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Patrick Desprez et Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Tube de l'été puis abonné aux nuls (4 sur les 5 derniers matchs), le club de la Ville rose occupe seul le 8e rang avec 13 points au compteur. Et le plein de promesses.

Lanterne rouge à l'issue de l'ouverture du bal, le Toulouse FC s'est hissé sur le podium le 1er septembre à la faveur de 3 victoires consécutives. Depuis, la cadence s'est ralentie. Normal, les protégés d'Alain Casanova n'ont plus goûté au succès. «On piétine, reconnaît sans détour l'entraîneur auvergnat. Cinq matchs sans gagner, c'est le point embêtant. Il reste beaucoup de choses à améliorer, synthétise ''Casa'', mais l'esprit me plaît bien.»

état des lieux et passage en revue des troupes à l'heure de la trêve d'octobre.


Défense d'entrer

C'était un des chantiers prioritaires de l'intersaison : resolidifier la maison violette, suite au départ de Diop et à un exercice à plus de 50 buts contre (54, 14e du classement de la spécialité). Après deux mois de compétition, l'arrière-garde pointe en milieu de tableau (12 buts encaissés). Une place en trompe-l'œil eu égard à la gifle inaugurale reçue à l'OM (0-4) puis aux cadeaux distribués au Stadium face à l'ASSE (2-3).

Car, nonobstant les latéraux qui restent fidèles au poste (Amian à droite, Moubandjé côté gauche), oui, la nouvelle charnière Todibo-Jullien a pas mal d'arguments à faire valoir. Si le second, promu patron (il est vice-capitaine), a pris de l'épaisseur – on zappera sa prestation «verte» où il est fautif sur 2 buts –, le jeune encore amateur constitue son parfait pendant. Le Pitchoun, ancien capitaine des U19, emmagasine vite : exclu à Guingamp pour 2 jaunes, le sosie de Capoue s'est remis au boulot et en selle à Angers. Sans trembler.


La tête et les jambes

Là aussi, le sujet était au centre des préoccupations estivales : comment retrouver un mental de compétiteur – après avoir lutté pour survivre trois fois sur les quatre années précédentes ?

Cahuzac puis Gradel avaient montré la voie l'an dernier, Bo-stock et Dossevi, de par leur expérience, ont également été recrutés à cet effet. Résultat des courses et des comptes : page tournée par le staff, têtes des joueurs lavées, la mayonnaise a pris. «Mon équipe ne veut jamais s'avouer vaincue» se félicite Casanova. Les chiffres en témoignent : à quatre reprises, les Toulousains ont eu le cran comme l'essence pour revenir au score. Le plus bel exemple étant le match nul rageur ramené de Rennes, à 10 et à la 88e. Plus qu'un point, assurément. Un match fondateur, très certainement.


Du jeu à toutes les personnes

La grande nouveauté du Téfécé d'Alain Casanova. L'homme, qui n'a jamais caché son attrait pour le football espagnol, est revenu sur les bords de Garonne avec des idées. Celles d'un football de possession, porté par un système pensé pour produire le jeu, quel que soit l'adversaire. Et pour le mettre en place, il fallait un stratège, un maître à jouer capable d'orienter, de distribuer, d'imprimer le rythme. Évidemment, celui choisi est Espagnol. Prêté par Manchester City, Manu Garcia s'est installé au cœur du milieu à trois, avec Bostock et Sangaré et, depuis le début de saison, le Tef joue au foot. Redoublements de passes, jeu court, volonté de ressortir les ballons au sol et proprement, avec les premiers relançeurs que sont Todibo et Jullien.

Mais loin du coach l'idée de proposer un toque stérile. Casanova veut de la verticalité, de la projection, et de l'efficacité. Un point qui fait encore défaut…


Une force de frappe en devenir

Si les Violets ont éveillé l'enthousiasme des observateurs grâce à leur nouvelle philosophie, ils ont souvent peiné à convertir leurs belles phases de possession. Ils semblent encore manquer de liant entre le milieu de terrain et le front de l'attaque, malgré des armes indéniables. Sur les côtés, il y a de la vitesse et de la percussion avec Dossevi et Gradel, mais les deux se retrouvent parfois trop contraints à l'exploit individuel, bien que, flanc gauche, l'entente entre le capitaine et Moubandjé soit intéressante.

En point d'ancrage, la recrue Aaron Leya Iseka offre des solutions de remise par sa capacité à jouer dos au but et résister aux défenses, mais aussi à prendre la profondeur. Yaya Sanogo, qui n'a disputé que 129 minutes, présente un profil intéressant si le jeu passe sur les extérieurs pour aboutir à des centres. Avec 10 buts marqués en 9 matchs, le TFC peut faire mieux.


Le chiffre : 20

joueurs > utilisés. Tel est le nombre d'éléments qu'A-lain Casanova a lancé sur les terrains de L1 depuis le 10 août (+ Michelin, prêté depuis à l'AC Ajaccio). Sur un effectif de 28 : 27 pros (3 gardiens, 24 joueurs de champ) plus Todibo. N'ont ainsi jamais porté la tunique violette, cette saison : les goals Goicoechea et Vidal ; les défenseurs Goncalves (en vue contre Eibar en amical), Mbia (dernier renfort) et Yago ; le milieu Bodiger, les attaquants Osei Yaw et Taoui (aperçus en prépa).


Les meilleurs sont…

BUTEURS :

1. Gradel, 3 buts

2. Leya Iseka et Dossevi, 2

4. Sangaré, Durmaz et Todibo, 1.

PASSEURS :

1. Gradel, 3 passes

2. Manu Garcia, 2

3. Sangaré et Dossevi, 1.

TEMPS DE JEU :

1. Reynet,Jullien , Sangaré et Gradel, 810min

5. Amian et Moubandjé, 720

7. Dossevi, 657 ; etc.

 

Et les pires…

CARTONS : Todibo a récolté 4 avertissements, Amian et Sangaré 3 ;Todibo a été exclu pour 2 jaunes à Guingamp et Leya Iseka reçu un rouge direct à Rennes.

Notre baromètre des Violets

Passer les joueurs au crible. L'exercice, en vigueur depuis belle lurette, est plus que jamais à la mode. Petite sélection – arguments à la clé.


REYNET, la confirmation

Sans doute le recrutement estival le plus intelligent, pour un TFC qui devait trembler après avoir vendu Alban Lafont à la Fiorentina. Celui qui ne tremble jamais, c'est l'ex-Dijonnais, impérial sur sa ligne de but et déjà auteur d'immenses prestations, notamment à Guingamp et à Rennes. Bien que la chose soit difficilement quantifiable, il est certain que Reynet a déjà sauvé beaucoup de points pour l'équipe, avec un grand nombre d'arrêts déterminants à des moments critiques. Au total, 44 en 9 rencontres. Soit 4 de plus que Benjamin Lecomte (Montpellier), et 9 que Benoît Costil (Bordeaux), récemment convoqués en équipe de France. Un horizon possible pour Reynet ? Lui ne cache pas l'avoir dans un coin de la tête, en faire un objectif, au même titre qu'Alain Casanova, qui le voit «proche de la sélection». À Toulouse, Baptiste Reynet peut aussi compter sur le travail de Josep Pascual, l'entraîneur des gardiens espagnol arrivé dans les valises de Casanova, amenant une nouvelle méthodologie d'entraînement.


TODIBO, la révélation

33. Comme le numéro de Jean-Clair Todibo, et celui de tous les joueurs amateurs de Ligue 1. Presque une anomalie (qui ne devrait pas tarder à être corrigée), tant le niveau du Pitchoun impressionne. Le staff toulousain cherchait la solution au départ d'Issa Diop, elle était sous son nez. Installé dans l'axe dès la deuxième journée après la déroute marseillaise (Amian était titulaire en charnière), le jeune de 18 ans n'en est plus ressorti. Certes, il y a eu parfois de la fébrilité, des erreurs grossières, comme à Guingamp mais il y a surtout de l'impact, des bons placements, et de la hargne, qui a permis d'aller arracher un nul à Rennes d'un coup de tête rageur. Au point de se demander si l'international U20 ne serait pas un peu plus qu'une solution provisoire…


CAHUZAC et JEAN, les déceptions

Il fallait bien en choisir pour ranger dans ce tiroir… Alors, on s'est basé sur les temps de jeu. Les chiffres, toujours les chiffres ! Le milieu corse et l'attaquant troyen squattent la queue du classement – seul El Mokeddem dans ceux qui ont participé (voir le chiffre) a joué moins – avec respectivement 51 et 72 minutes passées sur le pré. La faute, naturellement, à la concurrence, particulièrement féroce dans l'entrejeu et aux avant-postes. L'ancien Bastiais, auteur d'une bonne rentrée vendredi soir, est victime à la fois du système et des hommes. L'an dernier, sous Debève qui avait opté pour un 4-3-3, Yannick Cahuzac avait trois possibilités d'être aligné ; cette année, que deux (4-2-3-1). Et comme le duo de récupérateurs est composé de Bostock, la patte gauche, et Sangaré, un monstre en train d'exploser, il est bien difficile à Cahu de gratter du temps de jeu… Pareil en ce qui concerne Corentin Jean : l'arrivée du Messin Dossevi, titulaire à chaque rencontre, a assombri son horizon. Quand bien même la suspension de Leya Iseka conjuguée à la blessure de Yaya Sanogo lui ouvre une fenêtre de tir au poste de «9» occupé ce week-end par Mubele. «Coco en pointe est aussi une solution» admet Casa.


MBIA, l'interrogation

Un match avec la réserve en N3 puis deux feuilles à Rennes et face à Nice. Voilà pour la dernière signature du mercato : Stéphane Mbia, 32 ans. Le chat est maigre mais cela s'explique. En reprise puis en salle d'attente, si on veut résumer. Le Marseillais (2009-12) était sans club depuis son départ du Hebei China Fortune en date du 28 février ; opérationnel depuis quinze jours, il s'assoit sur le banc attendant son heure. «Il prend son mal en patience» commente Alain Casanova lequel, par ailleurs, loue son état d'esprit «remarquable» vis à vis du groupe.

Problème : Jullien a rassuré, Todibo s'est révélé.

Toujours délicat de toucher à un axe central qui fonctionne…

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