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Théo Faugère, Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Carton rouge, VAR en panne et penalty injuste. Les éléments se sont empilés contre Toulouse, hier, à Rennes. Malgré ça, les Garonnais arrachent un nul avec les tripes.

Ànouveau, le TFC a vu rouge en Bretagne. Après l'exclusion de Todibo à Guingamp (4eJ), c'est Leya Iseka qui a pris la porte avant la mi-temps, quittant la pelouse du Roazhon Park après une contestation auprès de l'arbitre. Si on ne saura pas les mots qu'a eus l'attaquant, on comprend la force collective qu'il a fallu pour rester dans ce match, et arracher un point aux griffes des Rennais. «Un bon point», de l'avis de tous les Téfécistes.


Le coup de sang de Leya Iseka

Il faut aussi écrire le mot : « Injustice ». C'est bien ce qu'a dû ressentir le Belge lorsque le coup de sifflet a retenti, alors qu'il partait au but et venait de prendre l'avantage sur Da Silva dans un duel à l'épaule à la régulière. Coup de poing dans le ballon, premier jaune, coup de pression et de gueule sur M. Léonard, avec des mots criés et un front collé à celui de l'«homme en noir» qui dégaine dans l'instant, sans sourciller (43e). La couleur du carton change, le match aussi.

Il était déjà jusqu'alors très difficile pour le Tef, totalement privé de ballon dans le premier quart d'heure, avec un Léa-Siliki venant empêcher la relance toulousaine dans l'axe, un Bourigeaud percutant, et un Sarr agité (le Sénégalais est cependant contraint de quitter ses partenaires à la 25e, touché à la cheville), le salut ne vient que par le manque d'imagination des Rennais dans les derniers mètres.


Quand la vidéo disjoncte

Le rouge de Toulouse regonfle Rennes, qui attaque la seconde période par un combo transversale/poteau sur une frappe de Léa-Siliki (48e), et continue avec une reprise à bout-portant d'André (57) captée par un Reynet encore flamboyant hier.

Ben Arfa y va aussi de sa frappe croisée à côté (61 ; l'ancien Parisien, à part ça et quelques percées, n'a pas brillé et a souvent voulu trop en faire). Et l'étau se resserre.

Jusqu'à la 68e minute de jeu, où Todibo tacle Mbaye Niang dans la surface. Le pied touche d'abord le ballon, avant que dans l'élan, les jambes ne dé- séquilibrent l'attaquant. M. Léonard prend la deuxième décision lourde de conséquences de l'après-midi. Penalty. Les Toulousains se ruent vers lui et réclament la vidéo, mais savent bien que ça n'y changera rien.

«À la mi-temps, l'arbitre nous a réunis, avec Sabri Lamouchi et nos deux capitaines, pour nous dire qu'il ne pouvait pas compter sur le VAR (assistance vidéo à l'arbitrage).»

Alain Casanova (et Sabri Lamouchi) l'ont confirmé à la fin de la partie : le VAR était en grève hier. Impossible de revoir les images, il faut faire confiance à l'instinct !

Comme il n'y a pas si longtemps, finalement. Cette fois, la faute semblait bien légère, mais la sanction a été sifflée et le match bascule quand Niang se fait «justice» et prend Reynet à contre-pied (1-0, 70e).


Todibo s'élève contre l'injustice

On se dit que le Téfécé est mort et enterré, que c'en est trop. Traoré bute sur Reynet (85), Léa-Siliki fracasse son poteau (90+1), ça tremble de partout, mais c'est bien Todibo qui vient placer une tête rageuse sur un centre de Gradel pour égaliser (1-1, 88e). Au-dessus de tout, le Pitchoun, de ses adversaires, de ses erreurs, de la pression. Sa course pour se jeter dans les bras d'Alain Casanova en dit long. «Il était déterminé, parce qu'il avait ce sentiment d'injustice», dira le coach.

Une injustice finalement consolée par ce point glané dans les dernières secondes, et sauvé par le meilleur Reynet sur le terrain hier, qui dévie une frappe enveloppée de Bourigeaud seul face à lui (90+4) avant que l'arbitre ne fasse un geste pour une fois irréprochable et mette fin à la partie.

Le TFC a souffert, a fêté ce nul comme une victoire dans les vestiaires, et le TFC, sans doute, a encore grandi hier après-midi.


Baptiste Reynet, l'ange-gardien des Violets

Reynet, 18/20

- Quand prestation rime avec perfection… La preuve par quatre : super-horizontale sur une tête retournée d'André servi par Grenier (10) ; arrêt-buffet afin de stopper une volée d'André, encore, à bout-portant (57) ; le pied façon goal de hand pour continuer et repousser une tentative de Traoré (85) ; la main opposée, la droite, pour volleyer un enroulé de Bourigeaud qui prenait la direction de la lucarne (90+4). On ajoutera la baraka (seules les grands gardiens en ont, dit-on…) puisque l'ancien Dijonnais aura été sauvé à trois reprises par ses montants : frappe à angle fermé de Léa-Siliki qui heurte le dessous de la barre avant de rebondir sur la ligne puis retoucher son poteau droit (48) ! Mais «BR» l'avait effleurée. Poteau gauche de Léa-Siliki, décidément : le portier était dessus (90+1). Il faudrait revoir le match cependant on n'a pas en tête, également, un seul mauvais choix de relance. Chapeau, quoi.

Amian, 12

- Match sérieux et solide. On n'a pas vu le latéral droit s'aventurer devant, on ne l'a pas vu non plus en difficulté derrière.

Todibo, 16

- L'autre héros – en plus, ça rime. Injustement sanctionné d'un penalty et en plus averti (1-0, 70e ; lire notre analyse), la révélation du début de saison joua ensuite les vengeurs démasqués en égalisant d'une tête forcément rageuse (1-1, 88e). Sinon, sa défense fut à la fois tranchante (tacle sur Niang, 40) et intelligente (intervention sur Léa-Siliki, 31).

Jullien, 12

- On l'attendait au tournant après ses deux erreurs de mardi, le géant violet a répondu présent. Ne s'embarrassant pas de fioritures quand il fallait dégager (38, à titre d'exemple).

Moubandjé, 12

- Sarr blessé remplacé par Niang, Ben Arfa souvent dans sa zone, le Suisse a dû s'adapter, hier. Il l'a plutôt bien fait et a sonné la révolte en montant au pressing après l'ouverture du score rennaise (1-0, 70e).

Bostock, 10

- Décevant. Avec 15 ballons perdus, le Trinidadien a connu un déchet technique inhabituel. Il a aussi souffert dans l'impact – un de ses points forts – face à la doublette André-Bourigeaud. Remplacé par JEAN, qui aurait pu donner la victoire aux siens, d'une reprise aux 20m, de peu à côté (90+3).

Sangaré, 11

- Pareillement, le ratisseur ivoirien n'était pas au top. Un seul chiffre : il a touché deux fois moins le cuir que samedi passé à Angers (50 vs 122). ça ne trompe pas.

Dossevi, 9

- L'ex-Messin a eu du mal à exister l'heure de jeu disputée sur le terrain, avec la sangsue Bensebaïni sur le dos. à sa décharge, on ne l'a pas trop servi. Remplacé par DURMAZ, catogan en supplément, de suite dans le bain.

Manu Garcia, 9

- Peu d'influence, hier après-midi, pour le meneur de poche espagnol. Remplacé par MUBELE, qui s'est démené.

Gradel, 13

- Exemplaire comme d'accoutumée, le capitaine téféciste – y compris dans un registre défensif où il a été efficace. En prime, un centre aux petits oignons sur le crâne de Todibo (1-1, 88e). Mine de rien, MAG en est à 3 buts et 3 passes décisives. Sa feuille de stats gonfle : chic.

Leya Iseka, 8

- Dire que le jeune Belge a passé un sale dimanche est un euphémisme. Séché à retardement par Grenier (2e, le jaune s'imposait), expulsé (cf. ci-dessus), le petit frère de Batshuayi tweetera : « Déçu d'avoir dû quitter mes coéquipiers si tôt, surtout de cette manière. »


Cartons, faisons les comptes

Exclu au Roazhon, Leya Iseka manquera automatiquement la prochaine réception de Nice, vendredi (20h45, Canal+ Sport) en attendant le verdict de la Commission de discipline qui se réunira après-demain mercredi. Derrière, on savait déjà qu'Amian ferait aussi défaut (règle des 3 jaunes en l'espace de 10 matchs officiels) contre le GYM. Une accumulation d'avertissements dont sera également victime Sangaré, sanctionné hier après-midi : le milieu va être suspendu, pour la reprise, à Nantes (samedi 20 octobre, 20h, sur beIN). Enfin, Todibo, avec désormais 2 «biscottes» au casier, se retrouve sous la menace.

Christopher Jullien, défenseur central du TFC : «On a joué à douze contre dix»

Il devait se remettre en selle. Après une prestation compliquée face à Saint-Étienne en milieu de semaine, Christopher Jullien a assumé son rôle de patron. Il revient sur l'état d'esprit, et les erreurs d'arbitrage de ce Rennes-TFC.

Au vu du match, c'est un bon point pris cet après-midi ?

Oui, il est venu du caractère de l'équipe. Franchement, le match d'aujourd'hui… je n'ai pas les mots.

Pourquoi ?

Je joue au football depuis l'âge de 7 ans, je n'ai jamais eu un arbitrage aussi mauvais. Jamais.

Que s'est-il passé sur le rouge d'Aaron Leya Iseka ?

Je vois de loin qu'il fait un face-à-face avec l'arbitre. Il était énervé, parce qu'encore une fois la décision est incroyable. Il part tout seul, c'est une occasion de but et donc une décision complètement bizarre, et lui, il répond derrière.

Et pour le penalty, on a appris que le VAR ne fonctionnait pas…

Depuis le début de la saison, le VAR, il est toujours contre nous. Il a toujours marché contre nous. Je ne vais pas critiquer le VAR, c'est un outil qui apporte la justice sur le terrain. Si ça avait marché aujourd'hui, ça nous aurait rendu beaucoup de services. Je n'ai pas compris parce que l'arbitre est venu, et il m'a dit : ''Je ne vais pas revenir sur ma décision, le VAR ne marche pas. Votre défenseur a pris le ballon, mais il y a penalty.'' Que voulez-vous que je vous dise ? Nous, on est critiqués tous les week-ends quand on joue mal, alors quand il y a des choses comme ça, il faut le dire. C'est juste incroyable.

Après votre prestation face aux Verts, on imagine que celle-ci fait du bien ?

Oui, contre Saint-Étienne je trouve qu'on n'avait pas été si mauvais que ça, le match s'est joué sur mes erreurs personnelles. Je ne vais pas trop revenir là-dessus, mais je suis vraiment très content, et fier, du caractère de l'équipe aujourd'hui. C'est un très bon point. Pour nous, aujourd'hui, c'est comme une victoire. Parce qu'on n'a pas joué à onze contre onze ce soir, on a joué à douze contre dix.


Ils ont dit…

Alain CASANOVA : «Depuis le début, on ne peut pas dire qu'on a été avantagés, ou que nous avons un sentiment d'équilibre avec le VAR. C'est vrai que le point atténue beaucoup de frustration, de colère rentrée ; mais je pense qu'il va falloir s'améliorer de ce côté-là.»

Sabri LAMOUCHI : «C'est une énorme contre-performance. Il y a beaucoup de déception, de frustration. Je vous laisse imaginer à quel point je suis inquiet. On avait l'impression d'avoir fait le plus dur en ouvrant le score, et on pensait que ce match était à notre portée. Sur leur seule occasion, hormis la frappe de Jean, ils marquent…»

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