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Pa. D. et EMMANUEL BACRIE pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Un goût de succès, une unité qui en vaut pres- que trois par les temps qui courent… On s'emballe, on s'emballe, c'est vrai : les Toulousains n'en ont pas rajouté, loin de là, et se sont engouffrés dans le tunnel sans effusion. Mais avec la satisfaction du devoir accompli. De la mission commando remplie : il fallait stopper l'hémorragie ! Coûte que coûte. Rappelons un seul chiffre : 8 matchs sans victoire en comptant la Coupe. Oui, ce 1-1 ramené de Strasbourg est une sacrée bouffée d'air frais dans leur spirale qu'on allait sous peu qualifier d'infernale.

Il est 21h51 et Alain Casanova peut ainsi serrer chaleureusement la main de son homologue qu'on devine ruminer la faute «bête» de son attaquant entraînant l'égalisation du TFC (1-1, 72e). Un détail, un fait de jeu qui (re)tourne enfin en faveur des Violets. On ne va pas en faire toute une choucroute cependant il y a des signes encourageants. Porteurs d'espoirs.

Toulouse n'est pas encore guéri, mais Toulouse va mieux. Là est l'essentiel – à condition, forcément, déjà, de confirmer samedi prochain face à Amiens qu'il serait de bon ton sinon de mettre à 7 points du moins de laisser à 4.

En attendant, en souffrance depuis sa dernière levée il y a deux mois (2 à 1 le 1er septembre à Guingamp), le Téfécé a donc su se relever dans un Chaudron alsacien toujours aussi prompt à prendre feu. Y compris, parfois, avec les mauvais pétards com-me en témoigne l'agitation ultime avec, au cœur, Baptiste Reynet.


Un but, on l'attendait !

Revenons au partage des points. Mérité. Les Toulousains se devaient, on le rabâche, de mettre fin à une série de 3 revers assez terribles sans marquer le moindre but (0-4 à Nantes et 0-3 face à Montpellier plus 0-1 en Coupe de la Ligue contre la L2 Lorient), ils l'ont fait. Et plutôt bien fait. Même si l'on a pu craindre le pire après l'ouverture du score du Racing (1-0, 51e). Pas contre le cours des débats, pas non plus d'une évidence comme le nez au milieu de la figure…

En effet, jusqu'ici, les trois situations les plus franches étaient à mettre au crédit d'un Tef cohérent à défaut d'être brillant. On rembobine.


Vive les arrières d'aile

C'est tout d'abord Manu Garcia qui se fend d'une inspiration géniale avec un lob à hauteur du rond central qu'a toutes les peines du monde à claquer au-dessus de sa transversale le portier belge (23). Sur le corner, c'est justement la barre cette fois qui renvoie le tacle glissé de Jullien reprenant un tir de Gradel (24). Alors que Leya Iseka va manquer sa volée sur une passe première intention de Gradel (47).

Oui, le TFC était bien en place : bloc-équipe compact et solidaire qui défendait le plus souvent à 5 (Dossevi et Gradel étant obligés de faire le piston afin de contrer les montées incessantes respectivement de Carole et Lala). «Le prix à payer, conclut Casanova, c'était celui-là : le sacrifice.» Pas faux.


Le chiffre : 2

premières > hier soir. Mbia blessé à l'échauffement, Sidibé titularisé à la dernière minute. Si Kalidou Sidibé, du haut de ses 19 ans et 1m95, revêtait pour la première fois le maillot violet en L1 (il avait déjà eu son baptême avec les pros, mercredi, en Coupe), c'était également la première apparition toutes compétitions confondues dans les «18» de l'attaquant Driss Khalid.


Réactions

Alain CASANOVA : «La manière dont on a acquis ce point, est encore plus importante. L'équipe a fait preuve de beaucoup d'abnégation – en respectant le plan de jeu ; les garçons se sont montrés engagés et déterminés. En étant menés, nous avons su y croire jus-qu'au bout face à un adversaire presque intraitable chez lui. On avait pris le parti de défendre un peu bas, de fermer les espaces. Car Strasbourg excelle à jouer dans le dos des latéraux, avec vitesse.

Par conséquent, je pense que le résultat est assez logique. On se devait de refaire tourner le compteur. Avec l'attitude. Parce que sur les deux derniers matchs, à mon sens, on était en dette – disons –avec ce qu'on avait proposé jusqu'à maintenant au niveau de notre investissement. Ce soir les joueurs étaient très satisfaits, oui. Mbia? Stéphane a ressenti une douleur aux ischios. Kalidou (Sidibé) l'a remplacé au pied-levé et a très bien tenu son rang. »

Thierry LAUREY : «On avait réussi à trouver la clé, ensuite on a une petite seconde d'inattention et ça nous coûte cher. On était bien, on gérait le rythme. On a tiré 18 fois au but mais on n'a cadré que 2 fois ; on a centré 40 fois. On a cherché les solutions mais on n'a pas su mettre ce deuxième but. Il nous a manqué un chouïa, pour être un peu plus habile ou précis dans la surface. J'enrage un peu : quand on a la chance d'ouvrir le score… Mais on ne peut s'en prendre qu'à nous si on n'a pas su enfoncer le clou.»


Ce qui s'est vraiment passé à la fin

Conspué dès l'échauffement, au coup de sifflet final le goal téféciste alla à la rencontre du public local… Ce qui produisit un attroupement de joueurs des deux camps. «Une petite chamaillerie dixit Alain Casanova, mais je préfère retenir la merveilleuse ambiance ici. C'est très certainement l'une des meilleures en France.» «Ce sont des choses qui arrivent avec la tension du match, nous expliqua après-coup Baptiste Reynet. Après, rien de bien méchant. J'ai simplement répondu à cette supportrice qui m'avait insulté toute la partie. Je n'aurais peut-être pas dû ; je lui ai montré mon pouce, elle m'a fait des f… en échange. Bon, tout est vite rentré dans l'ordre. Et entre joueurs, il n'y a eu aucun souci. Puis, chez nous, ça soude un groupe.»
 

Baptiste Reynet insulté par des supporters alsaciens après Strasbourg-TFC

A l'issue du match de ce samedi 3 novembre opposant le TFC à Strasbourg (1-1), le gardien violet Baptiste Reynet a été conspué dès l'échauffement par le public du stade de la Meinau.

Au coup de sifflet final, le portier toulousain est allé à la rencontre du public alsacien, sans doute consterné par les réactions des fans strasbourgeois. Une initiative qui a tout de même déclenché un attroupement de joueurs des deux camps.


"Je lui ai montré mon pouce, elle m'a fait des f..."

"J'ai simplement répondu à cette supportrice qui m'avait insulté toute la partie", explique Reynet. Il poursuit : "Je n'aurais peut-être pas dû ; je lui ai montré mon pouce, elle m'a fait des f… en échange. Bon, tout est vite rentré dans l'ordre. Et entre joueurs, il n'y a eu aucun souci. Puis, chez nous, ça soude un groupe."

Après avoir été sifflé par des supporters strasbourgeois pendant la rencontre, le tombereau d'insultes s'est poursuivi sur les réseaux sociaux à l'égard de l'ancien dijonnais. Avec des messages assez crus de la part de certains internautes.

Un contentieux entre les fans du Racing club de Strasbourg et Baptiste Reynet qui semble remonter au dernier mercato d'été.

Alors en passe de s'engager avec le TFC (ce qui est arrivé), le gardien de 27 ans avait été approché par le club alsacien dans le même temps. Reynet aurait refusé les discussions avec le RCSA, sous prétexte qu'il "donnait sa préférence aux Violets."

Un comportement qui a visiblement marqué les supporters strasbourgeois...

 

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