Menu

Fil de navigation

Recherche

Patrick Desprez, Arthur Tirat pour La Dépêche du Midi

 

Ligue1

De grandes gorgées d’eau. Lorsqu’Ajorque place un coup de casque imprenable pour Reynet, portant le score à 3-1 (48e), dans sa zone technique l’entraîneur toulousain ne bronche pas. Pas un geste d’énervement, pas une parole en l’air. Il se contente de descendre goulûment sa bouteille.

 

À cet instant, alors que le second acte vient de reprendre depuis à peine 3 minutes, et même si ses protégés auront un sursaut d’orgueil dans la foulée, Antoine Kombouaré a compris : l’équipe qu’il a reprise en main il y a tout juste deux mois, va essuyer une 7e défaite d’affilée. Au terme d’une drôle de partie, enlevée à qui mieux-mieux et qui aura été assurément un régal pour les spectateurs d’une Meinau toujours aussi encline à mettre le feu. Beaucoup moins d’ailleurs pour les deux coachs.

Surtout celui des visiteurs, forcément…

Pourtant, le peuple violet y a cru… 4 petites minutes, il est vrai. Le temps que le Racing égalise après l’ouverture du score signée Nicolas Isimat Mirin (0-1, 3e). Un NIM coupable sur le premier coup de pied dans l’autre sens (1-1, 7e). Ah… satanée défense. Toujours la même rengaine. Erreurs techniques, errances tactiques, fautes d’inattention ou de concentration. Appelez-les comme vous voulez ou rayez les mentions inutiles, le résultat est le même : tant que Toulouse n’aura pas réglé la mire derrière, il n’y arrivera pas. Et continuera sa descente aux enfers.

Au point qu’hier soir, en première période en tout cas, on avait l’impression que chaque balle "jetée" dans la moitié de terrain touloussaine se transformait en occasion pour le RCSA. Manque de confiance évident, fébrilité qui va avec. Bref, le moindre grain de sable bouche le port de l’Embouchure de Toulouse.

Matthieu Dossevi, qui a pris le relais de Gradel au capitanat, restera un moment prostré sur le pré, tête baissée, avant d’aller répondre aux sollicitations médiatiques bord de terrain ; Saïd défera ses lacets également à même la pelouse, les fesses dans l’herbe mouillée.

 

Gradel a besoin de repos

REYNET (4/10).

Quatre buts encaissés sur les six tirs strasbourgeois. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. Pourtant, le portier ne peut pas faire grand-chose sur chacun des buts et réalise deux parades réflexes qui permettent aux Violets de s’éviter un score encore plus humiliant.

AMIAN (4).

L’international espoir s’est montré discret, hier, avec seulement trois centres à son actif. Mais son retour à droite a fait du bien.

ISIMAT-MIRIN (4).

Il a inscrit son premier but avec le maillot violet (3) avant d’être fautif sur l’égalisation strasbourgeoise, quelques minutes plus tard (7) puis sur le troisième but (48).

ROGEL (3,5).

C’est toujours aussi compliqué pour le jeune Uruguayen qui s’emmêle les pattes sur le troisième but (48). Costaud de la tête il ne dégage aucune sérénité balle au pied.

SYLLA (4).

Toutes les offensives strasbourgeoises de la première mi-temps viennent de son côté. Il a eu beaucoup de mal à contenir Thomasson lorsque celui-ci s’aventurait à gauche. Mieux en seconde période il délivre la passe décisive (50) pour Saïd après un beau mouvement collectif.

DOSSEVI (4,5).

Comme à son habitude, l’ailier s’est montré extrêmement volontaire, multipliant les appels et les centres (13 à lui seul). Malheureusement, l’envie ne suffit pas.

SANGARE (5,5).

L’Ivoirien est monté en puissance au cours du match, à l’image de son camarade du milieu de terrain, William Vainqueur. Il a pesé sur le jeu de son équipe sans pour autant se montrer décisif. Dommage.

VAINQUEUR (5).

Apathique en première période, c’est un autre William Vainqueur qui s’est présenté sur la pelouse au retour des vestiaires. Sa vision du jeu a permis aux Toulousains de globalement dominer la seconde période, malheureusement, ça n’a pas suffi. Remplacé par KONÉ en fin de match qui aurait pu ouvrir son compteur en pro.

SAÏD (4,5).

Le joueur le plus cher de l’histoire du TFC a inscrit son deuxième but de la saison hier (50), et aurait pu signer un doublé. À part cela, il s’est montré trop discret dans le jeu. On est en droit d’en attendre plus.

GRADEL (3).

Nouvelle soirée compliquée pour le capitaine toulousain. Invisible en première période, l’Ivoirien n’a que très peu pesé sur le jeu de son équipe et ne fait plus la différence en un contre un. L’indéboulonnable Ivoirien a peut-être besoin de souffler… Remplacé par Yaya SANOGO (73).

KOULOURIS (4).

L’attaquant grec a effectué de nombreux décrochages pour se proposer en appui, intéressant dans son jeu en remise, il n’a cependant toujours pas retrouvé le chemin des filets. Une tête hors cadre (14), une trop molle pour inquiéter Sels… C’est trop peu pour un attaquant de pointe… LEYA ISEKA (73) l’a remplacé à 15 minutes de la fin.

 

 

2020 / 2021

CALENDRIER

2020/2021

CLASSEMENT

Suivez l'actualité du TFC

ACTUALITE

2020/2021

EFFECTIF

2020/2021

TRANSFERTS

2019/2020

STATISTIQUES