Menu

Fil de navigation

Recherche

Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

«Il fait beau à Toulouse ? Parce qu'ici le soleil est de sortie ! Le temps marche sur la tête, je crois…» Le coach de l'accession de Luzenac en L2, Christophe Pelissier, n'a pas changé : toujours aussi rigolo, pro et dispo. Discussion à bâtons rompus, hier à l'heure du goûter, avec un ancien N°10 qui régala le foot régional amateur.

 

 

Christophe, un «bon» match de l'ASC à Nice samedi dernier mais malheureusement une nouvelle défaite à l'arrivée (0-1). C'est votre analyse ?

Oui. On peut dire que le contenu avait été cohérent. à la sortie, effectivement, c'est zéro pointé : nous ne pouvons donc pas nous en contenter. Il y a de la déception, naturellement, par rapport à notre manque d'efficacité devant – surtout. Le problème est récurrent.

Comment expliquer ce mal ?

On a beaucoup de blessés, longue durée qui plus est, sur le plan offensif (Zungu, Cornette, Konaté et Mendoza qui pourrait réintégrer le groupe). D'où une confiance qui a tendance à s'effriter, de la lucidité qui s'envole dans le dernier geste.

En attendant, vous êtes vraiment adepte des montagnes russes cette saison, non ?

C'est sûr, la régularité n'est pas notre apanage. Toujours pareil… lorsqu'on a un effectif, une équipe qui se construit tard dans l'intersaison. Encore je ne parle pas des transferts, pas transferts – à l'i-mage de notre capitaine Prince Gouano qui était sur le départ et est resté. On n'a pas réussi notre préparation en terme d'investissement collectif. Il n'y a pas de secret : à l'heure actuelle, on paye ces atermoiements.

Sans parler des 14 nationalités différentes qui composent l'Amiens Sporting-Club 2018-2019 ! Sacré défi à relever pour communiquer…

La fameuse barrière de la langue, évidemment : ce n'est jamais évident pour un footballeur de s'adapter à un nouveau pays et tout ce qui en découle. Bon, plus globalement, il faut faire face aux vents contraires ; on peut ajouter dans le panier la malchance. Parce que sur les rencontres face à Nantes (1-2, 11eJ) et à Nice, ainsi (12eJ), nous ne sommes pas récompensés en retour.

On prétend souvent que pour un promu la deuxième année est plus difficile. Est-ce votre avis ?

Là, je m'insurge un peu contre ça : les résultats n'appartiennent qu'aux joueurs et à ce qu'ils veulent bien mettre sur le pré chaque week-end. à savoir les 110% nécessaires. Après je concède qu'on éprouve peut-être des difficultés à enchaîner tandis qu'on restait depuis trois ans en haut de la vague. Puis…

Oui…

N'oublions pas non plus que notre maintien du mois de mai finalement assez aisé, a sûrement fait croire à certains que ça y est : c'était acquis. Or, la L1 est dure. On a la 19e masse salariale devant Nîmes, il n'y a pas de hasard sur la durée.

Revenons au terrain : 8 revers, c'est le pire total du championnat à l'instant T…

ça fait beaucoup. Néanmoins on n'a fait qu'un seul nul et on a gagné trois fois (autant que le TFC) ; ce qui nous a permis d'avancer.

Résultat des comptes ?

On est certes barragistes, cependant en même temps pas trop loin du 10e (à 5pts, ndlr). La Ligue 1 est une compétition très homogène, compacte. Chaque point vaut cher. C'est pour cela que je pestais après nos deux dernières sorties : on aurait mérité une unité minimum.

De surcroît, en dehors du PSG (0-5), vous avez toujours perdu d'une courte tête.

à part l'équipe qu'on sait, en effet. ça se joue à peu de choses et un match tourne de manière assez étroite. Selon le facteur réussite.

à l'Allianz Riviera, votre équipe a évolué en 3-4-2-1…

Une première. Sinon, on est plutôt en 4-2-3-1 ou 4-3-3. Voilà. Ce nouveau schéma prenait en considération nos absences et les forces et faiblesses de l'OGCN. Il n'y a pas vraiment de système préétabli ; j'essaye toujours de mettre en place celui du moment le plus favorable à mes joueurs.

Et samedi : on vous titille…

ça peut être à 3 derrière, à 4…

L'Amiens SC renferme deux forces G : Ganso et Ghoddos, fruits d'un recrutement malin. Deux vraies plus-values.

Bien sûr même si on en attend toujours plus. Il y a cette satanée période d'adaptation. Puis Ganso (Paulo-Henrique, milieu offensif brésilien) n'a quasiment pas joué depuis deux ans, on a tendance à le zapper. De là à faire face d'emblée à l'intensité de la L1… Quant à Ghoddos (Saman, attaquant iranien excentré), il était en Suède (östersund), un championnat moins exigeant que le nôtre. Et je l'ai jusqu'alors un peu trimbalé sur tout le front de l'attaque.

Un petit mot sur Alexis Blin, prêté par Toulouse.

Je le considère comme un super joueur de club, avec toute la hargne et l'esprit qu'il peut amener. Malheureusement, il s'est blessé à son arrivée dès son premier match face à Lille (15/09, 5eJ). Il a été arrêté un mois. Il a repris la semaine passée via 2 titularisations (avec la Coupe de la Ligue à Metz). C'est mon profil le plus défensif dans l'entrejeu.

Que pensez-vous du Téfécé ?

Le club est parvenu à garder Gradel. Si vous ajoutez Dossevi, Garcia et Iseka qui tournent au-tour, plus Mubele, Jean et Sanogo (blessé), vous obtenez un potentiel offensif impressionnant. Avec son effectif, le TFC peut avoir des ambitions.

Vous connaissez bien Alain Casanova ?

Absolument. Il m'avait accueilli en formation BEPF auprès de Mika Debève qui s'occupait de la réserve, entre septembre et novembre 2014. Après le LAP et avant de rejoindre l'ASC.

Et vous avez failli signerau TFC cet été…

Failli, non : la presse a fait monter la sauce. Il n'y a pas eu de rendez-vous comme évoqué. Juste une approche, certes, mais ce n'est pas allé plus loin.

2018 / 2019

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2018/2019

EFFECTIF

2018/2019

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES