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T.F. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Toujours décisif, le capitaine toulousain continue de porter le club à bout de bras. Pour combien de temps encore ?

Comme dans un film que l'on a déjà vu 100 fois, Max-Alain Gradel enroule le ballon au-dessus du mur, et l'envoie se loger dans le petit filet de Brice Samba. Le capitaine peut enlever et embrasser son brassard, hurler – on se dit que c'est à la fois de joie et de rage. Il vient encore de sauver le TFC, dans les arrêts de jeu d'un match manqué face à Caen, dimanche. Le scénario est vu et revu : des Toulousains à côté de leurs crampons, qui courent après le score, se révoltent dans les 20 dernières minutes du match et finissent par sauver un point et quelques apparences. Et le twist final a toujours le même héros. On l'avait déjà vu à Strasbourg (20e j.), où l'Ivoirien avait scoré sur coup franc pour décrocher un match nul presque inespéré, 1-1.


«La chance n'est pas de notre côté»

Avec son but dimanche, Max-Alain Gradel vient de mettre une dixième croix dans son tableau de chasse personnel. Et sur les neuf rencontres au cours desquelles il a marqué, le Tef ne s'est incliné que deux fois (contre Saint-Etienne, 7e j., et à Caen, 18e j.). C'est déjà beaucoup de points de sauvés, et pourtant «ce n'est pas assez», selon l'intéressé. «Dans le secteur offensif, on a eu beaucoup d'occasions, et on a beaucoup péché», analyse-t-il après le match de dimanche. Des occasions manquées qui poussent les Violets à tirer un bilan entre frustration et espoir : «S'il y a 2-0 pour nous à la mi-temps, il n'y a rien à dire», pose Alain Casanova, qui ne veut pas accabler Yaya Sanogo («Ce n'est pas un problème d'avant-centre»). «C'est injuste, je suis d'accord, abonde Gradel. Sur les derniers matchs au Stadium, les entames n'ont pas été bonnes, tandis que là on a vraiment poussé lors de la première période. On méritait de marquer 2 ou 3 buts, mais c'est vrai que la chance n'est pas de notre côté.» Pas de chance, et pourtant toujours cette impression tenace que le TFC ne se réveille qu'une fois dos au mur.

«Un match frustrant»

Combien de fois a-t-on entendu joueurs et coach remercier leur ailier et capitaine après les matchs pour les avoir guidés vers des fins moins malheureuses ? Tout en sachant que ces petits miracles («Je rends gloire à Dieu de l'avoir mise au fond» remerciait Gradel dimanche) ne dureraient pas éternellement ; «ce n'est pas un robot», notait Reynet il y a quelques semaines. Les Violets peuvent craindre le moment où Gradel ne réussira plus. Déjà depuis le début de l'année 2019, il semble marquer le pas. S'il est toujours décisif, son influence sur le jeu se fait plus faible, et la rencontre face à Caen a encore confirmé cette impression, surtout en première période. «J'ai passé un match très frustrant. Je ne touchais pas assez de ballons. C'était un peu mieux en seconde période, mais je ne suis pas content de mon match, c'est clair.» Face au 19e du classement avant le coup d'envoi, les Toulousains devront une nouvelle fois s'en contenter, même si le film devient, à la longue, un peu lassant.


Caen, la fin du désert

19e avant le match, le Stade Malherbe respirait un peu mieux dimanche soir, en reprenant la place de barragiste à Dijon. Grâce au but d'Enzo Crivelli à Toulouse (son quatrième en L1), Caen a aussi mis fin à une série de 5 matchs sans marquer et a inscrit son premier but à l'extérieur depuis le 22 décembre (2-2 à Reims, 19e j.). La dernière victoire caennaise remontait au 18 décembre face à Toulouse. Cette semaine, Corentin Jean parlait de cette fâcheuse tendance du TFC à relancer les équipes moribondes…

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