Menu

Fil de navigation

Recherche

T.F., C.L pour La Dépêche du Midi

 

Coupe France

46e minute hier soir. Un frisson traverse le Stadium, et celui-là n'est pas dû au froid mordant qui parcourt les tribunes. Libre de tout pressing au milieu de terrain, Tameze lance Sacko dans la profondeur, et sur son premier ballon, le nouvel entrant vient battre Baptiste Reynet au duel. Nice revient dès l'entame du second acte sur des Toulousains qui avaient fait le break juste avant la mi-temps (2-1). «Le début de seconde période ne m'a pas plu», concédera Alain Casanova après coup, quand Patrick Vieira parlera de «dix minutes satisfaisantes». Dix minutes, et c'est tout. Car le Tef reprend ses esprits, et l'emprise sur un match qu'il aura géré, presque de bout en bout, en patron.


Gradel surgit

Face à un Nice remanié, privé de plusieurs cadres dont Lees-Melou au milieu et Saint Maximin en attaque, le Tef prend les choses en main d'entrée. Dossevi met le feu au couloir gauche, mais Jallet renvoie par deux fois ses centres (14, 28), et Sylla envoie deux volées en tribunes (5, 17). En face, Nice ne répond pas, et le rythme retombe après 20 minutes. Baptiste Reynet joue un nombre incalculable de longs ballons, et le Tef n'arrive pas à se créer d'occasions. Jusqu'à la 40e, et l'apparition de Gradel, peu en vue jusque-là : servi par Dossevi, l'Ivoirien fixe Malang Sarr et sert Diakité en retrait qui pousse, pour la première fois dans sa carrière professionnelle, le ballon au fond. Cinq minutes plus tard, le capitaine est à la conclusion d'un mouvement initié par Dossevi. Le Togolais pique un ballon dans la surface, et Moreira surgit devant Jallet : le ballon arrive dans les pieds de Gradel qui bute d'abord sur Benitez avant de conclure dans un deuxième temps.


Première pour Manu Garcia

Le but encaissé au retour des vestiaires aura servi de leçon aux Violets. Les coéquipiers de Dossevi se remettent immédiatement dans leur match, et si Cyprien inquiète tout le monde en envoyant une frappe au ras du poteau (61), c'est bien le Togolais qui vient plier le match en coupant de la tête un centre de Gradel (68). Toulouse, qui n'avait jamais marqué trois buts dans un match cette saison, pose la cerise sur le gâteau grâce à Manu Garcia, qui reprend du gauche un ballon repoussé par Benitez après une tête de Jullien sur corner (85). Première encore pour l'Espagnol prêté par Manchester City, qui n'avait pas encore marqué en violet.

Comme l'an passé, le TFC surmonte l'obstacle niçois en 32e de finale et continue sa route en Coupe de France. Et surtout, lance son année 2019 de la meilleure des manières. Il y a de quoi espérer.


3 interpellations

Trois supporters niçois ont été interpellés hier soir en marge de la rencontre. Alors que les policiers voulaient procéder au contrôle de leur véhicule sur un barrage, ces derniers ont refusé d'obtempérer et ont forcé le barrage. Ils ont été interceptés par des CRS et un équipage de la brigade canine.

Virulents, les Niçois s'en sont pris aux fonctionnaires. Deux policiers ont été blessés. L'un d'entre eux a dû être conduit à l'hôpital. Ses jours ne sont pas en danger. Les trois hommes, âgés de 24 ans, 30 ans et 32 ans ont été interpellés et placés en garde à vue.

 

Dossevi - Gradel, à deux c'est mieux

Un corner frappé par Bostock, une tête de Jullien et une reprise victorieuse de Manu Garcia. Voilà le seul but sur lequel ne sont pas impliqués directement Matthieu Dossevi et Max-Alain Gradel. L'Ivoirien l'est sur les trois autres (un but, deux passes). «J'essaye de m'améliorer à chaque match et de faire toujours plus, parce que je pense qu'il y a la place pour mieux faire.» Dans le sillage de son année 2018, Gradel continue de gonfler sa feuille de stats, et de guider le TFC dans les mauvais moments, mais aussi, comme hier, dans les meilleurs.

Meilleurs, car Gradel n'était pas seul. Si les statistiques de Matthieu Dossevi restent en dessous de celle de son capitaine, le Togolais est sans doute l'homme d'un match qui est le plus abouti de sa saison. Dès les premières minutes, ses prises de balle tranchantes et ses accélérations mettent au supplice Boscagli. «Ils nous ont fait très mal sur notre côté gauche, nous avons énormément souffert» analysait Patrick Vieira à la fin du match.

«Je suis très satisfait du match de Matthieu Dossevi, confirmait de son côté Alain Casanova. Quand vous arrivez dans un nouveau club, il y a toujours un temps d'adaptation, mais on sait très bien que c'est un garçon qui est capable de faire des différences sur le côté, de délivrer ses dix passes décisives dans une saison, mettre ses cinq buts.»


Pas Robocop

Pour l'heure, Matthieu Dossevi a marqué deux fois et délivré deux passes décisives en Ligue 1. Mais trop souvent, on l'avait vu en difficulté pour créer des différences, ou trouver ses partenaires au bout de ses actions. Hier, avec la présence de défenseurs dans la surface (Diakité sur le premier but, Moreira sur le deuxième), Dossevi a pu mettre à profit ses coups de reins et concrétiser ses accélérations. Précis dans ses centres, battant dans ses replacements, Dossevi a harcelé Nice et les a envoyés au tapis. Pas un hasard si le tableau d'affichage indiquait quatre à la fin du match, tant, enfin, le secteur offensif du TFC a su s'exprimer collectivement.

«Je me suis touché pour voir si j'étais humain», plaisantait Gradel à la fin du match, suite aux propos d'Alain Casanova dans L'équipe, qui le comparait à Robocop. Non Gradel n'est pas Robocop, Dossevi non plus, ni aucun attaquant du TFC d'ailleurs. Ce ne sont que des hommes. Mais quand ils jouent ensemble, c'est mieux.

2019 / 2020

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2019/2020

EFFECTIF

2019/2020

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES