Menu

Fil de navigation

Recherche

Patrick Desprez pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Il a joué dans les deux clubs, mais son cœur vote violet. L'ancien défenseur central argentin se souvient et se projette

Même à 10.000 kilo- mètres de là, au téléphone, son accent n'a pas changé. Sa voix est toujours aussi chaleureuse. Il dit se reposer et profiter de femme et enfants – «tranquille, en attendant les propositions qui arriveront en vue de la saison prochaine». Aujourd'hui âgé de 37 ans, Mauro Cetto a été remercié de son poste de directeur sportif de Rosario* Central il y a tout juste un mois. «Les résultats étaient mauvais, les dirigeants ont remplacé le coach deux fois en trois semaines. Sinon, boucler la boucle en revenant dans mon club formateur, c'est ce que j'avais toujours souhaité. Je m'étais préparé à arrêter, sereinement ; il n'y a pas eu de petite mort… J'ai raccroché les crampons été 2017. Un mercredi. Le lendemain, j'enfilais mon nouveau costume. ça n'a pas été de tout repos : en Argentine, il faut bien comprendre qu'il y a une certaine folie qui entoure le foot… D'ailleurs, personne ne m'a succédé.»

Racontez-nous cette première expérience de directeur sportif ?

J'ai donc passé 2 ans au club. On a réussi à gagner la coupe d'Argentine ; ce qui constituait le premier titre de Rosario depuis vingt-trois ans. Une joie indescriptible pour tout le monde.

à vous entendre, on a l'impression que vous allez replonger d'emblée.

La fonction me plaît bien, je m'y sens à l'aise, je pense que j'ai les capacités pour – même si je dois parfaire ma formation. Après, je continue également à aimer le terrain ; j'ai les diplômes pour entraîner au plus haut niveau, ici. Ce sont deux carrières différentes, c'est sûr… Je ne suis pas pres-sé car je n'avais jamais fait de break. Cependant, vous me connaissez, je ne suis pas du genre à rester inactif. Je suis sur le marché, on va voir.

Huit ans déjà que vous avez quitté les bords de Garonne et le peuple violet vous tient encore en haute estime !

Incroyable, oui ; cela fait forcément plaisir. J'ai passé 4 saisons au TFC et cette période a certainement correspondu à mon pic de forme dans la carrière. J'ai connu des personnes épatantes.

Toulouse représente énormément dans mon parcours de joueur et, au-delà, ma vie d'hom-me. Mon fils, de 9 ans, y est né et je nourris toujours beaucoup de sentiments envers la Ville rose. Son côté hispanique, son soleil, me rappelaient mon Argentine à mon arrivée en juillet 2007. Je débarquais de Nantes où il faisait froid, il pleuvait…

Vous êtes resté en contact ?

Bien sûr. Je maintiens des relations avec Alain (Casanova) qui a été mon coach pendant 3 ans (Baup la première année). Quand j'ai su qu'il revenait au Toulouse FC, j'étais ravi. Il aime viscéralement ce club à qui il a déjà fait beaucoup de bien. Puis…

Oui…

Il y a Pantxi (Sirieix) : des anciens joueurs qui restent au club, c'est important. Je n'oublie pas non plus Bryan (Bergougnoux) ou Dédé (Gignac) ; je les ai de temps en temps. À l'époque, le groupe était top ; il y avait une sacrée ambiance. On ne s'est pas perdus.

Et sportivement, ce fut du pain béni avec la 4e place décrochée en mai 2009 !

Pourtant, l'équipe au départ était davantage formée pour finir près de la 15e place que de la 5e. On a surpris tout le monde avec Dédé qui marchait sur l'eau. Notre saison était peu commune, ouais c'est ça. Chacun se défonçait pour les autres. Et les individualités sont ressorties de notre collectif : je pense à Moussa (Sissoko), étienne (Capoue) ou Cédric (Carrasso) qui, derrière, sont parvenus à enchaîner ailleurs.

Nantes, votre première équi-pe française, vous suivez toujours ?

Naturellement. J'ai regardé son match face à Paris (mercredi, 3-2). Bien qu'il manquait du monde au PSG, cela reste une performance. J'ai de la peine de ne plus voir le FCN jouer l'Europe avec toute son histoire.

Et les rencontres du Téfécé, alors ?

J'en regarde au maximum.

Qu'en pensez-vous ?

Le Tef avait bien commencé puis, soudainement, il y a eu un coup de mou. C'est cette absence de continuité qui plombe l'ensemble. Bon, là, ils vont se sauver.

Une saison de transition, quoi.

On arrive à Lille…

Mon passage en 2012 fut très rapide : de fin janvier à mai. Mais j'ai eu le temps de m'apercevoir de la qualité des infrastructures ; le Grand Stade était en construction. Le Losc venait d'être titré, il était en pleine ascension. Et aujourd'hui, 2e derrière le PSG, c'est presque comme être champion, non ? Je dirais que Lille est le «meilleur parmi les normaux».

Vous avez joué avec Hazard.

C'était sa dernière année en France. Un phénomène. Le jou-eur qui te fait gagner : si le match restait fermé, il prenait le ballon et débloquait la situation. Il avait juste 21 ans. Probablement le jou-eur le plus fort que j'ai côtoyé.

Sinon…

à Rosario – avant qu'il ne signe à Paris –, j'ai évolué avec Lo Celso, à qui je prédis un bel avenir. En sélection de jeunes, avec Saviola : on a été champions du monde U20, à la maison, en 2001.

Quel est l'attaquant de L1 qui vous a posé le plus de soucis ?

Le Cissé d'Auxerre était difficile à prendre. Il allait très vite, armait un tir dès qu'il avait un demi-centimètre de liberté !

Et le meilleur central au monde actuellement ?

J'apprécie beaucoup Sergio Ramos ; depuis plus de dix ans, il a tout. En plus, il marque ! Même chose pour Piqué. Ce sont deux joueurs qui ont réussi à avoir une régularité et une exigence énormes. Je leur tire mon chapeau. Ramos et Piqué, ce sont les Messi et Ronaldo de la défense…

Avec Lille, vous aviez joué et gagné Toulouse au Stadium Nord (01/04/2012).

Oui, 2-1. Je me le remémore très bien. Le podium était en jeu.

Et rouge à Sirieix (tacle par-derrière), le seul dans toute sa carrière !

Ah oui… Il n'avait pas dû le faire exprès, Pantxi, il n'est pas méchant.

Allez, un petit prono pour TFC-Losc de ce week-end ?

C'est le cœur qui parle : victoire de Toulouse 1-0. Pas prendre de but, ça plaira à Alain…

(*) Troisième ville d'Argentine, dans la province de Santa Fe, à 300km au nord de Buenos Aires.


Goicoechea pas encore, Xeka plus du tout

Victime à l'entraînement d'un étirement du ligament latéral interne au genou droit en da-te du 26 mars, le gardien uruguayen du Tef Mauro Goi- coechea a repris individuellement. «Il éprouve encore une petite gêne, précise l'entraîneur Alain Casanova, notamment sur les frappes. C'est du ''au jour le jour'', mais Mauro sera trop juste pour pouvoir postuler ce week-end.»

Du côté des Nordistes, c'est le milieu portugais Xeka, touché aux ischio-jambiers droits dimanche lors de la démonstration face au PSG, qui en a terminé avec sa saison : déchirure. Quant au capitaine Adama Soumaoro (lésion quadriceps droit), l'axial franco- malien manquera a minima le déplacement à Toulouse.

 

2018 / 2019

CALENDRIER

2018/2019

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2018/2019

EFFECTIF

2019/2020

TRANSFERTS

2018/2019

STATISTIQUES