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NATHAN GOURDOL et VINCENT VILLA pour L'Equipe

 

Ligue1

« Il va falloir arrêter de faire des cadeaux de Noël. » L’entraîneur toulousain, Antoine Kombouaré, désabusé, a résumé avec une formule cynique la soirée vécue par le TFC à la Meinau hier (2-4). Si les deux camps ont affiché des largesses, ce sont bien les Toulousains qui ont été les plus généreux, et Strasbourg, déterminé à oublier son cauchemar de mardi à Brest (0-5), a enlevé les emballages avec ardeur. Ce succès « très important » pour le maintien, selon le jeune Mohamed Simakan, permet au Racing de se détacher du gruppetto avec 5 points d’avance sur son poursuivant, Dijon (qui joue aujourd’hui). « On essaye de respirer un peu, on va tenter d’agrandir encore la marge », promettait même, pétillant, l’international français des moins de 20 ans.

Même s’il a souligné les 9 buts encaissés en 3 matches, l’entraîneur strasbourgeois Thierry Laurey n’a pas voulu faire « la fine bouche» en insistant sur les 21 points acquis, presque dans les bases de la saison dernière à pareille époque (23). Côté toulousain, le tableau est bien plus horrifique, avec une septième défaite d’affilée. « Il va falloir prendre conscience des choses, avoir de la fierté, j’ai encore une fois honte d’avoir été sur le terrain, a réagi Baptiste Reynet. On doit prendre conscience qu’on est en train de jouer avec nos carrières, on a des gens derrière nous, des supporters, des salariés du club. On est vraiment dans la merde, il va falloir se bouger le cul pour s’en sortir. Sinon, on y va malheureusement tout droit. »


Des attitudes jugées « inacceptables » par Kombouaré

Nîmes avait pourtant fait des efforts, vendredi, face à Lyon (0-4), pour décharger les Toulousains de la lanterne rouge. Une dernière place récupérée « grâce » aux quatre buts encaissés en Alsace, où les Violets ont ressorti leur défense en polystyrène. Elle a déjà cédé 35 fois, alors qu’il reste encore 2 journées à jouer pour atteindre la trêve hivernale.

« Ce ne sont pas seulement les défenseurs qui sont à pointer du doigt, c’est toute l’équipe, juge Antoine Kombouaré. Ce soir (hier), si on en prend autant, c’est que collectivement on n’a pas fait le travail. C’est impossible et surtout inacceptable de voir comment on a défendu. On est très friables défensivement. Ce sont les lacunes de tous. »

Bien réparties entre les défenseurs, les erreurs individuelles continuent néanmoins de polluer chaque journée. Isimat-Mirin, pourtant auteur de l’ouverture du score sur corner (3e), a pris trop de distance avec les impératifs de marquage face à Koné (7e) et Ajorque (48e), qui en ont profité pour marquer de la tête. Son alter ego de la charnière, Rogel, a livré une première période exécrable qui a mis en relief sa lenteur et sa fébrilité, une nouvelle fois. La défense centrale est jusque-là le fil très noir de la saison toulousaine, entre blessures et suspensions. « J’espère récupérer des joueurs, car nos défenseurs enchaînent les matches, regrette Kombouaré. Quand vous accumulez les défaites, vous devenez un peu plus fragiles. »

Son équipe a néanmoins réagi, car elle est revenue à 2-3 grâce à Saïd (50e) et a frôlé le 3-4 lors des dernières minutes sous l’effet des entrées de Sanogo (73e ) et Leya Iseka (74e). Elle a même terminé la rencontre avec un bilan offensif loin d’être mesquin : 9 tirs cadrés et 19 centres. « Mais il va falloir se mettre dans la tête qu’on ne va pas mettre 5 buts par weekend pour gagner un match, tranche Reynet. J’ai honte parce qu’on n’arrive pas à mettre un pied devant l’autre. Il faut arrêter de se cacher derrière 1 000 excuses. On ne peut pas se laisser glisser sur cette mauvaise pente. » Celle qui tend vers la Ligue 2.

 

 

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