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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Nouvelle défaite inquiétante pour des Violets qui avaient bien entamé leur saison, mais semblent désormais peiner autant dans le jeu que dans la tête.

Qu'elles semblent loin, les belles promesses du début de saison… À nouveau, le TFC commence sa semaine avec une sacrée gueule de bois, suite à une mauvaise soirée du samedi soir. La seconde consécutive, sept jours après avoir été la victime de la fête nantaise. Sept, comme le nombre de buts encaissés sur l'ensemble de ces deux matchs, et de rencontres depuis lequel le Tèf n'a plus gagné en Ligue 1. Cela commence à faire beaucoup.


C'est dans la tête ?

Confiance. Le mot revient avec de plus en plus d'insistance ces dernières semaines, dans les entrailles du Stadium et en conférence de presse. Il paraît clair qu'elle a déserté les rangs toulousains depuis un bon moment, et Alain Casanova ne s'y est pas trompé au sortir du match face à Montpellier : «On a justement vu la différence entre une équipe qui est en confiance et une qui ne l'est pas.» Et le coach d'admettre que la défaite face à Saint-Étienne (2-3), le 25 septembre, entachée d'erreurs défensives, a été le point de bascule et le début de la chute pour Toulouse.

Une rencontre depuis laquelle on n'a jamais vraiment retrouvé Christopher Jullien, toujours aussi fébrile en charnière centrale. «On ne peut pas être aussi fragiles défensivement. Quand on aura retrouvé notre solidité, on pourra retrouver de la confiance et essayer d'engranger des points,» pointe Yannick Cahuzac.

Mais retrouver la confiance sera-t-il suffisant pour remédier aux carences qui se révèlent avec de plus en plus de clarté, et que l'absence de certains joueurs a fait sauter aux yeux ?


Le prix des absences

Car si Alain Casanova a encore refusé de s'abriter derrière l'excuse des hommes manquants à l'appel, force est de constater que certaines absences coûtent très cher aux Violets.

Le TFC, qui avait déjà quelques difficultés à se montrer dangereux dans les trente derniers mètres et à finir ses actions, n'a marqué qu'un but sur les trois derniers matchs, soit depuis qu'Aaron Leya Iseka est suspendu. Samedi encore, face à la deuxième meilleure défense de Ligue 1, les attaquants, malgré quelques bonnes occasions en seconde période, se sont montrés trop inefficaces pour pouvoir espérer revenir dans la partie.

Autre absence préjudiciable, et qui s'est fait largement sentir samedi, celle d'Ibrahim Sangaré. De par sa capacité de récupération et de projection, le milieu de terrain ivoirien amène une sérénité et une stabilité à l'équipe, que Stéphane Mbia n'a pas réussi à retrouver face à Montpellier et face à Nantes. Il faudra s'y habituer, car Sangaré ne reviendra vraisemblablement pas avant Noël.


Les mauvais jours

Les absences, les mauvais résultats, la confiance… C'est sans doute un peu de tout ça qui a conduit Alain Casanova à changer son système de jeu avant d'affronter Montpellier. Le technicien couche un 5-3-2 sur la feuille, avec trois centraux et deux latéraux, Mbia en sentinelle, et deux attaquants, Gradel et Dossevi.

Mais rapidement, les Montpelliérains, qui utilisent le même système, ont étouffé Toulouse, notamment au milieu de terrain. Mbia a été dépassé, Gradel et Dossevi sevrés de ballons, et la défense est aussi vite retombée dans ses travers, avec trop de largesses pour ne pas encaisser deux buts en première période. Repassé à quatre derrière à la mi-temps, avec Bostock rentré au milieu de terrain, le Tèf a retrouvé de l'allant et de l'équilibre. Voilà au moins une certitude sur laquelle le groupe pourra s'appuyer dans les prochaines semaines.

Après le bon début de saison de son équipe, Alain Casanova avait insisté, tempéré les ardeurs, en s'attelant à rappeler que des mauvais jours pouvaient arriver. Les voilà. Maintenant que le rêve du début de saison est envolé, reste à savoir quand s'arrêtera le cauchemar.

 

Quel championnat disputent vraiment les violets ?

Il y a le championnat, et les championnats. Celui que va gagner Paris, puis ceux pour la deuxième place, les tickets européens, ou la relégation. Chaque équipe de Ligue 1 s'y bat avec ses ambitions, et surtout, ses moyens. Il y a peut-être eu une méprise, à un moment donné, sur celui que dispute le TFC. Les cœurs se sont peut-être emballés un peu vite en début de saison, trop heureux de voir des Violets renaître après une saison 2017-2018 passée dans le coma.


Période de doute

Après un très bon début d'exercice, le TFC est rentré dans le rang. Cette série de trois victoires au mois d'août n'était-elle qu'un trompe-l'œil ? Il faut d'abord se rappeler, et Alain Casanova n'avait pas manqué de le faire, que les états de forme du début de saison varient, et qu'aucun des premiers matchs ne peut être utilisé comme référence.

à Marseille, il est certain que le TFC n'était pas prêt. Et si les trois victoires qui ont suivi se situent toujours dans cette zone de flottement du début de saison, elles ne sont pas pour autant pauvres en enseignements. Le Tèf a prouvé ce qu'il pouvait faire, à savoir bien jouer au foot au milieu de terrain, en essayant de conserver le ballon, et une certaine force de caractère, à Guingamp (les Violets s'imposent 2-1 malgré l'expulsion précoce de Todibo).

La suite a amené le doute, et fait déguerpir cette fameuse confiance des têtes toulousaines. Jusqu'à ce qu'ils sombrent complètement lors des deux derniers matchs. Stéphane Mbia a eu beau assurer samedi soir qu'il y avait «du positif», et que les matchs se jouaient sur «des faits de jeu», le Tèf n'est plus que l'ombre de ce qu'il était en début d'exercice. La vérité sur son niveau se situe sans doute quelque part entre aujourd'hui et le mois d'août.


Accepter le milieu de tableau

Un niveau qui s'évalue surtout par celui de ses adversaires. Dernièrement, le TFC a enchaîné Saint-Etienne, Rennes, Nice, Nantes, et Montpellier. Cinq Européens en puissance. Cinq rencontres qui auront servi à placer le curseur. Après avoir échoué à vaincre l'une de ces cylindrées, le TFC est désormais dans l'obligation de l'emporter face à des équipes plus faibles sur le papier. Sur les quatre prochains matchs, Toulouse va enchaîner un déplacement à Strasbourg, la réception d'Amiens, un voyage au Parc des Princes puis la réception de Dijon. Les deux matchs au Stadium seront déterminants, car ce sont ces adversaires que doit battre le TFC. Et les supporters devront accepter de se battre en milieu de tableau.

La crainte à avoir est que les joueurs se retrouvent à nouveau aspirés dans une spirale négative, comme la saison passée. Les recrues sont aussi là pour la casser, et relancer une dynamique positive. Après onze journées, le TFC sait à quoi s'en tenir.

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