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Pa. D. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

La même qu'à Marseille en ouverture du championnat. Battus à plate couture dans l'antre de Canaris survoltés, les Violets, aux joues rouges, ont la semaine pour rectifier le tir. Et se racheter face à Montpellier.

Même si la série téféciste de 6 matchs sans victoire n'a rien de dramatique – car elle renferme aussi 4 nuls –, elle commence à s'étendre. Jamais bon comptablement (4 petits points engrangés sur un total de 18) comme mentalement (la dernière «gagne», en Bretagne, remonte au 1er septembre). La jeune troupe d'Alain Casanova, désemparée avant-hier soir, entend bien «apprendre de la leçon reçue, dixit l'entraîneur toulousain, afin de rebondir dès samedi» au Stadium face à Montpellier dans le 5e derby d'Occitanie de l'histoire (le Tef mène 3-1). Pour cela, il faudra contrecarrer ou corriger…


Un adversaire de qualité

Les mauvaises langues diront que le Tef a l'art de relancer les équipes moribondes et/ou mal en point(s) – c'est vrai, un rapide historique nous le confirmerait. Alors, quand en plus les Violets tendent gentiment la joue pour se faire gifler, cela donne une correction.

«Maintenant, reconnaît Alain Casanova, déjà à chaud je vous l'avais dit mais une fois le match revisionné, clairement, les Nantais ont totalement mérité leur succès. Ils se sont montrés bien plus forts. Même si l'on pourra toujours ergoter sur le score qui peut paraître sévère, parce qu'ils ont scoré sur chacune de leurs occasions – en dehors de deux-trois opportunités en première période (pour rappel : tir de Touré à la 12e et tentative de Bos-chilia à la 14e, sur lesquels Reynet s'interpose ; double situation très chaude à la 29e où tour à tour Sala qui se jette et Boschilia dont la reprise ne trouve pas le cadre, sont à un cheveu de doubler la mise).»


Défensivement pas au point

Avec 4 pions dans la musette, il serait facile de tirer à boulets rouges sur l'arrière-garde violette. Si elle n'est pas seule responsable de la débâcle à La Beaujoire, la ligne défensive a quand même largement voix au chapitre. Casa l'admet : «On aurait pu mieux défendre sur chaque réalisation concédée. ça va donner des axes de travail pour la semaine…»

Refaisons le match…

Sur l'ouverture du score, le milieu téféciste laisse manœuvrer les Canaris à leur guise.

Bis repetita sur le but du break avec, de surcroît, un contre favorable de Sala sur Jullien.

Le vice-capitaine garonnais n'est pareillement pas assez prompt sur le 0-3, pas aidé il est vrai par le reste de l'équipe partie aux avant-postes.

Alors que la clôture de la marque résulte d'une succession d'erreurs individuelles.


Athlétiquement en-dedans

«On n'est pas parvenus à mettre notre jeu en place, poursuit le technicien, car on a subi la pression nantaise. Le FCN nous a imposé un vrai combat en instaurant pratiquement du marquage individuel dans toutes les zones du terrain. Il aurait fallu être plus sereins dans le jeu, lire les situations pour voir les sorties de balle et soigner nos premières relances. Nous n'en avons pas été capables.»

Voilà pour derrière. Et devant ? «Lorsque tu n'es pas à même de rivaliser, que tu es moins costaud, tu dois adapter ta morphologie au bras de fer proposé. C'est-à-dire compenser par la mobilité, le jeu combiné. Là encore, notre partie fut mauvaise. Ce n'est pas seulement dû à nos 3 offensifs (Dossevi puis Mubele-Jean-Gradel) voire 4 avec Manu (Garcia) ; nos milieux et nos latéraux n'ont pas non plus apporté le soutien escompté.»


La fraîcheur en question

Si les coéquipiers de Max-Alain Gradel ont été battus dans l'impact (Ibra Sangaré manquait…), d'aucuns ont également semblé manquer de gaz. «Peut-être qu'en enchaînant en club et en sélection, s'interroge Casanova, certains ont besoin de souffler. J'ai à disposition un effectif qui permet à chacun de rester concerné, je le répète. Puis on va avoir affaire à une succession de rencontres jusqu'à la prochai- ne fenêtre internationale (le MHSC et Lorient en Coupe de la Ligue à domicile, déplacement à Strasbourg, réception de l'Amiens SC). En résumé : à nous, staff, de procéder à un état des lieux pour faire les choix qui nous permettront d'aligner le meilleur XI possible le week-end prochain.»


Le chiffre : 8

mois > pour retrouver une série identique. La dernière fois que le club de la Ville rose a connu pareille disette de victoires (6, au vrai même 8), remonte à la saison passée – entre les 27 et 32e journées. Où Toulouse avait enchaîné nuls face à Monaco (3-3) et à Metz (1-1), défaite devant Marseille (1-2), nouveau match nul face à Strasbourg (2-2), revers à Lyon (0-2) et contre Dijon sur l'île du Ramier (0-1). Avant de re-gagner 2-0 face à Angers, toujours au Stadium.


Jean, retour désenchanté

« On attendait exactement ce genre d'équipe, remontée avec la rage aux dents et qui en voulait. Ils nous ont dévorés dans l'engagement. Nous, on n'a pas su répondre et on a perdu des ballons assez dangereux ; eux en ont profité. On n'a pas mis notre jeu en place. Et c'est ce qui a fait la différence ce soir. On n'a pas joué ce match, on a fait un non-match. C'est dommage. »

Clair, net et précis. Surtout, sans concession.

Le discours d'après-match de Corentin Jean, titularisé pour la première fois de l'exercice 2018-2019, est tout sauf de la langue de bois. Pourtant, la rencontre aurait pu être tout autre…

« C'est vrai qu'on est assez bien rentrés dans les débats. Or, dès que les supporters ont arrêté leur grève (12e), nos adversaires ont changé de comportement. Ils nous ont littéralement harcelés, je le redis. La défaite est méritée ; il va falloir rebondir samedi chez nous contre Montpellier. C'est le leitmotiv. »

Les 11 premières minutes et l'action de la 58e

Une entame correcte mais également un tournant dans la partie (58e), œuvre de celui qu'on appelle Coco, justement : « C'est sûr que si on a la chance de revenir à 1-2, ce n'est peut-être pas la même chanson derrière. Je dois mieux faire, j'arrive en bout de course (sur un dégagement au pied de… Reynet), je manque de lucidité. C'est frustrant pour l'équipe et pour moi. »

à titre perso, donc… « Cela fait du bien d'avoir du temps de jeu, naturellement. Maintenant, je pense collectif. Je suis déçu de l'équipe et de moi. »

Stéphane Mbia : «Cette claque, un truc de ouf»

Dernier recruté, dernier renfort à entrer en scène. C'était samedi à La Beaujoire. Du haut de ses 32 ans, le Franco-Camerounais a même disputé l'intégralité de la rencontre. Réaction à chaud.

Stéphane, une défaite qui fait très mal, on imagine…

C'est un truc de ouf, surtout pour les jeunes qui ne méritent pas ça car ils avaient bossé toute la semaine. Cela me fait ch… voilà.

Le TFC a été mangé dans l'engagement !

Le coach en avait parlé avant le match, il avait insisté sur le fait qu'il faudrait absolument élever son niveau de jeu et – surtout – être prêts physiquement. Parce que ça n'allait se jouer que là-dessus. Hélas, oui, on a été «bouffés».

Alors, on fait quoi ?

Je pense qu'il faut absolument qu'on oublie. Et qu'on se focalise sur le match à domicile qui arrive. Il revêt une importance capitale, en plus devant nos supporters.

Vous ne vous attendiez donc vraiment pas à pareille déconvenue ?

Non-non, puisque le staff avait prévenu. Il nous manquait peut-être un peu de jus. Faisons profil bas et travaillons. Dans ces situations, il s'agit de revenir aux fondamentaux du foot : bosser très dur, ainsi, et jouer le plus simple possible.

On insiste : comment expliquer que vous n'ayez pas su répondre au défi imposé ?

Il y a plusieurs choses. Il va falloir réfléchir.

Les gars sont touchés, en tout cas.

Nantes a profité aussi de vos erreurs.

C'est ça. Tout le monde a perdu des ballons, personne n'est sorti du lot. Et on a reçu cette claque qui fait mal…

Personnellement, Toulouse vous a recruté pour évoluer derrière, finalement vos débuts se passent au milieu ?

(sourire) Je réponds présent. L'entraîneur avait besoin de moi au milieu en raison du forfait de Bostock (lire ci-dessus). J'essaye de pallier les absences, je suis là pour permettre aux jeunes de progresser, au groupe d'aller plus haut. à vous entendre, c'est Papa Mbia qui encadre les jeunots, non ?

Ils étaient hyper-tristes dans le vestiaire. Il faut absolument leur parler, leur dire que ça arrive des moments comme ça dans une saison. On en avait déjà pris une à Marseille…

Physiquement, comment vous sentez-vous ?

ça va, ça va. J'ai bossé pendant deux mois. Et je retrouve du rythme, un petit peu. Je suis bien, quoi.

Vous n'êtes pas encore à 100% ?

On va dire 85. Mais je suis parfaitement entouré, les jeunes sont adorables.


Bodiger et Sidibé, premières également

Leur apparition, respectivement en jeu à la 77e minute et sur la feuille de match, est un peu passée inaperçue. Du fait de la valise avec excédent de bagages ramenée de Loire-Atlantique et, également, de la titularisation de Stéphane Mbia. Mais Yann Bodiger, qui n'avait jamais été convoqué, et Kalidou Sidibé, qui lui n'avait pas encore non plus fait partie des 18, retiendront à n'en pas douter la date du 20 octobre 2018.

 

Le TFC va jouer un match amical au profit des sinistrés de l'Aude

Une semaine après les terribles inondations qui ont ravagé l'Aude, le Toulouse football club décide de se mobiliser pour les sinistrés. Le club toulousain va organiser un match amical contre Montpellier. Les recettes de ce match de solidarité seront entièrement reversées aux communes de l'Aude frappées par les inondations. La date a été fixée : le jeudi 15 novembre. En revanche, le lieu de la rencontre, dans l'Aude, reste encore à trouver. Le TFC annoncera les détails dans quelques jours sur son site internet.

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