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VINCENT VILLA (avec Y. H. et E. T.) pour L'Équipe

 

Ligue1

Avec le Paris-SG, leader incontesté de la fiche de paie, mais aussi l’OM, Monaco ou l’OL, notre Championnat est capable de proposer de très bons salaires. Le phénomène ne devrait pas se tarir avec la hausse des droits télé.

La Ligue 1 est un petit paradis, un monde à part qui ne connaît pas la crise ni le gel des salaires, ce qui laissera rêveurs beaucoup d’autres milieux professionnels. Oui, ce n’est pas un scoop, les footballeurs gagnent beaucoup d’argent, surtout au Paris-SG d’ailleurs, et il y a peu de chances que cela s’arrête dans un futur proche, même si le fair-play financier veille.

Pour la période 2020-2024, les droits télé de la L 1 dépasseront le milliard d’euros par saison (1,1 milliard exactement). Cette manne financière inespérée ne rééquilibrera pas les inégalités entre les plus riches et les autres, mais elle devrait contribuer à une inflation des salaires dans tous les clubs, y compris – voire même surtout – chez les plus modestes. L’effet pourrait même se faire sentir très rapidement, certains pouvant être tentés d’anticiper ces futurs revenus en gonflant leur masse salariale dès la saison prochaine.

En attendant de savoir quels bouleversements provoqueront les droits télé sur la grille des salaires de la Ligue 1, L’Équipe publie, comme chaque année maintenant, le classement des plus hauts revenus de notre Championnat, club par club. Cette fois encore, nous donnons les chiffres bruts, sans détailler les primes individuelles et collectives, qui peuvent être conséquentes.

 

Le max pour Gradel

À Toulouse, le leadership du capitaine Max-Alain Gradel, homme providentiel en attaque, ne s'arrête pas aux statistiques sur la feuille de match et déborde sur la feuille de paye. Ses émoluments sont, en effet, en adéquation avec son statut et son influence (8 buts, 4 passes décisives cette saison) : il perçoit environ 190 000 € mensuels bruts, arrondis à 200 000 euros grâce aux primes collectives négociées en début de saison par deux ou trois cadres.

Très rarement, au cours de son histoire, le TFC a témoigné une générosité si affirmée à l’égard d’un de ses éléments. Un tel niveau de salaire a seulement bénéficié à une poignée de joueurs : Étienne Capoue (190 000 € brut hors primes), Moussa Sissoko (190 000 €), André-Pierre Gignac (170 000 €) et Giannelli Imbula (150 000 €) qui, la saison dernière, percevait de la part du club haut-garonnais la moitié des 300 000 € négociés avec Stoke City.

« À Toulouse, quand Olivier Sadran (le président) veut bloquer un joueur, il peut être obstiné, remarque un agent. Mais, a fortiori, quand il souhaite vraiment avoir une recrue et qu’il est dans la négo, il est capable de s’aligner. » Chez les Violets, le désir d’enrôler l’international ivoirien (31 ans, 64 sélections, 11 buts) était partagé : Pascal Dupraz a tenu à le faire venir sous forme de prêt en 2017 et Alain Casanova a insisté pour obtenir son transfert un an plus tard. De son côté, malgré les approches de deux clubs turcs, de Nice ou encore Saint-Étienne, l’ancien Vert souhaitait avant tout, l’été dernier, l’extension de son séjour à Toulouse, où il a signé un contrat de trois ans. Un choix influencé en partie par la confiance que lui avait octroyée le TFC en misant sur lui, il y a une saison et demie.

Max-Alain Gradel, victime en septembre 2015 d’une rupture des ligaments croisés d'un genou, sortait en effet, avec Bournemouth, d’une saison 2016-2017 famélique en termes de temps de jeu : il avait cumulé 123 minutes en Premier League, une utilisation trop parcimonieuse pour être satisfaisante. Il avait donc choisi la Ville rose pour y effectuer son rebond, qui le mène au plus haut au sein de son équipe, cette saison : meilleur buteur et passeur, il est aussi le joueur le plus utilisé et le capitaine. « Je n’attendais pas forcément le brassard, mais d’avoir une place importante au sein du club, car je ne venais pas à Toulouse pour jouer les seconds rôles, a raconté l’ailier du ‘‘ Téf ’’ dans nos colonnes, récemment. Je n’avais pas peur d’assumer ça, de me mettre en avant, brassard ou pas. » À ces hautes responsabilités, qui ne l’effraient pas, correspond un salaire tout aussi élevé.

 

1. Max-Alain Gradel : 190 000 €
2. Matthieu Dossevi : 120 000 €
3. Ibrahim Sangaré : 100 000 €
4. Jimmy Durmaz, Christopher Jullien : 90 000 €
6. Baptiste Reynet, Yaya Sanogo : 85 000 €
8. Corentin Jean, Gen Shoji : 70 000 €
10. Yannick Cahuzac, Firmin Mubele : 60 000 €

SALAIRE MOYEN MENSUEL BRUT : 74 000 €

 

Communiqué du TFC

Le TFC tient à démentir les informations parues aujourd’hui dans L’Equipe relatives aux prétendus salaires de ses joueurs. Le club regrette une nouvelle fois que les montants évoqués soient erronés et bien évidemment surestimés.

 

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