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Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Tristesse, déception, frustration. Les paroles des rares Toulousains qui se sont aventurés face aux journalistes, mardi soir, étaient empreintes d'amertume. Pour cause, quelques minutes auparavant, le TFC se sabordait en offrant trois cadeaux à un adversaire stéphanois qui paraissait largement à sa portée.

Si la nuit – si courte fut-elle — porte conseil, on imagine qu'Alain Casanova n'a pas changé son analyse de la veille : «Je regrette qu'on prenne trois buts, mais je regrette également qu'on n'en mette que deux.» Voilà les deux points cruciaux qui ont coûté la victoire aux Violets, mardi. Deux faiblesses qu'il faudra corriger pour espérer jouer les trouble-fêtes dans la première moitié de tableau cette saison.


Jullien, le patron intermittent

Impressionnante trois jours plus tôt sur la pelouse d'Angers, la défense toulousaine était méconnaissable, mardi. Si le Pitchoun Jean-Clair Todibo a limité la casse et s'est même montré rassurant, on ne peut pas en dire autant de son alter ego. Christopher Jullien est retombé dans ses travers de la saison dernière, illustrés par sa mauvaise lecture du jeu lors du premier but : un dégagement raté qui offre un but à Diony.

Si l'on connaît sa valeur dans le jeu aérien, c'est avec ses pieds que le géant a montré des lacunes. L'ancien Dijonnais a touché moitié moins de ballon que face à Angers (44 contre 80) mais a fait preuve de beaucoup plus de déchet, notamment dans ses relances.

Il n'est cependant pas le seul qui mérite un blâme sur le match. Impeccable depuis son arrivée, le portier Baptiste Reynet n'est pas exempt de tout reproche sur les deux autres buts des Verts.

D'ordinaire adroit avec ses pieds, le portier a d'abord provoqué le but de Cabella en renvoyant le ballon plein axe sur un Sangaré entouré de deux adversaires. Reynet et Jullien ont ensuite fait preuve d'une grande incompréhension sur l'action du 3-0, offrant à Salibur son premier but de la saison. «Des fois ça arrive, à vouloir trop jouer on se fait coincer», concédait Reynet après le match. Une déclaration qui lève une interrogation : Finalement, le TFC n'a-t-il pas trop joué ?

Habitué aux purges de ces dernières saisons, tout supporter violet qui se respecte répondra par la négative.


Une attaque en interim

Des passes, de la vitesse, des centres, des occasions mais surtout du gâchis. Le quatuor offensif toulousain (Dossevi, Garcia, Gradel, Leya) se montre séduisant depuis le début de la saison mais pèche sur l'essentiel : la finition.

Face à Saint-Etienne, c'est 20 tirs qui ont été tentés, deux de plus que face à Angers (18). Pour quel résultat ? Seulement un quart des tirs cadrés (10) et deux buts. Deux petits buts sur 38 frappes en deux matchs. C'est trop peu quand on connaît le potentiel offensif de l'équipe.

«On a trop voulu terminer les actions de manière individuelle», avançait le coach toulousain quelques minutes après le match. Une référence à Gradel qui a visé à trois reprises les pigeons nichant sur le toit du Stadium ? Espérons que les attaquants règlent la mire d'ici dimanche. À Rennes, les goélands ne sont pas loin.

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