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Théo Faugère, Laurent Vignasse pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Face à une faible équipe guingampaise, les Violets ont mis fin à une série noire de onze matchs sans victoire à domicile. Et ont retrouvé leur jeu du début de saison.

Alain Casanova et ses hommes peuvent souffler. Incapables de s'imposer au Stadium depuis le 25 août, ils ont profité de la réception du mauvais élève guingampais pour mettre fin à cette triste série, et voient s'éloigner les lumières de la zone rouge.

 


Sangaré – Garcia, maîtres de maison

Ce match est sans doute arrivé à point nommé ; après une déroute totale à Lyon dimanche dernier, les Violets sont cette fois tombés face à un adversaire dont la faiblesse n'a pas vraiment permis de les faire douter. Dès l'entame, le TFC se montre conquérant, et si aucune situation dangereuse ne se présente dans le premier quart d'heure, le milieu de terrain toulousain joue à sa main, jamais embêté par Deaux et Blas. Sangaré, qui débute le match par deux passes complètement manquées, monte en puissance et trouve progressivement Manu Garcia entre les lignes. C'est l'Espagnol qui amène l'ouverture du score en servant Sanogo, permettant au TFC de convertir son temps fort (20). Après s'être tant mordu les doigts pour leur manque d'efficacité cette saison, les Violets convertissent une occasion qui suffit à leur bonheur. Même si le score aurait pu être bien plus à leur avantage tant hier, les éléments semblaient enfin en faveur du TFC.

Pour Guingamp, rouge est la couleur

À côté de la plaque, les Guingampais, qui avaient l'occasion de quitter leur dernière place, s'y sont enfoncés, et ont bu le calice juste avant la mi-temps avec l'expulsion de Coco pour une semelle sur Gradel (44).

Voyant leur adversaire se déliter, les Toulousains sont revenus sur la pelouse avec les mêmes intentions, assoiffés de faire le break. Sangaré allume une première mèche (51), avant que la frappe de Manu Garcia ne vienne flirter avec la lucarne (53). Sanogo piste le doublé mais bute sur Caillard (57, 79) ou voit son tir détourné par une jambe bretonne (56). C'est Sylla qui croit libérer le stade, en se trouvant à la conclusion d'un beau mouvement (encore) initié par Manu Garcia, aboutissant à un centre en retrait de Dossevi. Mais le Togolais est finalement signalé hors-jeu (70), et le Tef s'offre donc sa traditionnelle dose d'adrénaline en fin de match. Il en aurait suffi d'une, et c'est Benezet qui l'a eue au bout du pied, mais l'a envoyée à côté du but d'un Goicoechea qui aura peu usé ses gants hier (84).

Grâce à cette «victoire à 6 points», comme l'a souligné Max-Alain Gradel, le TFC en prend 10 d'avance sur le barragiste dijonnais, au meilleur des moments : les prochains adversaires qui viendront au Stadium s'appellent Paris, Nantes, Lille, Rennes, et Marseille.

Le but

20e : Sur la gauche, Max-Alain Gradel accélère et centre pour Yaya Sanogo. A l'entrée de la surface, l'attaquant remise de la poitrine pour Manu Garcia, sous la pression de Sorbon. L'Espagnol redonne le ballon à Sanogo qui a pu se retourner pour effacer le défenseur guingampais. Rebocho couvre le hors-jeu et Sanogo, seul face à Caillard, l'ajuste d'une frappe du droit en perdant légèrement l'équilibre. Malheureux, le gardien de l'En Avant ne maîtrise pas la frappe peu ajustée, et voit le cuir lui filer sous le corps. (1-0).

Ils ont dit

Alain CASANOVA : «C'est la victoire d'un groupe de 23. Je dis bien un groupe, car il s'est pris en charge cette semaine, a su se resserrer, assumer certaines critiques et faire son mea culpa. Il y a eu beaucoup de détermination, et la victoire est logique. On a eu la chance d'être en supériorité numérique, mais n'a concédé très peu d'occasions.

Dos au mur, on devrait l'être à tous les matchs. Je pense que l'on doit encore prendre conscience que parfois, il faut être encore plus exigeant avec soi-même. Aujourd'hui, j'ai vu une équipe très déterminée, sereine. On a retrouvé par séquences ce qui faisait notre jeu en début de saison, avec beaucoup de verticalité, de réactivité à la perte du ballon… Mais il n'y a rien de fait… »

Jocelyn GOURVENNEC : «Ça aurait été miraculeux de revenir au score. Toulouse aurait pu corser l'addition à de nombreuses reprises. On a mis trop de temps à être dedans, cela faisait plusieurs mois que l'on n'avait pas fait une première mi-temps aussi pauvre. En gagnant, on pouvait laisser la menace planer sur Toulouse, en laissant les équipes derrière elle à portée. C'est manqué. »

Mauro GOICOECHEA : «Le coach avait parlé avec nous en début de semaine, il avait dit qu'il allait procéder à certains changements, donc j'étais prêt pour ce match. Je n'ai pas eu beaucoup à faire, et c'est bon signe : ça veut dire que l'équipe a fait un très bon match.

Tout le monde veut jouer à chaque match. C'est difficile de ne pas jouer, mais il faut s'adapter à la situation, c'est comme ça, particulièrement quand on est gardien.»


Le chiffre : 97

ballons > touchés par Sylla. C'est le plus haut total sur l'ensemble des 22 acteurs. Avec 19 ballons gagnés, le Guinéen se place aussi sur le podium, derrière Eboa Eboa (22), et à égalité avec Jullien.

Sanogo décisif

GOICOECHEA (12/20).

- Une prestation sobre et efficace. Peu inquiété par les attaquants guingampais, le gardien uruguayen réussit une belle sortie sur la seule grosse occasion bretonne de la première période, obligeant Thuram à trop croiser sa frappe.

AMIAN (11).

- Peu en vue dans le premier acte, le latéral a contenu le dangereux Thuram. Amian est surtout coupable d'un mauvais alignement défensif, couvrant Thuram du hors-jeu (45+2). Profitant de l'infériorité numérique adverse, Amian a été plus présent offensivement en seconde période.

SHOJI (11).

- Le défenseur japonais est à l'initiative du but toulousain grâce à une belle relance pour Gradel. Défensivement il se montre parfois fébrile. En lâchant d'abord Thuram du marquage, juste avant la pause (45+2) et en manquant son interception sur un centre de Rebocho (84), donnant à Guingamp l'occasion d'égaliser (84).

JULLIEN (12).

- Une prestation solide pour le roc de la charnière. Vigilant sur les rares contre-attaques guingampaises, il sort vainqueur d'un duel avec Mendy, qu'il a bien maîtrisé physiquement.

SYLLA (12).

- Tranchant dans son couloir gauche, le latéral guinéen a livré une solide prestation. Présent au point de penalty tel un finisseur, il trompe Caillard mais son but est refusé sur hors-jeu (71).

SIDIBE (11).

- Match assez sobre pour la tour de contrôle toulousaine. Présent dans les duels, le joueur de 20 ans a imposé son double mètre pour dominer physiquement ses adversaires. Techniquement, il s'est néanmoins montré à plusieurs reprises imprécis dans ses passes.

SANGARE (13).

- L'homme à tout faire du milieu de terrain. Le jeune ivoirien a été partout : dans les couvertures défensives, à la récupération au milieu de terrain ou à la distribution. À corriger néanmoins certaines prises de risques inutiles.

GARCIA (13).

- Véritable orfèvre du milieu de terrain, la pépite espagnole a régalé. Très propre dans son jeu et altruiste, il sert idéalement Sanogo sur son but (20) et remet ça en deuxième période sur une nouvelle occasion de son attaquant. L'Espagnol aurait pu accroître le score sur une magnifique frappe enroulée (53). Remplacé par Jean (86).

DOSSEVI (11).

- Assez discret en début de match, le Togolais a surtout contribué défensivement pour bloquer les montées de Rebocho. En véritable électron libre, il s'est ensuite davantage impliqué dans la création du jeu. Auteur d'un bon centre sur le but refusé de Sylla (71), il cède sa place à Durmaz (75).

SANOGO (14).

- Il est l'homme du match. En véritable pivot de l'attaque toulousaine, le buteur a imposé sa puissance physique pour peser sur la défense guingampaise. En remisant intelligemment sur Garcia, il se montre ensuite efficace sur son but, en catapultant Caillard (20). Sanogo a ensuite enchaîné les occasions sans connaître la même réussite (56, 57, 80).

GRADEL (12).

- Remuant sur son aile gauche, le capitaine toulousain délivre un centre décisif sur l'ouverture du score. Victime d'un attentat, l'Ivoirien provoque le carton rouge de l'EAG. Il a baissé de rythme en seconde période.

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