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Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

L'histoire d'Efthymios Koulouris au plus haut niveau commence par un clin d'œil. Le 13 février 2014, lorsqu'il est lancé dans le grand bain du football professionnel sur la pelouse du stade Georgios-Kamaras de l'Apollon Smyrnis, l'attaquant de 17 ans a sans doute une pensée pour son oncle, Leandro Simeonidis, ancien joueur du PAOK qui avait célébré ses premiers buts avec la tunique noir et blanc sur ce même terrain, en 1954.

60 ans plus tard, Efthymios Koulouris y lance sa carrière en inscrivant un doublé.

«Il a besoin d'avoir de bons joueurs autour de lui»

Le voilà désormais à Toulouse, où il s'apprête, à 23 ans, à vivre sa première expérience loin de chez lui, après avoir signé une très bonne saison à l'Atromitos FC (25 buts en 35 rencontres, meilleur buteur de Super League) où il était prêté par le PAOK. «C'est le bon moment pour lui pour partir», assure George Karachalios, journaliste pour Sportime, quotidien sportif hellène. «Un joueur grec doit nécessairement partir s'il veut progresser», ajoute-t-il. Se pose alors la question de l'écart de niveau entre la Super League grecque et la Ligue 1. «La Ligue 1 est un championnat où seuls les joueurs costauds et avec une bonne intelligence tactique peuvent survivre, et je crois que Koulouris a les deux», avance Antonis Tsakaleas, journaliste pour la radio grecque Sport24. Tous ceux qui ont côtoyé le natif de Skydra (village situé à près de 80 km de Salonique) décrivent un joueur déterminé à réussir. «C'est un vrai pro, qui fait des sacrifices, précise George Karachalios. Mais il est aussi conscient du fait qu'il n'a rien prouvé au plus haut niveau, et qu'il doit continuer à travailler. Percer en France sera un vrai test pour lui.» «Ces deux dernières années, il a énormément travaillé pour s'améliorer», assure Antonis Tsakaleas. Car Efthymios Koulouris n'a pas attendu la France pour se voir proposer le premier grand défi de sa carrière. Formé au PAOK, où il a brillé en équipes de jeunes, l'international grec (9 sélections) a dû lutter pour s'y imposer, ce qu'il n'a finalement jamais réussi à faire. «Ici, beaucoup pensent que le PAOK aurait dû lui donner sa chance cette saison, mais le club a décidé de le vendre à son pic de forme», explique Antonis Tsakaleas. Pour George Karachalios,

l'explication pourrait aussi être ailleurs : «Peut-être n'avait-il pas encore les qualités psychologiques pour s'imposer ici. C'est toujours très difficile de percer dans le lieu d'où on est originaire…» Mais ce buteur qui «marque comme il respire» va scorer, prédit-il. «Il n'a pas besoin de beaucoup d'occasions. Il a le sens de la profondeur, du mouvement, il joue bien le hors-jeu.» «Les entraîneurs l'adorent car il n'est pas uniquement intéressé par marquer, il s'investit dans la construction du jeu», ajoute Antonis Tsakaleas. «Mais il a besoin de bons ballons. Il lui faut de bons joueurs autour de lui…» Voilà un tout autre débat.

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