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Ligue1

A jamais le premier. Le TFC avait déjà engagé un Malawite (le milieu Ernest Mtawali, Toulousain de 1997 à 1999) mais il n’avait encore jamais recruté de Grec. L’oubli est réparé avec Efthymios Koulouris. L’attaquant de 23 ans arrive du PAOK Salonique, qui l’avait prêté la saison dernière au club athénien d’Atromitos, où il a explosé.

L’avenir dira si Toulouse a déniché (pour quatre ans et entre 3 et 3,5 millions d’euros) le nouvel André-Pierre Gignac ou le futur Yannis Tafer. En attendant, voici ce que l’on peut déjà dire de l’international hellène (neuf sélections), plutôt solide (1,84 m, 82 kg).

 

Un vrai goleador

Quatre buts en Ligue 1 pour Aaron Leya Iseka, trois pour Yaya Sanogo. La saison dernière à Toulouse, l’assassin (des surfaces) n’habitait pas au numéro 9. Derrière l’ailier gauche Max-Alain Gradel (onze réalisations en championnat), c’était le grand désert. Le recrutement d’un avant-centre efficace s’imposait. D’où l’arrivée de Koulouris, meilleur buteur du championnat grec (19 buts).

« Engager à ce prix un joueur à 25 buts [toutes compétitions confondues], c’est une bonne affaire, assure Martial Debeaux, spécialiste du sujet, qui partage son savoir et sa passion via le compte Twitter@footgrec. Le niveau du championnat grec a pas mal régressé ces dernières saisons, mais pour Toulouse, ce n’est pas un risque énorme. » Sur Instagram, Koulouris a affirmé vouloir aider « ma nouvelle équipe à atteindre ses objectifs grâce à mes buts ». Forcément, c’est à cette jauge que son apport sera évalué.


Pas grand-chose à voir avec Mitroglou

Quand on évoque un avant-centre grec qui signe en Ligue 1, on pense immédiatement à Kostas Mitroglou. L'ancien homme-but du Benfica Lisbonne a viré au bide à Marseille. Mais outre le poste et la nationalité, les deux attaquants n’ont pas grand-chose en commun, selon Martial Debeaux.

« Koulouris est très complet, sans vrai point faible même s’il doit bien sûr encore s’améliorer dans tous les secteurs. Il bouge beaucoup plus que Mitroglou, il fait davantage d’efforts et prend bien la profondeur. Sa personnalité est également plus ouverte. » S’il fallait comparer avec les attaquants toulousains actuels, le Grec serait donc plus proche de Leya Iseka que du plus statique Sanogo, que le TFC verrait d’ailleurs partir sans déplaisir.


Des doutes à lever

En signant en Ligue 1, le natif de Skydra compte bien s’imposer comme l’avant-centre titulaire de la sélection. Encore faudra-t-il gérer le changement de pays et de championnat. « La principale interrogation se situe au niveau de l’intensité », juge Martial Debeaux. Koulouris devra aussi confirmer une saison certes exceptionnelle, mais précédée d’exercices nettement moins aboutis, dont un premier prêt sans saveur à l’Anorthosis Famagouste (six buts avec le club chypriote en 2015-2016).

« C’était l’un des grands espoirs du PAOK, mais c’est toujours difficile de percer dans son club formateur. Les effectifs sont pléthoriques avec pas mal de joueurs étrangers et une grosse attente à l’égard des jeunes : si on en lance un et qu’il ne répond pas présent dès les quatre ou cinq premiers matchs, on le prête. » A priori, Koulouris devrait s’accommoder assez bien de la pression toute relative qui pèse sur les épaules des joueurs du TFC.

 

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