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Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Interview

Deux buts et deux passes jusqu'à Noël ; du feu dans les jambes depuis la reprise. « Matthieu est extraordinaire dans la provocation, quand il arrive à se retrouver en un contre un ; il est également fabuleux dans la finition, sur centre. En même temps, il est terrible à l'intérieur si on parvient à le trouver, s'il réussit à combiner ou se retourner. » Les éloges sont de son entraîneur en personne, Alain Casanova, qui précéda le N°14 des Violets hier midi sur l'estra- de-presse. Dossevi, prénom Matthieu, 30 ans, 1m74-71kg, arrivé cet été en provenance du relégué messin ; 21 matchs de L1 dont 17 titularisations depuis l'ouverture du bal au Stade-Vélodrome.

Dribbleur sur le pré, pas esquiveur au micro : l'international togolais (19 sél., 3 buts) s'est confié.

Vous êtes à l'origine du penalty égalisateur (4-4, 119e) et avez transformé le premier tir au but de la série (4-3 tab) mardi face à Reims. être dé-cisif, c'est votre leitmotviv depuis le début de saison : en 2019, vous passez la surmultipliée, non ?

Satisfait, déjà, d'être en 8es de finale. Ensuite, effectivement j'ai pu contribuer à cette qualification en rentrant (au relais de Jean, 83e) et étant autant déterminé que si j'étais titulaire. J'ai dit qu'il fallait que je montre encore plus l'exemple sur cette phase retour. Que je prenne aussi davantage mes responsabilités. C'est ce que je m'efforce de faire. Pour le moment, oui, c'est plutôt positif. J'espère que cela va durer.

Comment expliquez-vous, personnellement, votre «transformation» ?

On a parlé avec le coach pendant la trêve ; l'échange a été bénéfique pour nous deux. Ça a commencé par me repositionner sur mon poste de prédilection : un vrai excentré.

Alain Casanova, justement, vous qualifie de funambule.

Sur mon aile droite, c'est où je me sens à l'aise, où je peux m'exprimer au mieux. Je pense apporter un plus à l'équipe en cette position. Donc la confiance vient de là, au fur et à mesure, lors-qu'on retrouve ses marques.

Et si la dynamique est bonne, tout s'enchaîne. Voilà.

Quand Dossevi va, l'équipe se porte bien en somme…

Encore une fois, on s'est toujours dit dans les périodes un peu difficiles que le groupe avait de la qualité. On voit qu'en étant un peu plus libérés, ensemble, on arrive à faire de belles choses. Tout le monde tire dans le même sens, vers le haut. On est un peu moins timorés, on est capables de reproduire par séquences le beau jeu pratiqué en début d'exercice. Car plus dure serait la chute !

Tout à fait. On s'en est aperçus à l'automne. On avait bien démarré puis on s'est écroulés. Sachons nous servir de cette expérience des premiers mois pour

ne pas retomber dans nos travers. Bref, on doit garder une ligne de conduite pour viser plus haut dans ce championnat.

C'est-à-dire ?

Le but est de se maintenir le plus rapidement possible.

Aucun challenge entre vous, alors ?

Non. Il s'agit de regarder ce qui se passe devant et éviter de lorgner les clubs derrière nous.

On en revient à la tactique : quelles consignes vous don-ne l'entraîneur ?

Le coach avait dans l'esprit que j'aie un jeu un peu plus axial, en entame de championnat. J'ai essayé de m'adapter. Je crois que n'est pas ce qui m'a le mieux convenu. On a essayé de rectifier les choses, comme je l'ai mentionné. Et le fait d'être resitué vraiment dans mon couloir, me redonne de l'assurance.

On sait que le staff travaille beaucoup sur les complémentarités. Or, vous, on a l'impression que vous vous entendez avec l'effectif au complet…

(rires) Il y a quand même pas mal de rotations au niveau des latéraux ; on ne peut pas m'attitrer un binôme spécifique. L'objectif, c'est de s'adapter à tous les profils. Le schéma de jeu en place, peu importe les joueurs.

Angers, ça ne s'apparente pas franchement à une promenade de santé !

Le SCO est une équipe bien organisée, qui propose du combat. Répondre présent et, après, essayer de s'installer. On a grossi notre capital-confiance, il faut imposer notre patte.

Parlons-en, que faire face à une formation regroupée ? (sourire) Je ne vais pas vous donner les clés du match…

Autrement formulé : devant un 4-1-4-1, l'idée est de privilégier les flancs…

L'idée est de contrarier le bloc angevin, c'est sûr.


«Le SCO, toujours un bras de fer»

On insiste. Mais Amiens (0-1), Dijon (2-2), Strasbourg (1-2)… généralement, le TFC a du mal face à de tels adversaires.

Il n'y a pas non plus à avoir de fixation ou à stigmatiser ces équipes-là. Cela dépend de nous avant tout, je le répète. On a souvent été déçus au sortir de bras de fer de la sorte ; on doit en tirer les enseignements qui s'imposent. Retrouver une belle victoire à domicile, c'est ce qui nous manque en terme de match-référence.

En attendant : Sanogo qui revient fort, Leya Iseka auteur d'un doublé, Gradel sur sa lancée, en résumé le secteur offensif au complet carbure…

Ouais. Chaque élément ajoute sa pierre à l'édifice. C'est quelque chose de bien, naturellement ; il y a une concurrence saine au sein du groupe. Pas d'états d'âme. Chacun apporte ce qu'il sait faire.


Moubandjé trop juste

Aux forfaits déjà connus du 3e gardien Marc Vidal (lésion quadriceps droit) et, depuis mardi, du défenseur Kelvin Amian (décollement aponévrose ischios gauches, IRM de contrôle la semaine prochaine, une quinzaine de jours minimum d'indisponibilité) est venue s'ajouter, hier, l'absence de l'arrière gaucher François Moubandjé (ménisque gauche), qui lui reprendra mardi.

Sinon : Durmaz (adducteurs gauches) s'entraîne normalement. Tout comme les ménagés de la Coupe – Jullien, Sangaré, Sanogo – qui postulent ainsi pour ce week-end.

Enfin, rayon discipline, à no- ter que Cahuzac et Sidibé seront suspendus à Monaco samedi prochain.

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