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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

On parle souvent de lui comme le petit frère de Michy Batshuayi, et ça ne le dérange pas. Mais Aaron Leya Iseka veut tout casser de son côté. C'est au TFC qu'il poursuit son chemin. Interview.

 

 

Vous avez signé pour 4 ans au TFC, après avoir enchaîné plusieurs prêts. C'était important pour vous d'avoir cette stabilité, pouvoir voir à long terme ?

Oui, c'était important pour poursuivre ma progression, trouver un club qui me pousse vers l'avant.

En parlant de progression, vous savez ce que vous voulez atteindre ?

Aujourd'hui mon objectif principal est de faire de plus en plus de matchs à haut niveau : c'est bien de montrer quelques éclats, mais je veux répéter les performances, enchaîner les gros matchs. Quand on est jeune, c'est le plus gros challenge. Pour l'instant je suis focalisé sur ça, ensuite les stats viendront toutes seules.

Ici à Toulouse, vous avez été installé directement titulaire par Alain Casanova. C'est quelque chose qui était convenu avant votre arrivée ?

Ce n'était pas clair à ce point, mais je savais que le coach comptait sur moi. Et ça s'est bien passé en préparation cet été, ce qui a sans doute avancé sa décision.

Vous aviez eu un peu plus de mal à vous imposer lors de votre passage à Marseille…

J'étais jeune, je manquais d'expérience, et je revenais d'une lourde blessure aux ligaments croisés, donc tout ça a fait que ça a été très difficile. Mais c'est avant tout mon manque d'expérience qui a pesé. Cependant ça m'a ouvert les yeux, fait comprendre beaucoup de choses, et j'en suis sorti plus grand, malgré le fait que je n'ai pas beaucoup joué.

Qu'est-ce que vous avez compris ?

Le fait d'être en difficulté si jeune, ça te fait réfléchir, et ça te montre le chemin qu'il faut parcourir pour atteindre le haut niveau. À Marseille il y a une grosse pression, ça t'apprend à ne pas te reposer sur tes lauriers.

Quand vous arrivez à Marseille, votre grand frère quitte le club pour Chelsea, et vous êtes très souvent présenté comme le «petit frère de Batshuayi». Ce n'est pas un peu agaçant ?

Ça ne m'a jamais vraiment agacé. C'est mon frère et j'en suis fier, alors je ne vais pas refuser cette «nomination».

Entre vous, vous parlez foot ?

Oui, presque que de ça ; c'est conseils foot, on regarde les matchs ensemble. Même si on est loin, on arrive à se parler régulièrement via les réseaux.

Vous avez pris un rouge à Rennes (le 30 septembre), et trois matchs de suspension. Quand on a envie de répéter les performances et gagner en régularité, qu'est-ce qu'on se dit quand on apprend qu'on ne jouera pas pendant trois matchs ?

Le plus dur, ça a été d'avoir laissé mes coéquipiers. Ça m'a vraiment rendu mal. Mais entre-temps, il y a eu la sélection nationale et même si ça a été très long et difficile, ça a rendu les choses moins lourdes. Cette convocation nationale m'a fait changer d'air, et un peu oublier cette suspension.

En dehors du foot, quelles sont vos occupations ?

Je suis casanier ! Je passe mon temps à attendre le prochain entraînement (rires).

Vous signez votre retour en Ligue 1 samedi dernier, à Strasbourg. Un match compliqué pour vous, avec très peu de ballons. Comment on vit un match comme ça en tant qu'attaquant ?

On est partis à Strasbourg pour casser la dynamique de défaites, on ne va pas se le cacher. C'était un match compliqué, à tous les niveaux et pour tout le monde. On est à l'extérieur, ils passent leur temps à pousser… Mais on a montré de la solidarité. C'est ça qu'il ne faut pas lâcher. Et quand on combinera cette envie avec nos qualités, ça va le faire sur pas mal de rencontres.

Il faut avant tout qu'on retrouve de la confiance dans ce qu'on fait. S'il n'y a pas de confiance, il n'y a pas de beau jeu.

Personnellement, vous l'avez, cette confiance ?

Je me sens bien parce que j'ai la confiance du coach et de mes coéquipiers. Je sais qu'on a passé une mauvaise passe, mais je sens que le groupe veut que ça change. Le point à Strasbourg va nous pousser : face à Amiens, avec nos supporters, c'est là qu'on va montrer qu'on veut changer les choses. C'est e bon moment.

Quels points souhaiteriez-vous améliorer dans votre jeu ?

Peut-être la solidité dans les duels, et la présence au bon endroit au bon moment.

Mon attaquant de référence, c'est Luis Suarez, c'est ce que j'aime dans l'esprit, ce que je vise.

Le Barça, un jour ?

Non non, ce n'est pas ce que je dis (rires), mais c'est le genre de joueur que j'aimerais être. Être un genre de Luis Suarez, c'est le kif.


La fiche

Né le 15 novembre 1997, à Bruxelles. 1m80, 78 kg.

2014-2016 : Anderlecht.

2016-2017 : Olympique de Marseille (prêt).

2017-2018 : Zulte Waregem (prêt).

Depuis 2018 : Toulouse FC.

International Espoirs belge.

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