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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Le 25 août. Soit deux mois et demi. Ou encore, pour être précis, 77 jours. Une éternité au football. La dernière victoire des Violets sur leurs terres remonte en effet à la venue des Crocos nîmois (1-0), dans une fin d'été indien. C'était à l'occasion de la 3e journée, et Gradel avait manqué un premier penalty – plutôt Bernardoni l'avait arrêté – avant de transformer le second. «Oui, ne peut que constater l'entraîneur Alain Casanova, ça fait loin… Mettons tout en œuvre pour redonner satisfaction à notre public.»

 


Coups de pied salvateurs

En Alsace le week-end passé, c'est à nouveau un coup de pied arrêté, et toujours du capitaine téféciste, qui a permis aux Haut-Garonnais de stopper l'hémorragie (1-1). Trois revers de suite toutes compétitions confondues : 0-4 à Nantes qui était pourtant moribond et 0-3 face à Montpellier qui lui continue de marcher sur l'eau, plus 0-1 en 16e de finale de la Coupe de la Ligue sur l'île du Ramier devant la L2 Lorient. «à Strasbourg, poursuit le coach, nous nous devions de refaire tourner le compteur. Ce fut chose faite avec, de surcroît, un scénario qui atteste de nos vertus mentales (le Tef aura été mené à la 51e). On avait pris l'option d'évoluer plus bas qu'à l'accoutumée. Après, vous savez qu'on aime prendre le jeu à notre compte. On verra ce que notre adversaire du jour nous propose, cependant le plus important reste ce que l'on va parvenir à mettre en place.»

Traduction : continuer à être solides, remettre la main sur les débats. Comme à la belle époque, en somme. Genre réception de l'ASSE mais en gommant les scories derrière, il coule de source. «J'ai vu leur match contre Saint-étienne, raconte admiratif Christophe Pelissier, franchement les Toulousains ont montré ce jour-là de bien belles choses…»

Casa de renvoyer le bouquet de fleurs : «L'ASC possède de très bons manieurs de ballon qui apportent une touche technique au sein d'un collectif éprouvé. C'est une équipe compétitive, sérieu-se, accrocheuse. L'adversité sera rude et il faudra sortir une grosse partie pour remporter la rencontre.» Cochée de longue date par l'ancien technicien sang et or.


Match-charnière

«Les deux équipes boxent dans la même catégorie. Ce n'est pas compliqué, explicite-t-il, aujour-d'hui le championnat compte 19 clubs puisque – petit sourire – Paris est vraiment au-dessus. Suivent 6-7 équipes qui se disputent les places d'honneur puis arrive le reste des clubs qui lutte pour se maintenir. Donc, ponctue Casanova, il s'agit d'un rendez-vous important.»

Pas besoin de dessin ni de long discours. De la vidéo, si. «Il y a eu une petite période de doute, de baisse de confiance de la part de nos offensifs. Cette semaine, aux séances, l'efficacité est revenue. Il n'y a pas de secret : cela passe par le travail, l'échange. Sans oublier un autre levier à activer, le visionnage des gestes à reproduire ou à améliorer.»

Alors, le TFC en pleine lucarne ce soir ?


Bataille navale

à 3, 4 ou 5… Faites vos jeux, en somme ! On parle de la défense ou des défenses – quand bien même celle alignée par Alain Casanova devrait être classique. C'est-à-dire avec deux latéraux et deux centraux. Ce qui n'a pas empêché 48h avant l'échéance l'intéressé d'instiller le doute dans l'esprit des suiveurs du TFC : « On travaille régulièrement le 3-5-2 ; ce schéma fait partir de nos options, d'un jeu de positions qu'on sait mettre sur pied. C'est une éventualité susceptible de se produire à chaque match. Samedi, ça peut être le cas. » De bonne guerre.

Pour rappel : l'essai face au Montpellier-Hérault avait tourné court puisque les Pailladins avaient ouvert rapidement le score (1-0, 21e) puis doublé la mise tout aussi vite (2-0, 24e). Entraînant une réorganisation tactique à la pause avec une défense «repassée» à l'ordinaire.

Dans l'autre camp, son alter ego Christophe Pelissier a pareillement tenté de noyer le poisson (cf. notre interview hier) : « Je n'ai pas vraiment de système préétabli. à Nice nous avons joué en un 3-4-2-1 qui répondait aux forces et faiblesses du GYM. Normalement, on opte pour le 4-2-3-1 ou 4-3-3. » Sauf qu'on se remémorera que le tacticien amiénois maîtrise sur le bout des crampons un canevas (3 axiaux) avec lequel il signa son premier fait d'armes : la montée de Luzenac en L2 en 2014.


Remember l'automne dernier

Sinon, ironie du ballon rond, on surlignera que la saison dernière le TFC-ASC se déroula peu ou prou à la même période (14 octobre), dans le même contexte (Toulouse 14e, Amiens 16e). Et, surtout, s'était soldé par une victoire des locaux sur la plus petite des marges (1-0).

Un an plus tard, le Téfécé s'en contenterait.


Auteur d'un bijou de coup franc à Strasbourg, «MAG» prêche la bonne parole.
«Je prie pour que ça arrive…»

Votre coup franc, quelle feuille morte !

Je suis très confiant avant de tirer ; après, on n'est jamais sûr à 100% que cela va rentrer.

Vous êtes un habitué des buts décisifs et en plus jolis. Un secret ?

(sourire) Merci. On prie, on espère que ça arrive plus souvent.

Ce point était nécessaire au vu de la situation comptable.

Depuis un moment on était dans le doute, il fallait rebondir. C'était un match très-très difficile. On a bien bossé, on a été solidaires.

Il ne servira à rien si Toulouse ne confirme pas devant Amiens, non ?

Bien entendu. Aujourd'hui, l'idée est de glaner 3 points face à l'ASC. Il n'y a pas de calcul à faire ; au contraire jouer, tout donner. En repensant qu'on a souffert en Alsace.

La période actuelle tranche avec un début de saison plein de promesses ?

Il y a eu la suspension d'Aaron (Leya Iseka, 3 matchs), la blessure d'Ibrahim (Sangaré, out un mois et demi)… Quand vous mettez un jeu en place avec des joueurs-clé et que vous les perdez, la donne change. Il s'agit de trouver des alternatives ; on s'adapte.

Alain Casanova assure que la défaite contre les Verts a été un tournant…

Lorsque vous jouez bien et que les résultats ne suivent pas, il y a forcément un flottement qui s'installe. Tu dois faire le dos rond.

Et j'ose espérer que la rencontre de Strasbourg, pareillement, va être une référence pour nous. Qu'elle nous permettra de repartir du bon pied.

On a l'impression, parfois, que vous portez l'équipe à vous seul ?

Non-non, on a tous un rôle important à tenir.

Chacun a une mission à remplir à sa façon. Il y a le gardien qui doit effectuer des arrêts, les défenseurs verrouiller, les milieux récupérer et transmettre les ballons. Si derrière mon but à la Meinau, Baptiste en prend deux…

Personnellement, comment jugez-vous votre première partie de championnat ?

ça se passe bien mais il y a toujours la place pour faire mieux. Je travaille dans ce sens-là.

Le coach dit que vous êtes exemplaire. D'où le port du brassard.

être capitaine ou pas ne modifie pas ma manière d'être ou de jouer. Un joueur professionnel doit de toute façon être un modèle, c'est ma conception du métier. Maintenant, c'est vrai que ce bout de tissu sur le bras me donne une responsabilité supplémentaire. Notamment au niveau des plus jeunes.

Revenons au terrain : un mal-classé au menu…

Avant de débuter, l'objectif était de prendre un maximum de points à domicile. Que ce soit Amiens ou Marseille voire Paris, il faut se donner les moyens d'engranger les 3 points.

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