personnel, vous avez rejoint l'équipe cet été. Comment avez-vous été accueilli ?
Super bien. Je me suis intégré très facilement, ça s'est fait très naturellement. Après, avec l'âge c'est plus facile aussi, on connait plus de monde.

De quels joueurs êtes-vous le plus proche ?
Jimmy Durmaz, avec qui j'ai joué à l'Olympiakos, ou Max (Max-Alain Gradel) contre qui j'ai joué en Ligue 1 ou en Afrique. Mais dans l'ensemble, c'est un groupe très accueillant, ouvert, sain. Il n'y a pas de clan, tout le monde vit bien, les jeunes, les moins jeunes, les Français, les étrangers... C'est cool.

C'est un groupe plutôt sérieux ou déconneur ?
Les deux. Dans le vestiaire, ça rigole beaucoup, ça chambre, mais sur le terrain le coach est là pour mettre du sérieux. Il y a une grosse implication de tous, une vraie concentration. On est tous revanchards, on a envie de faire une bonne saison.

Le groupe s'est-il fixé des objectifs précis ?
Non, sans faire de langue de bois, on ne s'est fixé aucun objectif chiffré. On veut juste faire une bonne saison, meilleure que la précédente, et ne pas jouer le maintien. On veut s'installer le plus haut possible le plus rapidement possible, histoire de respirer un peu plus. Nous, les supporters et le club dans son ensemble. On veut effacer ces dernières années un peu compliquées.

Et la vie à Toulouse ?
C'est clair que le sud, c'est agréable. Toulouse est une belle ville, ça bouge, c'est jeune. Je viens juste de prendre une maison et ma famille va très vite me rejoindre. Donc tout va bien...

Vous étiez suivi par d'autres formations cet été. Pourquoi avoir choisi Toulouse ?
Parce que c'est l'équipe qui m'a montré le plus d'intérêt. Le coach m'appelait souvent, et il m'a très vite montré qu'il me voulait, qu'il comptait sur moi. C'est toujours grisant de sentir tout de suite le soutien de l'entraîneur, ça te met dans les meilleures conditions à ton arrivée. Aujourd'hui, j'ai trente ans, et je ne veux plus me prendre la tête, je veux me sentir bien pour pouvoir donner mon maximum.

Les départs de quelques cadres (Lafont, Diop...) ne vous ont pas fait peur ?
C'est toujours dommage que des joueurs qui ont fait une bonne saison s'en aillent. Mais le coach m'avait assuré qu'il y aurait une équipe compétitive, et les dirigeants ont tout fait pour. Je pense qu'ils ne se sont pas trompés dans leurs choix...

Vous avez connu deux expériences à l'étranger, à l'Olympiakos et au Standard de Liège. Avec le recul, quels souvenirs en gardez-vous ?
C'était quelque chose de très enrichissant. Surtout à l'Olympiakos, où j'ai gagné en maturité. Découvrir un nouveau pays, cette barrière de la langue, ça te responsabilise beaucoup plus. Tu dois te concentrer sur toi, être le meilleur pour t'imposer aux côtés d'internationaux. Tu sors de ton cocon de la Ligue 1 et tu repars sur une feuille blanche. T'es dans l'obligation de réussir si tu veux franchir un palier. Ça forge un petit peu plus ta carrière, ton caractère. Ça te fait grandir en tant que joueur mais aussi en tant qu'homme.

Si c'était à refaire, vous le referiez donc sans hésitation...
Bien sûr. Après, j'aurais pu aussi faire toute ma carrière en France. L'essentiel, c'est d'être content de ses choix. Et moi, je le suis. J'ai vécu de bonnes choses, de bons moments mais aussi des moins bons. Mais au final j'en suis sorti grandi.»

2018 / 2019

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2018/2019

EFFECTIF

2018/2019

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES