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Théo Faugère, Florent Larios pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

À 10 jours de son match de Ligue des champions à Barcelone, Lyon a répété ses gammes face à des Toulousains qui n'ont jamais fait illusion. Un score lourd qu'il faudra vite digérer pour se concentrer sur le maintien.

Battu à Monaco dimanche dernier après une prestation insipide, l'Olympique Lyonnais a eu une semaine pour se remettre la tête à l'endroit, et réaliser qu'il lui fallait hausser son niveau pour rester au contact de Lille, 2e de Ligue 1, et préparer au mieux son match face à Barcelone dans 10 jours. C'est tout ça à la fois qu'a réussi l'OL hier, qui a passé ses nerfs sur sa victime préférée sur ses terres : voilà 53 ans que Toulouse ne s'est plus imposé à Lyon. Et nul doute que la défaite d'hier restera un peu plus que les autres dans l'histoire, et dans les têtes.


Le Tef n'a pas tenu 10 minutes

Deux Parcs, une seule tactique. Comme face à Paris en novembre (0-1), Alain Casanova avait accepté de subir face à l'OL, qu'il a souvent considéré d'un niveau presque égal à celui du leader du championnat. Avec le retour à une défense à cinq, l'idée était sans doute de céder sans rompre, et de profiter de la vitesse des attaquants, dont Corentin Jean, titulaire hier. Mais comme contre le PSG, le plan s'est rapidement effondré comme un château de cartes.

Il a fallu 10 minutes à Memphis Depay pour s'amuser d'Amian et fouetter le ballon dans le but de Reynet, et aller boucher ses oreilles devant le kop des Bad Gones en signe de célébration (10). Cela faisait plus de trois mois que le Néerlandais n'avait plus marqué en Ligue 1. Le Tef aura à peine eu le temps d'y croire, avec un but presque miraculeux tant Mendy est passif devant Dossevi (15), mais l'OL était résolument plus fort. Jamais les Toulousains n'ont paru en mesure de rivaliser avec leur adversaire, dans un match «catastrophique», selon Yannick Cahuzac, expulsé à la fin du match pour compléter un tableau déjà bien sombre.


Opération maintien

À 3-1 (score à la mi-temps), Alain Casanova a pourtant bien essayé quelque chose, en repassant à quatre derrière, avant de se raviser, ses hommes prenant l'eau dans les couloirs. Et l'OL, loin de lever le pied au retour des vestiaires, a continué à mettre les Violets au supplice, avec un doublé de Moussa Dembélé en trois minutes (67, 70). L'addition aurait même pu être plus salée, mais Depay, malgré son envie, n'a pas réussi son doublé, et celui de Traoré a été invalidé pour une position de hors-jeu (77). Le score en reste à la manita, et Lyon peut maintenant sereinement penser à son match face au Barça. Le TFC, lui, doit se concentrer sur un autre monde, et la réception cruciale de Guingamp dimanche prochain. «On joue le maintien, et maintenant, il faut que tout le monde en prenne conscience», alarme Yannick Cahuzac.


Ils ont dit...

Alain CASANOVA : «Je sentais qu'il y avait un sentiment d'impuissance chez les joueurs. Chaque fois qu'ils arrivaient à se trouver entre nos lignes, ça allait très vite, on était en danger sur chaque attaque. On a vu la différence entre deux équipes qui ont des objectifs diamétralement opposés. Quand cette équipe est dans un bon jour, c'est très compliqué. On s'y attendait. Maintenant il va vite falloir évacuer cette déception, il faudra savoir faire la part des choses. »

Jean-Michel AULAS : «Notre souhait est d'aller vers la deuxième place car nous en avons besoin et que notre équipe est de qualité. Nous allons regarder ce qui se passe derrière mais je pense que si nous sommes ce que l'on doit être à Lyon, c'est-à-dire sûr de soi, on peut faire en sorte d'avancer sans regarder derrière, mais en visant un peu plus haut».

Bruno GENESIO : «Il y a eu beaucoup de mouvements notamment dans les couloirs et beaucoup de positions variées, des déplacements des latéraux intérieurs ou extérieurs, des appels en profondeurs, des plongées de Nabil (Fekir) dans le dos de la défense toulousaine. Il y a eu beaucoup de jeu combiné simple. Nous avons su rester sérieux et c'est intéressant. Nous aurions pu ajouter un ou deux buts mais l'un des deux a été refusé (à Traoré) pour un hors-jeu de justesse. C'est dommage car c'était un très joli but. C'est déjà bien de prendre les trois points, l'objectif prioritaire, et de marquer cinq buts, ce qui ne nous était pas arrivé cette année »

Dépassés et humiliés

Reynet (9/20).

- Un match cauchemar pour le portier toulousain. Cinq buts encaissés, pas besoin d'en dire plus. Surpris par le centre de Traoré (30), l'ancien Dijonais s'est montré maladroit dans ses relances au pied (48, 52). Auteur de deux parades empêchant une plus lourde addition (2, 84).

Amian (7).

- S'il a fait preuve d'opportunisme en début de rencontre, profitant d'une erreur de Mendy pour centrer (8), le reste de son match n'a été qu'une descente aux enfers. Enrhumé sur le but de Depay (10), il a ensuite pris de mauvaises décisions, autant offensives que défensives (20, 90+2).

Jullien (8).

- Malgré un retour énorme sur Dembélé (50), de la fébrilité s'est ressentie chez lui. Il a subi un coup du sombrero de Fekir sur l'action qui amène le penalty (34). Piégé par Dembélé dont le centre aurait pu coûter plus cher aux Violets (44).

Shoji (6).

- Si serein habituellement, le Japonais a perdu son flegme hier. Ses imprécisions et égarements défensifs (41, 64) ont donné l'impression qu'il paniquait sous le pressing lyonnais. Débordé par Dembélé – pourtant pas le 9 le plus véloce – sur le quatrième but.

Sylla (8).

- Le latéral guinéen a manifesté beaucoup d'envie. Disponible sur son flanc gauche, il a cependant été brouillon dans ses prises d'initiatives. Il a souffert défensivement devant la vitesse de Traoré (59), lui laissant parfois trop d'espace, comme sur le deuxième but.

Sidibé (7).

- Préféré à Durmaz, il a traversé le match tel un fantôme. Très peu en vue, il est logiquement remplacé par Durmaz (61), lui aussi en difficulté mais plus précieux dans la relance (89, 90).

Sangaré (8).

- Il a perdu la bataille du milieu, pris en tenaille pas Ndombele et Tousart. S'il a parfois laissé une attitude résignée transparaître de ses replacements (70), il s'est réveillé en fin de match pour peser en attaque (75, 79).

Cahuzac (9).

- Après le premier but adverse, il est replacé dans une défense à 5, à laquelle il a amené de la sérénité (45+2, 51, 80). En retard sur Fekir, il provoque le penalty du 3-1. Exclu injustement sur un contact inexistant avec Traoré (83).

Dossevi (11).

- S'il a mis du temps à comprendre qu'Amian avait besoin de soutien face à Depay et Mendy, l'ex-Valenciennois n'a ensuite pas rechigné en défense. Il a fait admirer toute sa hargne en devançant Mendy pour inscrire le seul but du Tef.

Jean (10).

- L'avant-centre s'est heurté aux rocs rhodaniens, Marcelo et Denayer. Remuant devant et volontaire pour perturber les relances des deux axiaux, il n'est simplement pas tombé sur le bon match pour s'illustrer. Cède sa place à un Sanogo (54) qui n'a pas su répondre au défi physique lyonnais.

Gradel (8).

- Discret pendant plus d'une demi-heure et sentant son équipe en difficulté, il a voulu dynamiser l'attaque mais a souvent surjoué (41, 79), occasionnant de nombreuses pertes de balle (20 au total pour 43 ballons joués).

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