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Patrick Desprez et T.F. pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Petit score, grand bénef. En venant à bout de coriaces Canaris, même réduits à 10 dès la 18e, les Violets se sont ouvert les portes d'une17e saison d'affilée en élite. Restera plus qu'à finir le boulot.

Le poing droit serré en se tournant vers son banc, les accolades avec les membres de son staff qui s'enchaînent. Il est 16h50 hier sous les rayons du soleil qui baignent l'île du Ramier, et Alain Casanova peut respirer un grand coup. Cahuzac rentré pour fermer la boutique et Shoji impérial dans ses relances s'étreignent vigoureusement.

Oui, après Bordeaux (2eJ, 2-1), Nîmes (3eJ, 1-0) et Guingamp (28eJ, 1-0), cette 4e victoire de la saison à la maison pourrait, devrait, compter plus que les autres. Au moins autant que celle décrochée face à l'EAG, il y a un mois (10 mars). Le money time n'est plus très loin – dans deux semaines… ; les choses vont subitement s'accélérer et les calculettes chauffer. Sans parler de la crispation inhérente aux fins de saison.

Hier après-midi, le dernier quart d'heure fut éprouvant pour un TFC qui n'avait pas su se mettre à l'abri auparavant. Retour, en trois thèmes, sur un gain ô combien précieux.


Expulsion et penalty, c'est VAR

Alors qu'il ne se passe pas grand-chose, la première demi-heure a droit aux deux faits de jeu les plus importants dans un match de foot : rouge et péno. Le tout en 9 minutes top-chrono et bien aidé par le VAR (plus présent au stade, mais à Paris). Auquel a recours M. Florent Batta. L'assistance vidéo à l'arbitrage lui fait d'abord corriger sa première décision, changeant de couleur le carton initialement brandi. Pas de doute permis, le ralenti est formel : le tacle d'Andrei Girotto est clairement non-maîtrisé et menaçait, par corollaire, l'intégrité physique de Max-Alain Gradel (18e). Dans la foulée ou presque, les assistants parisiens, MM. Lesage et Jaffredo, confirment, là, le coup de sifflet de l'arbitre central indiquant la sanction suprême. Il y avait bien penalty car poussette des deux mains, dans le dos de Yaya Sanogo, signée Edgar Ié (26e).

Mais Gradel ne marqua pas et l'équipe ne profita pas, à nos yeux, de sa supériorité numérique pour boucler ce premier acte (0-0).


Deux barres puis un montant... gagnant

Quand bien même les trois dernières minutes effectives avant les citrons se soldèrent par une transversale de chaque côté. À la conclusion, assurément, du plus joli mouvement téféciste de la partie (jeu en triangle et centre au cordeau de Sylla), Sanogo voit sa tête heurter le haut de la transversale (44e) et Ciprian Tatarusanu sortir d'un gant ferme la reprise de Kelvin Amian Adou. Le temps de traverser le terrain et ce Diable de Majeed Waris obtient un coup franc aux 20m : Gabriel Boschilia trouve l'équerre de Baptiste Reynet (45+1).

Eh alors ? Zorro Sylla est arrivé afin de reprendre victorieusement une balle repoussée par le… poteau (1-0, 55e).

Pour les férus de stats, sachez que Toulouse n'est pas malheureux avec les «bois» : d'après notre décompte, la formation violette a déjà été sauvée cette saison 12 fois par ses montants et, inversement, n'a touché qu'à 8 reprises le cadre adverse.


Dimanche, place au derby !

Il valait mieux engranger hier, on l'avait souligné, nous persistons et signons ce matin. À l'heure où se profile le calendrier de nouveau qualifié de difficile par Casanova : «Des adversaires qui jouent pour beaucoup l'Europe (Montpellier, Lille, Saint-étienne, Rennes, Marseille) ou leur survie (Amiens SC et Dijon).» Et quoi de mieux que le derby d'Occitanie, dimanche après-midi (15h, beIN2), à La Mosson, pour attaquer le sprint final…


Le chiffre : 11pts

d'avance > sur le 18e. Avec leur 8e succès de la saison (4 à domicile, 4 à l'extérieur), les Toulousains possèdent désormais onze unités d'avance (35 vs 24) sur le 18e et actuel barragiste (aller-retour contre le 3e de L2 avec le 2e match chez la L1). En l'occurrence, au sortir du week-end : Dijon. Et, de facto, 12 sur le duo de relégables (23pts) que sont aujourd'hui à 7 journées du terme : Caen (19e) et Guingamp (20e). Ce qui devrait suffire au Toulouse FC pour rester en L1 – même si mathématiquement rien n'est acté. Rappelons que la saison passée le 17e et premier non-relégué, Lille, affichait 38 points au compteur alors que le barragiste… le TFC avait clos l'exercice avec une unité de moins, soit 37.


Gradel, trois de chute

Même si c'est davantage le gardien des Canaris «qui fait l'arrêt qu'il faut», dixit Alain Casanova, Max-Alain Gradel a manqué son 3e penalty de la saison, hier. Tous dans son jardin du Stadium : face à Nîmes, devant Angers, et donc contre le FCN. à noter qu'à chaque fois la tentative de l'Ivoirien fut cadrée. Plus globalement, dans sa carrière L1, «MAG» a converti 16 de ses 22 pénos tirés : 73% de réussite.

Issiaga Sylla, la tête du vainqueur

Reynet (10/20).

- Aucun arrêt à faire. Il a passé un après-midi tranquille au Stadium. Si les Nantais se sont montrés menaçants en fin de match, ils n'ont jamais réussi à vraiment le mettre en danger.

Amian (10).

- Si les Canaris se sont montrés inoffensifs pour lui, il a décidé d'être dangereux pour eux, mais sa frappe a été arrêtée par Tatarusanu (40). Une partie sérieuse aux abords des deux surfaces.

Shoji (10).

- Ça y est, il est à l'aise. De la sérénité dans les relances, et un match propre malgré son carton jaune reçu pour une grosse faute sur Waris (35e).

Jullien (11).

- Pas vraiment mis en difficulté derrière, où il a bien contenu Majeed Waris, il a une nouvelle fois prouvé sa valeur dans le jeu aérien offensif, en venant claquer la tête qui a offert le but à Sylla (55e). Ça n'aurait pas été volé que ce soit lui qui le mette, mais le poteau n'en voulait pas.

Sylla (12).

- Serait-il en train de réaliser sa meilleure saison au TFC ? Oui, sans doute. Il n'est pas le plus beau à voir jouer, mais surprend week-end après week-end par certains gestes, comme ce contrôle en porte-manteau le long de sa ligne. C'est lui qui est à la récupération du corner tiré par Durmaz pour marquer (55e). Sûrement le but qui assure aux Violets de rester en Ligue 1 la saison prochaine.

Sidibé (8).

- Quelques bonnes interventions en début de partie, mais il s'est progressivement effacé. Difficile pour lui de mettre de la vitesse dans les transmissions, dont trop sont faites dans le mauvais tempo. Remplacé par Cahuzac (76), qui a eu du boulot avec une bonne période nantaise en fin de match.

Sangaré (10).

- Une grosse frayeur sur une passe en retrait plein axe interceptée par Waris qui a pu filer au but (58). à l'image de son match, entaché d'erreurs techniques inhabituelles, compensé par une grosse débauche d'énergie et beaucoup de ballons touchés.

Durmaz (8).

- Des passes approximatives, des gestes techniques ratés, un coup franc envoyé dans les tribunes, qui ont répondu par des sifflets. Énormément de déchet, mais de l'activité. Et finalement, c'est son corner qui amène le but (55e), et son centre le penalty (26e). Remplacé par Leya Iseka (68), qui a cru marquer sur son premier ballon. Mais Sanogo avait commis une faute (69e). Saleté de concurrence.

Garcia (8).

- En dessous de ses dernières prestations. On ne l'a pas assez vu, même face à des Nantais orphelins de Girotto dès la 18e minute. Dans ce genre de match, il doit plus peser au cœur du jeu. Remplacé par Bostock (87), le revenant.

Gradel (10).

- Bilan contrasté pour le capitaine, qui court après son efficacité. Quelques festivals techniques (38, 60), mais un penalty manqué à 0-0 (26e). Le troisième cette saison.

Sanogo (10).

- Il obtient un penalty, touche la barre de la tête (44e), est écœuré par Tatarusanu (53), met une aile de pigeon à côté du but (61)… Il a tenté, mais la réussite l'a fui.


Kita avait promis… une triple prime

L'info a été lâchée par l'entraîneur bosnien du FC Nantes au coup de sifflet final. «On était venus pour gagner, a déclaré Vahid Halilhodzic, le président avait promis de tripler la prime de match en cas de succès. Certaines personnes se sont bercées d'illusions en parlant de coupe d'Europe. Mais moi, cela fait un bout de temps que je dis que nous allons jouer le maintien jusqu'au bout ; il faut être dans cet esprit-là. Et je n'ai rien à reprocher à mes joueurs aujourd'hui – en dehors d'un manque de réalisme ou de réussite.»

 

Alain Casanova, entraîneur du TFC : «La peur de gagner »

Alain, la fin de match fut stressante, non ?

C'est le sort d'une équipe qui mène 1-0, cependant ne parvient pas à mettre le fameux deuxième but. Il y a aussi la peur de gagner, ou de lâcher des points, qui inconsciemment fait reculer le bloc. Puis…

Oui…

Un adversaire qui joue son va-tout car il n'a, lui, plus rien à perdre. Et essaye de maximiser chaque contre et chaque coup de pied arrêté.

Vous avez eu davantage d'opportunités de marquer avant le repos, mais c'est en seconde période que vous avez inscrit l'unique réalisation de la rencontre.

Sur notre première mi-temps, on aurait dû plier les débats. Je pense que si on rentre à la pause avec 2 buts d'écart, il n'y a rien à dire. Ce n'est jamais évident d'évoluer en supériorité numérique et j'ai trouvé que nous avions assez bien géré la chose. Même si, je répète, on a singulièrement manqué d'efficacité.

Sanogo a eu plusieurs occasions de scorer.

Je suis frustré pour lui or pas inquiet : Yaya fait beaucoup pour le collectif et je reste persuadé qu'il re-marquera avant l'issue de la saison.

Et il y a ce penalty manqué…

Ça arrive, tout joueur est humain. Mais notre capitaine Max Gradel n'est pas du genre à douter, ne vous inquiétez pas. C'est surtout le goal nantais qui sent bien le coup, part du bon côté et effectue la parade idoine. Tatarusanu a d'ailleurs sorti une grosse partie. En plus, je dirais, de nos lacunes du jour.

C'est-à-dire ?

J'étais moyennement satisfait à la pause. On doit être bien plus justes dans tout ce que l'on entreprend : que ce soient les prises de balle, les transmissions, les dédoublements, l'avant-dernière ou la dernière passe. C'est sûr, il y a encore du pain sur la planche.

Sinon, le TFC est sauvé ?

Je ne veux pas parler de maintien. Il reste 7 journées, des points à récolter, plein de choses à faire. Nous allons aborder chaque rencontre comme une finale.

Quand même, on insiste : avec 11 points d'avance sur le 18e, ça sent bon !

Je ne raisonne pas de la sorte, il peut survenir tellement d'aléas… Et il ne s'agit pas de regarder devant ou derrière. Ce qui m'intéresse, c'est mon équipe et sa progression.

Alain Casanova, 57 ans, entraîneur du Toulouse FC (2008-15 puis depuis cet été)


Il a dit

Vahid HALILHODZIC : «Maintenant, on va commencer le match à 10 et avec un penalty contre, comme ça le problème sera déjà réglé ! (confer la demi-finale de Coupe de France mercredi dernier face à Paris). Je suis vraiment dépité ; le VAR, c'est toujours en notre défaveur. Depuis le mois de janvier. C'en est devenu pathétique. Parce que cet après-midi il nous aura manqué qu'un but : je revois cette action de Majeed (Waris, 58e), il fallait qu'il pique son ballon. Pfff…»

 

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