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Patrick Desprez, Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Un point d'avance sur le 16e, deux sur le suivant, trois sur le 18e et barragiste. Même si le trou est fait avec la zone rouge (les deux derniers, en position de relégables, affichent deux fois moins d'unités au compteur que lui : 7 vs 14pts), le Toulouse Football-Club est entré de plain-pied dans une période de turbulences. Le revers, sûrement injuste (mais au foot il faut marquer), du week-end en rappelle un autre, tout autant cruel : toujours sur l'île du Ramier devant Saint-étienne (2-3, 7eJ) en date du 25 septembre.

 

Un mois et demi plus tard, les Violets continuent de ramasser les bris de Verts si on peut dire. «Ne pas accepter la fatalité» : tel était le leitmotiv prôné hier midi par l'entraîneur Alain Casanova. Il le restera les quinze jours, sans championnat ni coupes, qui arrivent. Avant d'aller défier la machine Paris–Saint-Germain : «Il y a des matchs où il faut prendre des points, d'autres où tu dois regagner en certitudes.»

«Il faut persister et lutter contre l'adversité, reprend le technicien, ne pas s'arrêter de provoquer pour que la roue retourne du bon côté.»

« Dure et froide réalité du VAR : pour une pointure de chaussure… » a ainsi tweeté hier Matthieu Dossevi, passeur décisif samedi – deux minutes, donc.

Si la vidéo a pour l'heure «désavantagé» le Téfécé (deux penalties contre : à Marseille après visionnage, à Rennes alors que le système est en panne ; et le fameux but refusé face à Amiens avant-hier soir) contrairement aux apparences Toulouse a autant été sauvé par ses montants (5 fois) qu'il n'a touché du bois (à 5 reprises). Le chat est maigre, mais on se console comme on peut…

En attendant, en dehors de la scoumoune (but de Blin, prêté), ce week-end les attaquants téfécistes ont également manqué de justesse et d'engagement à la finition. Et là, ça se travaille…


Les raisons d'espérer

1. Une qualité de jeu retrouvée

Indéniablement, le Téfécé va mieux depuis 2 matchs. Certes il n'a pas retrouvé son allant du premier mois de compétition. N'empêche : on a revu, samedi, après la pause, des séquences qui s'en rapprochent. « On a été plus présents au niveau de la récupération, se réjouit Casanova. On est parvenus à écarter sur les côtés où on a pris de la vitesse pour mettre devant les buts. »

2. Une force mentale qui ne faiblit pas

Déjà bien manifeste en Alsace la journée passée où l'équipe avait été menée, le caractère des Violets cuvée 2018-2019 continue de s'affirmer. Après les éléments extérieurs qui se sont déchaînés contre eux avant-hier (barre, penalty refusé, but annulé), il en fallait des ressources pour repartir à l'abordage de la muraille amiénoise. Même si cette fois, ça n'a pas marché… « Je crois énormément en mon groupe », répète à l'envi le coach.

3. Jullien, la botte secrète

Là aussi le résultat ne fut pas au rendez-vous. Cependant… « Christopher avant-centre en fin de rencontre (photo) ? Oui, répond Casa, c'est une stratégie. Une cho- se envisagée que j'ai déjà testée par le passé. Si on trouve notre N°6 dans de bonnes conditions, 9 fois sur 10 il remporte son duel aérien. »


Les raisons de s'inquiéter

1. Un manque de réussite flagrant

On ne va pas refaire le match en listant les faits contraires (Dossevi hors-jeu, photo). Juste asséner que si Toulouse rejouait la rencontre, les protégés de l'ancien mentor des Sang et Or gagneraient à coup sûr. « Nous n'avons pas su être efficaces, réalistes et chanceux non plus, reconnaît sans détour le tacticien haut-garonnais. Sur les plans de l'esprit affiché et des occasions créées, je n'ai pas grand-chose à leur reprocher. »

2. Une confiance qui commence à s'effriter

« A partir du moment où l'ennemi, le danger, n'est plus l'adversaire rencontré, mais surtout ce qui se trouve entre nos deux oreilles, il faut qu'on soit capables de l'évacuer à travers différents procédés. Il y a plusieurs leviers : le travail qu'on doit augmenter en charge et en qualité ; la cohésion à renforcer via des actes. Nous avons connu un passage à vide à partir de Nantes ; on revenait, la trêve est clairement un coup d'arrêt.» Tout est dit.

3. Paris-SG, l'ogre de la reprise

On vous le donne en mille : après la coupure internationale, le club de la Ville rose se déplacera (samedi 24 novembre, 17h) au Parc des Princes. « Quand tu visites une équipe

qui en met 3 minimum à tout le monde, ponctue Casanova, c'est sûr que ce n'est pas réjouissant. »


Sidibé, double-mètre premier de cordée

On ne va pas vous mentir, on l'a vraiment découvert la semaine passée lors du 16e de finale de Coupe de la Ligue face à Lorient (0-1). Quand bien même l'intéressé était du groupe pros à l'intersaison et, ainsi, des galops de préparation : 173min de jeu répartis en 3 apparitions. Deux ti-tularisations en L1 plus loin, Alain Casanova a bien voulu nous brosser le portrait-robot de Sidibé : «Je n'ai jamais eu un tel gabarit, son profil est atypique. Kalidou sait exactement où il veut aller. Après je sais aussi les limites qui sont les siennes actuellement. À savoir : sur le plan tactique, il a encore énormément de travail. Sur celui athlétique, il doit progresser dans sa capacité à répéter les efforts, dans l'intensité qu'il faut être capable de supporter pour jouer régulièrement en L1, dans le volume de courses et leur multiplication. Enfin, sur le plan technique, il y a beaucoup de boulot de par sa morphologie ; dans le détail, vu qu'il mesure 2m pile (19 ans), il a un jeu de tête qui est très faible avec un manque de timing. Et il a un jeu long assez moyen.

Bref, Kalidou a une grosse marge de progression mais, oui, on croit en lui car son potentiel est on ne peut plus intéressant.»

«On sait ce qu'il peut nous apporter» dixit MAG

Après l'entraîneur, le regard du capitaine. «C'est un jeune qui mérite d'être là aujourd'hui, pose Max-Alain Gradel. On l'a avec nous à l'entraînement, on sait ce qu'il peut apporter. Il est bien dans les impacts, les duels. à nous de l'encadrer et le pousser pour qu'il continue sur sa lancée.»
 

Max-Alain Gradel : «Tout va contre nous»

Samedi soir, Max-Alain Gradel a tout tenté pour faire basculer le match dans le bon sens, mais est tombé sur un mur nommé Gurtner. Le capitaine toulousain, leader technique et de vestiaire, revient sur ce rendez-vous où rien n'a souri, et évoque les solutions pour mettre fin à la série noire.

On imagine qu'il y a beaucoup de regrets, au vu de la physionomie de la rencontre ?

Oui, c'est très frustrant de perdre ce match, contre Amiens en plus. On ne va pas se le cacher, aujourd'hui l'objectif c'était de prendre les trois points, donc on est très-très déçus. Comme les supporters.

Comment avez-vous vécu les décisions du VAR ce soir ?

Je ne vais pas en parler, mais c'est toujours la même chose. Je préfère qu'on se concentre sur ce qu'on a à faire, il n'y a que nous qui pouvons faire changer les choses. Si on a perdu ce match-là, ce n'est pas forcément à cause du VAR.

C'est tout de même un final de match étrange, la fin est sifflée et vous restez sur le terrain à attendre une décision qui finalement vous est contraire…

Oui, c'est bizarre ; je me répète mais c'est toujours la même chose. On se rend compte que l'arbitre central ne sert plus à grand-chose. Mais ce ne sont pas mes problèmes…

Malgré la défaite, y'a-t-il des points positifs à retenir ?

Bien sûr. On a montré un très beau visage en deuxième période, et il faut essayer de jouer comme ça avant qu'on soit menés. Notre problème, c'est qu'on attend toujours d'être derrière au score avant de faire la différence, ou de jouer autrement. Pour les prochains matchs, il faut essayer d'attaquer la partie comme cela, de jouer de cette manière dès le début, afin de prendre l'ascendant moral sur notre adversaire.

Vous avez porté le groupe dans les moments difficiles la saison dernière. Quel discours faudra-t-il avoir pendant cette trêve pour éviter de repartir sur les chemins de l'an passé ?

Je pense qu'en ce moment, il y a tout qui va contre nous. Le moment où on était bien, on a eu des suspendus, on a eu Yaya Sanogo, un joueur très important pour nous, qui s'est blessé, on a Ibra Sangaré qui est blessé… Il ne faut donc pas tout remettre en cause : ce sont des joueurs importants dans notre système, et leur absence nous coûte. Aujourd'hui la chance ne nous sourit pas, alors il faut rester soudés et solidaires. Et à un moment donné, ça va le faire


Sélectionnés, dites 9

Durant la dernière fenêtre de tir international de l'année, la 3e depuis le début de la saison, le groupe de Coach Casa sera amputé de sept éléments – par ordre alphabétique : Dossevi (Togo), Durmaz (Suède), Gradel (Côte-d'Ivoire), Moubandjé (Suisse), Mubele (RD Congo), Sylla (Guinée), Yago (Burkina Faso). Auxquels il convient d'ajouter deux convoqués en Espoirs : Amian a-vec la France et Leya Iseka avec la Belgique.

Sans oublier Todibo, appelé en U20 mais écarté de l'équipe Une.

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