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Patrick Desprez, Théo Faugère pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

Samedi soir, ils avaient déjà eu chaud aux fesses si on ose ; hier après-midi, ils n'y auront pas échappé. Oui, en rétrogradant d'une place, de 18es barragistes à 19es et premiers relégables, les Violets sont aujourd'hui dans le rouge. Après avoir été «bougés» dans leurs grandes largeurs chez des voisins de Montpellier plus saignants.

Commentaire thématique.

 


Quand la tactique… tique

Antoine Kombouaré a tenté un coup en Hérault : changer de système. Troquer son schéma préféré, le 4-4-2 à plat des trois premiers matchs de son règne, pour un 4-3-3 – qu'il avait déjà testé en Coupe de la Ligue à Niort, trois jours avant la réception de Lyon samedi dernier. Si contre les Chamois cela avait donné satisfaction puisque qualification (2-1), hier, n'ayons pas peur des mots, cela vira au fiasco. Ou pas loin. Au point que l'essai ne passa pas le «cut» de la pause, le coach kanak revenant à ses deux lignes de 4 au retour des vestiaires. Une Bérézina, disions-nous, dans les deux domaines : défensivement et offensivement. Derrière, ce ne fut pas mieux. Pire, même : Vainqueur censé apporter un verrou supplémentaire, évolua trop bas à notre goût, quasiment dans la position d'un 3e central. Résultat : les trois axiaux se marchèrent les uns sur les autres. Ou manquèrent de communication. Le déflorage du tableau d'affichage en apporte la preuve criante : sur l'ouverture de Congré, Isimat-Mirin, à la traîne, couvre Delort ; tandis que Vainqueur, qui n'a pas à être au marquage du néo-international algérien, est tout bonnement humilié. Et devant ? Circulez, y'avait rien à voir ! Pas un embryon d'occasion à se mettre sous les crampons durant ce premier acte… Remarquez, malgré l'amélioration après le repos, il faudra tout de même patienter jusqu'à 10min du terme pour trouver trace de la première tentative cadrée du Tef via un coup de casque smashé d'Isimat-Mirin, capté sans souci par Rulli (80).


Merci le VAR, pourtant !

Peut-être le fait de jeu se produisit, parce qu'on jouait la 13e minute de jeu ? Qui sait… En attendant, le but magnifique d'Andy Delort fut annulé par la vidéo. À juste titre, enfin il s'en fallut d'un pied (illicite). Celui de l'ancien avant-centre téféciste, hors-jeu sur la remise en pivot croisée de Laborde. Allez, pour le plaisir, on vous raconte la finalisation de la gâchette mexicaine : petite merveille de ballon piqué devant Reynet à qui, sur ses appuis, il manque une ou deux phalanges… L'assistance à l'arbitrage intervint également 20 minutes plus tard pour une situation litigieuse dans la surface (36). Centre au cordeau de Souquet et contrôle de volée du pied gauche de Vainqueur qui remonte et rebondit sur sa main droite, le long du corps. Donc pas de sanction suprême, c'est la règle en cas de «ricochet» car le contact est impossible à éviter (confer la Loi 14 de l'Ifab, association qui régit le jeu). Dommage, doublement dommage par conséquent, car les planètes semblaient alignées côté toulousain…


Victime de ses ex'

C'est un grand classique en foot, surtout avec Toulouse au demeurant. Si bien qu'un jour il faudra qu'on fouille dans nos archives pour en tenir le listing : le TFC a comme péché mignon d'offrir la joue à ses anciens joueurs. Sur le pré pailladin, si Congré et Delort qui jouaient (le jeune gardien Carvalho était sur le banc), n'ont pas marqué, ils ont délivré chacun une passe «dé». Tous les deux sur un centre flanc droit.


Recherche étincelle désespérément

Sans gaz, et sans jeu de mots, difficile de mettre le feu. Alors que les Violets restaient à un ratio de 2 buts par journée, en ce dimanche après-midi les occasions se comptèrent avec les mains. Une seule, carrément. On a déjà parlé du premier tir cadré d'Isimat-Mirin, on ajoutera la tentative d'Amian bloquée assez facilement par le goal argentin du MHSC (85). Puis le service, aile gauche, de Saïd à destination de Sanogo, trop court d'un orteil devant la cage montpelliéraine (89). Un point c'est tout. Le chat est bigrement maigre.

Et maintenant ? Quinze jours de coupure internationale avant de recevoir, le dimanche 24 en prime time, l'OM. Toujours avec un secteur défensif aussi tendre puisque ni Rogel, ni Shoji, ni Diakité ne devraient être aptes. Aïe.
 

Reynet a joué diminué…

Dans la tribune de presse, à cinq minutes du coup d’envoi courait la rumeur que c’est Goicoechea qui allait garder la cage du Toulouse FC ; Reynet étant touché aux côtes. Faux et vrai. « Oui, expliquera Kombouaré en après-match, au début de son échauffement, sur un mauvais geste, Baptiste s’est fait une contracture. Il a stoppé l’entraînement, on a été inquiets. Mais il a pu commencer la rencontre – même s’il avait des douleurs de ce côté-là (droit) en dégageant. Donc il a plutôt joué du pied gauche. Comme préparation ce n’est pas top, conclut le coach, cependant ce n’est pas une excuse. » Pour avoir perdu.

 

Isimat-Mirin et Vainqueur coulent

Reynet (4/10).- Peu sollicité, excepté pour aller chercher le ballon au fond de ses filets. Légèrement touché aux côtes durant l’échauffement, il a finalement tenu sa place. A-t-il manqué d’impulsion pour aller chercher la frappe de Savanier ? Cela ne fait, au fond, que peu de différence.

Amian (3,5).- Il a commencé la rencontre par une faute grossière sur Cozza, devant la surface (6), et l’a terminé par une frappe captée par Rulli (85). On l’a parfois vu tenter d’amener du soutien devant, mais l’ensemble reste moyen.

Isimat-Mirin (2,5).- Il a reçu un avertissement sans frais sur un but de Delort refusé pour hors-jeu, sur lequel il subit le jeu de corps de l’ex-Toulousain (13). Puis un second où Laborde, encore dos à lui, peut donner une passe très dangereuse dans la surface (27). Le couperet est tombé quand ce même Laborde lui est trop facilement passé devant pour ouvrir le score (43). Comme face à Rennes, il n’a pas réussi à endiguer la puissance des attaquants. Inquiétant. À son actif, on notera qu’il a réussi le premier tir cadré du TFC à la 80e. Pas moins inquiétant…

Diarra (3).- Delort, Laborde, et Le Tallec lui ont souhaité un joyeux 19e anniversaire à leur manière. Le premier en le pressant très bien, le conduisant à relancer dangereusement, ce qui a amené le but du second, qu’il ne sent pas arriver dans son dos (43). Le troisième, en le battant aisément au duel pour le deuxième but (59). Un Pitchoun encore tendre.

Sylla (3).- Jamais dangereux offensivement, et c’est souvent ce qui amène de la couleur à ses prestations. Hier, il a été brouillon, et n’a jamais passé un bon moment quand Delort est venu dans sa zone.

Vainqueur (2,5).- L’image est triste : un petit pont infligé par Delort, conduisant à l’ouverture du score. Et c’est lui qui relance dans les pieds de Congré au départ de l’action. Beaucoup de passes vers l’arrière, il a coulé en première période avant d’être remplacé par Koulouris (4) à la mi-temps, plutôt utile grâce à ses décrochages.

Koné (4).- Ses premières touches, comme ce petit piqué sur Laborde (8) sont presque toujours un régal. Il a peut-être été trop laxiste dans son pressing du milieu adverse, qui a fini par l’étouffer.

Sangaré (3,5).- Durant quelques minutes, on a cru qu’il pouvait sortir une prestation convaincante. Puis il a sombré. C’est lui qui perd le ballon sur le but de Savanier (75).

Dossevi (3,5).- On l’a senti plus « dangereux » quand le Tef est repassé à deux attaquants, grâce à sa qualité de centre. Mais c’est à peu près tout. Remplacé par Saïd (67), auteur de la meilleure (seule ?) action toulousaine, avec un beau une-deux avec Koulouris (89).

Sanogo (3,5).- Seul en pointe, il devait servir de point d’ancrage dans le système en 4-3-3 mis en place par Kombouaré : on l’a bien vu sur ce long ballon d’Amian, qu’il remise sur Gradel en début de match (4). Mais par la suite, Hilton l’a très bien muselé. Quand le vétéran éteint le revenant.

Gradel (3).- Il n’a jamais vraiment pu exister face à Souquet et Congré. Remplacé par Boisgard (79), auteur d’une belle percée (88).

 

Antoine Kombouaré : « On s’est fait marcher dessus ! »

Y a-t-il du positif à retirer de ce match ?

Pas grand-chose, effectivement. Parce qu’au-delà du score qui est très sévère, c’est surtout la manière dont on s’est comportés qui me déçoit. On a été passifs ; on a subi les duels, on s’est fait marcher dessus. Après…

Oui…

C’est aussi cruel car on n’avait pas le sentiment que les Montpelliérains étaient tellement dangereux – ils ont beaucoup allongé, été bons sur les seconds ballons et pesé, c’est vrai. Néanmoins ils sont parvenus à nous faire craquer. Je regarde les chiffres : ils ont cadré trois fois, et trois buts. Dur. Notre gardien effectue zéro arrêt, le leur en fait deux…

Une rencontre à oublier, donc !

Je me répète : quand on est dans notre situation actuelle, on doit faire beaucoup mieux dans l’engagement. Ce qu’on réalisait, de bien, ces derniers temps.

Également devant où le TFC savait être menaçant.

Voilà. C’est un coup d’arrêt.

Le 4-3-3 peut-il être une explication ?

Je dis toujours que ce qui importe, est l’état d’esprit, la mentalité.

Pourquoi avoir essayé un nouveau système, justement ?

Nous prenons beaucoup de buts en ce moment. On savait que Montpellier fonctionnait avec un numéro 10. On a travaillé sur les renvois, notamment, avec des joueurs à la récupération, pour pouvoir ressortir les ballons. Et, surtout, jouer. Mais on a refusé le jeu. Trop souvent. Plusieurs fois on avait la possibilité de repartir par les couloirs et on est repassé par le gardien.

ça, vous le savez : je n’aime pas.

Qu’est-ce qui vous a fait préférer Diarra à Goncalves en charnière ?

Moussa était peut-être un nouveau partenaire de Nicolas (Isimat-Mirin) en match, or à l’entraînement cela fait un mois qu’ils évoluent ensemble. Ils sont interchangeables. Maintenant, bien sûr qu’eu égard à nos deux dernières défaites je n’étais pas très satisfait du système – on vient d’en parler – mais aussi des hommes. C’est pour cela qu’il y a eu deux rentrants : le petit Moussa, ainsi, plus Ibra(him Sangaré).

Leya Iseka n’était pas sur la feuille…

Aaron n’a pas de souci. Il nous fallait juste un défenseur supplémentaire au cas où. Il faut faire des choix.

Ne craignez-vous pas que l’effet Kombouaré retombe ?

C’est ce que je redoutais, après ces fameux 2 buts encaissés dans les arrêts de jeu (à Rennes et face à Lyon, pour autant de revers 2-3). Qu’on ait peur, qu’on doute et qu’on n’aille plus de l’avant. Cet après-midi, j’insiste, au niveau du jeu j’attendais plus, mieux. Même si on a eu quelques velléités en seconde période, ce n’est pas assez.

On vous sent dépité, non ?

Je suis déçu parce que je n’ai pas reconnu mon équipe.

 

 

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